Miss Kittin + Chloe+ Monolake (Festival Seconde Nature) 7 juin 2008- Cité du Livre Aix-en Provence Samedi 7 juin C’était la deuxième soirée du Festival Seconde Nature qui a pour credo de « faire la part belle à la découverte entre musiques électroniques, arts numériques et autres curiosités culturelles ». Tout un programme !!
Autant le dire de suite c’était le rendez vous de la branchitude marseillaise et aixoise. « The place to be ». Quand .../...
Samedi 7 juin C’était la deuxième soirée du Festival Seconde Nature qui a pour credo de « faire la part belle à la découverte entre musiques électroniques, arts numériques et autres curiosités culturelles ». Tout un programme !!
Autant le dire de suite c’était le rendez vous de la branchitude marseillaise et aixoise. « The place to be ». Quand je suis rentré dans la Cité du Livre d’Aix en Provence, j’ai capté de suite de nombreux visages déjà aperçus dans des soirées au Cabaret Aléatoire ou au Hush Hush. Et comme d’habitude, j’ai eu la même interrogation, ces gens sont ils malheureux ? Aucune folie, ça crie gentiment, ça danse tranquillement et ça passe le plus clair de son temps à boire et à fumer (voire sniffer).
D’un autre côté la programmation qui semblait si intéressante était finalement assez décevante.
Je suis arrivé un peu tard et je n’ai pas pu voir le premier groupe Battant qui selon les échos n’était pas franchement au top.
Je rage par contre d’avoir vu seulement quelques minutes de Chloé. La faute à une organisation un peu surprenante de la part du Festival. Ou comment ils ont annoncé qu’il n’y avait plus de place en vente alors qu’en réalité il en restait plein. Petit coup d’esbroufe de ma part pour accéder au guichet et problème résolu pour mon pote qui m’accompagnait mais une perte de temps qui m’aura fait rater une artiste plutôt renommée dans le milieu electro. Je la connaissais essentiellement pour son titre Sometimes et son dernier album The Waiting Room.Sur ce que j’ai entendu, c’était une techno assez planante et sombre, minimale.
Elle était accompagnée pour l’occasion de Transforma pour un live audiovisuel présenté comme exclusif. Si ce collectif berlinois est décrit comme ayant une imagerie tordue et lumineuse, on ne peut pas dire que ce fut le cas sur ce que j’ai vu. Bien sur j’ai raté l’essentiel aussi je ne peux pas donner un avis totalement objectif. Mais à voir le public se diriger poliment vers le bar il me semble que je n’ai pas raté la performance du siècle.
Le temps d’un changement de set et l’artiste suivant prend place. Il s’appelle Robert Henke alias Monolake. Il est berlinois lui aussi. C’est à peu près tout ce je peux dire sur lui tant la minimale répétitive et aliénante qu’il nous a servi m’a ennuyé. J’en ai profité pour me balader dans le site et essayer de voir « les curiosités culturelles » annoncées. Pas grand-chose à signaler hormis quelques écrans passant des images en boucle sur fond musical et un homme exécutant une chorégraphie de style contemporain à poils dans une bulle en plastique.
Il ne reste plus qu’une solution boire, fumer (quoi !! je me transforme en branché mélancolique moi aussi… au secours, help me!!) et attendre l’évènement de la soirée et sa seule satisfaction, j’ai nommé :Miss Kittin.
Oui l’égérie de la scène techno electroclash est bien là pour un set de 3 heures!!!
Pour résumer rapidement l’electroclash, c’est un mélange de techno, de pop, de new wave très influencé par le rock et le punk. C’est le cas notamment dans l’utilisation de la voix pouvant être à la fois agressive ou glaciale et dans les paroles qui décrivent un univers assez sombre et désabusé. Bref la joie de vivre !!!
Pourtant c’est un set énergique et plutôt dansant que nous a livré la Miss. Elle a commencé par envoyer quelques morceaux de son deuxième album I Com comme l’énergique Requiem for a hit ou l’envoûtant Happy Violentine. Le public bien plus concerné semble conquis. Sa voix est plutôt jolie en live et c’est manifestement un atout car cela permet d’étoffer son set sans le rendre rébarbatif. Sa présence était aussi l’occasion de jouer son dernier opus, Batbox. le côté electro pop revival année 80 (qu’on entend un peu partout en ce moment) a un peu disparu laissant place à des arrangements plus sombres, plus lourds. Le titre de son album n’a d’ailleurs jamais aussi bien porté son nom. On se laisse emporter, on danse, on plane. Mais malheureusement, on commence aussi à fatiguer. Il est quasiment 5h du mat’ et je me rends compte que je suis en mode danse automatique. Je pense aussi que je dois me lever dans 3h30 et qu’il est temps pour moi de partir malgré l’artiste clôturant la nuit, Sarah Goldfarb qui n’est autre qu’un homme !! Ce dj est décrit comme faisant de la « minimale syncopée » et de la « techno exigeante ». Je sais qu’il a pas mal tournée dans le coin notamment au Hush Hush mais je ne sais ce que ça donne. Avis aux connaisseurs.
Une soirée inégale donc. Quelques bons moments mais aussi quelques déceptions par rapport au lieu et à la programmation. Ce n’était que la 2eme édition du festival, rendez vous l’année prochaine car il y a le potentiel pour en faire, à l’avenir, un évènement electro important pour la région.
>> Réponse (le 11/06/2008 par Grosse tête) C'est vrai l'alternance entre actif et passif fût le credo de cette soirée, mais heureusement que Miss Kittin était là .../...La suite
Chromatics + Flying Lotus + Clark + Laurent Garnier (festival Seconde Nature) 6 Juin 2008- Cité du livre, Aix en provence Pour cette nouvelle édition le festival Seconde Nature se déplace de la Fondation Vasarely à la Cité Du Livre.
Un endroit vaste presque aussi classe et idéal pour ce genre de manifestations car mi couvert mi plein air, pratique pour les fumeurs.
A coté de l'amphithéâtre et du bar il y a des projections vidéos et des animations très .../...
Pour cette nouvelle édition le festival Seconde Nature se déplace de la Fondation Vasarely à la Cité Du Livre.
Un endroit vaste presque aussi classe et idéal pour ce genre de manifestations car mi couvert mi plein air, pratique pour les fumeurs.
A coté de l'amphithéâtre et du bar il y a des projections vidéos et des animations très art-contemporain-on-comprend rien avec notamment un gars dans une énorme bulle, euh oui, on va passer directement aux concerts.
Le groupe qui débute est celui pour lequel je fais principalement le déplacement, Chromatics truste en effet ma platine depuis des mois et c'est une vraie joie que leur première date Française soit dans la région.
Comme tout concert de gens que vous aimez il y a toujours une crainte d'être déçu, que les conditions ne soient pas bonnes, que le public siffle...
Heureusement l'accueil est plutôt chaleureux mais le live n'était pas aussi parfait que les disques, le son pas toujours à la hauteur (ces infrabasses sismiques sur "Hands in the dark" tenaient du supplice) et le chant n'est pas objectivement très juste.
Mais on n'est pas à la Nouvelle Star et les limites vocales de Ruth Radalet (moulée dans une superbe robe à paillettes) la rendent encore plus touchante que sur disque.
Accompagnée d'un guitariste, un clavier et un batteurs jouant tout en retenue, elle arrive à de nombreuses reprises à restituer la magie de leur album "Night drive" avec une cold wave très minimaliste dynamisée par une étonnante ryhtmique italo disco.
Ça débute avec une version méconnaissable du "I'm on fire" de Springsteen puis quelques titres de leur dernier lp. "Night drive", "In the city", Healer" sont progressivement plus relevées mais le climax est atteint avec une version fantastique d'"I want your love" qui soulève la foule encore chiche à cette heure.
Il finissent avec une autre reprise avec la même construction, "Running down the hills" qui arrive presque à faire oublier Kate Bush.
On sent le groupe humble voire effacé avant de partir mais proche de ses nouveaux fans, dont la ferveur est récompensée par de cd's gratuits, sympa comme tout vu la distribution hasardeuse de leur label en France.
D'ailleurs pour les amateurs de Italians do It Better qui lisent cette chronique, signalons que le groupe du clavieriste, Glass Candy sera en concert le 26/07 à Hyères au festival Midi.
Les deux artistes qui suivent sont signés sur le même label Warp mais évoluent dans des genres différents.
Flying Lotus est Américain (et a un autocollant Obama sur son laptop) et jour plutôt hip-hop.
Des beats concassés à la Dj Shadow, avec des productions qui lui sont propres et des samples trafiqués d'artistes plus ou moins pointus (Mr Oizo, Burial, mais aussi 50 cent).
Le set est intéressant, parfois impressionnant, mais le hic c'est très souvent il s'arrête pour on ne sait quelle raison (les mauvaises langues diront pour se faire acclamer) et cela nuit un peu au rythme de l'ensemble.
Au contraire la prestation plus electro de Clark ne souffre d'aucun temps mort, très technique, sophistiqué, bourrin mais pas trop.
Difficile d'accès sur disque, cet émule d'Aphex Twin est redoutable en live et en mix et prépare on ne peut mieux le terrain à la tête d'affiche du soir.
Le long mix (plus de 3 heures)de Laurent Garnier est sans doute le plus réussi du lot mais celui qui m'a le moins emballé, peu habitué aux sets techno purs et durs.
Le début house avec un sample de Nina Simone était bien agréable mais au bout d'une demi-heure, grosse lassitude, l'impression d'entendre toujours la même chose, avec des bpm toujours plus répétitifs.
Je laisse aux spécialistes le loisir de laisser leurs impressions, la foule était de toute façon à fond, faisant trembler la piste à en donner le tournis jusqu'à l'aube. Réagir à cette critique