BB Brunes 25 Avril 2008- La Cigale Paris Un concert formidable avec une première partie géniale, les BB Brunes sont les Beatles français ! si on aime le rock, c'est LE groupe à ne pas manquer ! Avec comme toujours un Adrien un Karim et un Félix super craquants, que demander de plus ? Réagir à cette critique
Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko 20 avril 2008- LA CIGALE, Paris Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko à la Cigale. Un concert « spécial Fred Chichin ». Une leçon d’amour partagée avec une émotion sincère dans un lieu mythique.
Déjà un tour de soleil depuis le concert du 20 avril 2007 à la Boule Noire, .../...
Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko à la Cigale. Un concert « spécial Fred Chichin ». Une leçon d’amour partagée avec une émotion sincère dans un lieu mythique.
Déjà un tour de soleil depuis le concert du 20 avril 2007 à la Boule Noire, boulevard Rochechouart à Paris. 20 avril 2008, la Cigale. Un an. Pile. Fred a quitté la planète et Catherine réunit Sylvain Laforge, Mark Kerr, Pascal Simoni, et Eddy Duffy à la basse, pour une mémorable dédicace de cœur. Pas n’importe où. La Cigale, une scène parisienne qu’ils ont défendue et fêtée ensemble avec Fred lors du vingtième anniversaire, il y a un an. Tous les ingrédients sont là pour une soirée forcément différente.
A 20h30, quand Catherine entre en scène devant une salle comble, l’émotion est palpable. Vêtue d’un manteau en peau marron, les cheveux en chignon, le regard entier, Elle est là. Debout. Courageuse quand elle annonce avec le sourire qu’elle veut faire de cette soirée « une soirée spéciale Fred Chichin ». Elle, crie. Le public l’acclame. Prêt à l’épauler, la soutenir devant ce qui s’annonce comme une ascension à risque.
Kerr, chapeau gris à l’anglaise sur la tête a le sourire. Simoni, les yeux bleus, vigilants et bienveillants guette, Laforge avec une douceur rassurante se place en avant et Duffy s’impose avec l’énergie rock d’un battant qui sait la place difficile. Le concert démarre très vite. Et rapidement on comprend que les liens créés entre Catherine, Simoni, Kerr et Laforge vont être déterminants pour la soirée. Ils sont ensemble depuis le début de la tournée. Si Elle connaît sur le bout des doigts ses jeux de scène, les possibilités de son corps, Catherine sent aussi qu’elle peut se faire rattraper par l’absence de Fred. Elle veut rappeler Fred à nos yeux pour cette soirée mais le corps a de la mémoire et les lieux vous tiennent parfois en embuscade, prêts à vous décocher un souvenir inattendu qui déstabilise. Comment être sûre d’être à la hauteur ? Tout donner. Ne rien avoir à perdre pour ne rien regretter.
Dès le départ, les musiciens mettent le feu sur scène pour emporter Catherine hors du temps et du lieu. Simoni qui pianotait souvent assis est ce soir debout sur le clavier, Mark Kerr fait vite tomber le chapeau, tic-tac, ça tape et ça claque. Sylvain, qui autrefois se cachait derrière ses lunettes rectangulaires, quitte dès qu’il le peut la guitare du regard pour la rassurer et lui sourire en coin. La complicité est grandissante.
Ça fonctionne. Dès les premières chansons, les réflexes sont là. Catherine enchaîne les textes avec l’énergie burlesque qu’on lui connaît. Le pied de micro est vivement tordu, brusqué, projeté à terre. La voix est ferme. Une énergie rock débordante relayée par des cris-détonation. C’est au tour de la peau marron. Elle y croit. L’enveloppe tombe. La mue est en action. La bouche en avant, le pas volontaire, elle avance avec la mécanique de la bête de scène qu’elle a en elle. La broche brillante en forme de cœur jaillit du milieu du décolleté et c’est avec une implacable détermination qu’elle projette le manteau au sol. Elle est là, victorieuse, marchant sur le temps et la vie. Elle tient bon. Elle chante. Ça moove.
Mais quand la musique cesse dans les transitions, quand le dos se montre au public, pour éponger, étancher la soif d’un corps théâtralisé, le visage change. Le métier est là, certes. Mais Catherine a beau ne regarder qu’à sa droite vers Simoni, Laforge ou Mark pendant les chansons, au risque d’oublier parfois le bassiste, Fred est là, malgré le spectacle. Alors quand elle décide de porter un haut de forme noir à voilette et qu’elle commence à lancer « C’est comme ça. », l’émotion l’assaille. Les quelques centimètres de voilette ne tardent pas à cacher les yeux. Tombe à genoux à l’avant scène. Les harmoniques de la voix se fissurent. L’énergie cède la place à la tristesse. Sylvain la regarde chavirer et prendre le risque de l’émotion sincère. Les musiciens la poussent et la voix tressaille. « Ce secret qui me tord le cœur…Ah, la la la... C’est comme ça » est lancé avec la rage de l’injustice, une déchirure devant l’indicible et l’incompréhensible. Catherine plonge pour rebondir. La tristesse s’est transformée en révolte. Une révolte secrète révélée au grand jour.
Jusqu’à 21h45, Catherine enchaîne alors des textes qui résonnent douloureusement. Fred Chichin est souvent cité comme dans cette chanson sur le thème des guitares qu’il lui a demandé d’écrire par le passé. Les musiciens, admirables de générosité, la portent. C’est la magnifique surprise de cette soirée. Une superbe cohésion musicale et humaine, une énergie positive qui semble déplacer les montagnes. Tous du même côté. Le public avec.
Le potentiel de ce nouveau groupe est indéniable. Elle vient d’ailleurs régulièrement chercher les sourires de Simoni qui lui en donne autant qu’Elle le souhaite. Ses silences sont convaincants : bien sûr que tu tiens la scène semble dire Simoni. Mark l’encourage à poursuivre, même sur les textes les plus durs, quand elle semble résignée par la tristesse et dire c’est trop dur. Sylvain en pilier porte le groupe en façade et en intériorité. Quant à Eddy-la-Basse, déjà partenaire de Mark Kerr chez les Simple Minds, il croise désormais les yeux de Simoni pour mieux se fondre sur le plateau.
Le concert s’enchaîne alternant tristesse et rage de vivre. A la fin du premier set, Catherine crie : « Vous croyez que Fred est content de cette soirée ? » Une question tremblante qui cache une fragilité. Oui, Fred peut-être fier. De cette sincérité de cœur, de cet amour partagé et assumé. Aussi vrai qu’on est sur scène pour d’autres raisons qu’exclusivement la joie, Elle vient de prouver à tous qu’on peut être belle et puissante dans la fragilité.
Le deuxième set reprendra jusqu’à 22h25. C’est affublée d’une espèce de filet blanc sur la tête qu’Elle réapparaît. Etonnante. Une manière de rebondir sur une nouvelle excentricité pour un nouveau personnage. Apaiser les émotions par l’humour des coiffures. Un prolongement de Rita qui n’en est pas un. Un nouveau geste pour s’approprier seule la scène en chanson. Prendre seule de nouveaux risques puisque la vie continue. Les reprises donnent de l’air et font mouche, Importante è finire de Mina Mazzini, Mink Deville, David Bowie, After Hours du Velvet Underground, même si toutes retracent le parcours du couple.
C’est plus légère qu’Elle se tourne désormais volontiers vers Eddie Duffy. Ce côté cour de la scène inconsciemment ou consciemment délaissé pendant toute la première partie peut-être par peur d’y apercevoir Chichin. Duffy l’aide et se déplace volontiers vers Laforge. Une élégante générosité là encore. Des mouvements inattendus pour déplacer les repères et avancer. Montrer qu’on prend soin d’Elle. Et puis… il y a Andy. Le filet qui maintenait ses longs cheveux tombe. Le masque tremble. Le visage bouillonne. La tête trop lourde de souvenir tourbillonne. Les cheveux dansent. Puis, s’assoit sur un retour en avant-scène. Le sketch visuel d’Andy autrefois amusant est joué avec mélancolie. Le désir n’est plus ce qu’il était. A quoi bon se maquiller et faire semblant. Et ça repart pour des contorsions les yeux fermés. Jusqu’au dernier rappel.
Habillée de son manteau en peau marron et couverte d’un foulard orange sur la tête, Elle revient en scène. Guitare électro-acoustique en main, elle chante Marcia Baila sans danser. Succès total dans la salle. La boucle est bouclée… Enormes applaudissements pour ces deux heures d’incroyable vie et d’amour. Elle sortira en clamant « Maintenant je ne suis plus triste… ». Désormais tout reste possible.
>> Réponse (le 29/04/2008 par alexandra) Bravo et merci pour cette critique, c'est la plus juste et la plus belle que j'ai lue jusqu'à présent.
J'étais à la .../...La suite
Rita Mitsouko 20 avril 2008- La Cigale Paris Première fois à la Cigale, et dernière : je suis allé écouter une chanteuse que j'aime, et je n'ai entendu que du bruit, des basses qui couvraient tout, assis, on sentait les vibrations, nous sommes partis à 22 h 30, il pleuvait, on avait attendu .../...
Première fois à la Cigale, et dernière : je suis allé écouter une chanteuse que j'aime, et je n'ai entendu que du bruit, des basses qui couvraient tout, assis, on sentait les vibrations, nous sommes partis à 22 h 30, il pleuvait, on avait attendu deux heures.... Vraiment une mauvaise soirée.
Les Blérots de Ravel + Imbert Imbert 28 MARS 08- La Cigale - Paris Imbert c’est lui et Imbert c’est aussi sa contrebasse.
Seul sur scène avec sa belle, malgré un cv du tonnerre, il a du mal à se faire entendre. Les spectateurs sont d’un irrespect total et il s’interrompt quelquefois sans animosité mais avec .../...
Imbert c’est lui et Imbert c’est aussi sa contrebasse.
Seul sur scène avec sa belle, malgré un cv du tonnerre, il a du mal à se faire entendre. Les spectateurs sont d’un irrespect total et il s’interrompt quelquefois sans animosité mais avec une pointe de déception je pense.
Moi aussi d’ailleurs, je ne comprends plus ce public qui parle comme dans un hall de gare. Et ça arrive tellement souvent…….
Bon, après en petit coup de gueule je pourrai aussi parler de ce jeune homme plein de courage qui s’est présenté sur cette scène avec ses textes incisifs comme débat de boue et beaucoup plus léger avec Malgré moi celle que j’ai préféré. Une ode à sa contrebasse bien méritée.
Les Blérots arrivent donc en bloc pour nous accueillir avec Dans vos bras chanté par alice.
Elle annonce déjà sa vivacité et son charisme. Ce petit bout de femme déploie une énergie folle tout le long de concert. Puis Fred prend souvent la parole en tant que chanteur sur des musiques parfois entraînantes parfois délirantes.
Leurs morceaux ne restent jamais vraiment calmes jusqu’au bout et ça vient des fois du public qui reprend les refrains en cœur.
Ils sont souvent assisté d’un quatuor à corde qui enrichi leur musique. Et nous avons également la visite de deux anciens Blérots de cuivre perdus en route après la précédente tournée.
La scène est un grand chamboultou. Ils courent dans tous les sens. Des passages très poétiques et une connivence palpable entre tous nous fait partager leur univers d’un peu plus près.
Nous somme donc convié à la chorale a capella : jump !
Le final se fait au centre de la salle avec tous les musiciens surprises et sans micro pour que l’alchimie soit parfaite.
Da silva- Thomas Dutronc 26 février 2008- Paris-La cigale Soirée Virgin radio à la cigale avec un programme plutôt alléchant
Ça commence par Da Silva toujours aussi surprenant
Nous sommes en direct à la radio et il faut nous faire entendre.
Da Silva a d’ailleurs revisité plusieurs de ses titres en plus .../...
Soirée Virgin radio à la cigale avec un programme plutôt alléchant
Ça commence par Da Silva toujours aussi surprenant
Nous sommes en direct à la radio et il faut nous faire entendre.
Da Silva a d’ailleurs revisité plusieurs de ses titres en plus péchus comme pour l’indécision
Un petit mix des deux albums donc de là haut, tout va pour le mieux et l’averse en live c’est toujours une redécouverte par rapport aux albums
Dommage qu’ils ne soient pas plus connectés avec le public et entre eux aussi
Le set est assez froid malgré cette musique ensorcelante et cette voix si particulière
C’est Da Silva qui aura la primeur de la guest surprise de la soirée : Melle Berry
La petite nouvelle qui deviendra grande, chroniquée dans plusieurs magazine que j'ai croisé cette semaine. Avec ses faux airs de Françoise Hardy , elle viendra nous interpréter en duo son Bonheur. Une petite bulle de fraicheur dans ce monde masculin.
Partager une scène entre deux artistes raccourci forcément les temps de chacun et c’est assez rapidement que Thomas Dutronc débarque avec ses 4 acolytes. Leur bonne humeur est tellement transmissible avec la musique à la Django, tout est délicieux.
Il commence par j’aime plus paris comme pour se débarrasser du tube qu’on entend sur les ondes et pouvoir s’éclater tranquillement pour le reste du concert.
Et puis on a droit à un festival de virtuoses en action chacun dans son instrument. C’est vrai que le jazz manouche est une belle démonstration de musicien autant dans la rapidité que dans leur capacité à improviser et à délirer sur les thèmes classiques.
Leur humour scénique (on reconnaît souvent les touches de M à la mise en scène (une petite reprise se cache dans le spectacle également)) toujours un peu ironique, qui ne se prend vraiment pas au sérieux. Un des plus significatif est bien sûr l’improvisation culinaire des frites bordel avec la lecture des cartes postales choisies au hasard dans sa mallette magique.
Thomas est à l’aise dans tous les styles comme un manouche sans guitare et aussi attendrissant avec Viens dans mon île et ses petites tirades comico/romantic dont ma préférée : j’imagine une copine qui aurait mon code pin !
Et dire que c’était seulement un mini concert, on en aimerait encore plus.
Christophe WILLEM 21 février2008- La Cigale à Paris Un garçon exceptionnel, généreux, qui est encore proche de son public (pourvu que ça dure !) donne beaucoup et je pense qu'il reçoit aussi énormément, mais il le mérite ! Il a mis le feu, ce soir là, et les soirs précédents, je retourne le voir le .../...
Un garçon exceptionnel, généreux, qui est encore proche de son public (pourvu que ça dure !) donne beaucoup et je pense qu'il reçoit aussi énormément, mais il le mérite ! Il a mis le feu, ce soir là, et les soirs précédents, je retourne le voir le 1er juin dans cette même salle qui est très conviviale. Réagir à cette critique