Ce soir le journal a parution annuelle
Kilometer zero (
a review of art, literature and politics) fêtait la sortie de son 5eme numéro (plus ou moins dedie a Marseille
*) au
Daki Ling lieu d’expo mais aussi de concerts (ponctuels) récemment ouvert dans la rue d’Aubagne … quelque part entre la
Machine a Coudre et le
Réveil. Au programme de cette soirée plusieurs intervenants qui ont participe au 5eme numéro de
KMZ dont
Fred de
Vibrion et
Cockring un nouvequ duo composé de
Dominique d’
Homosuperior et de
Christophe de feu
Opossum.
Lorsque nous arrivons là bas après un délicieux (copieux et bon marché) dîner à la Maison Hantée (aaa ce sauté de veau à la hongroise !) nous voici a faire la queue à l’entrée ; lorsque nous réalisons que l’adhésion de 2 euros n’est indispensable que pour consommer nous passons la queue pour aller voir ce qui se trame dedans … un couloir blanc cassé très éclairé avec des images collées au murs (des bouts du nouveau
Kilometer zéro semble-t-il) et des mobiles qu’on est obligé de bousculer pour passer, nous conduisent a l’entrée d’une grande salle au plafond voûté, très remplie et assez enfumée.
L’ambiance est au recueillement alors que sur scène un gars assis, livre ouvert sur les genoux en train de faire des sons propice a la méditation. Il y a un peu de bavardages et de bruits de cannettes (2 euros les boissons alcoolisées, 1 euro les non alcoolisées) mais le public est relativement attentif.
Puis celui qui s’appelle
Yazid Oulab nous introduira son nouveau texte chanté avant de l’entonner et d’être repris par un bonne partie de la salle. On apprendra par la voix de
Buster Chuster (présentateur platre de cette soirée) que
Yazid après avoir vécu quelques années a Paris viendra s’installer a Marseille pour être plus proche de ses racines e trouver l’inspiration.
Il laissera ensuite la place a une courte performance de
Docteur J venu vanter les vertus d’un produit miracle contre les poches sous les yeux a base de thé (qu’elle nommera donc I T = eye tea). Exercice difficile … genre de tele boutique achat bricolo arty … ou la limite entre l’humour et l’embarras est parfois très fine.
Puis changement de style radical, puisque pendant que je suis en train d’acquerir les numeros 2,3 et 5 on annonce
Cockring sur la petite estrade qui fait office de scène … Pendant que
Dominique et
Christophe installent leur bazar (c.a.d. des pédales, machines et une guitare)
Buster Chuster nous tente de nous raconter quelques anecdotes … La musique de
Cockring est tout a fait dans la lignées des autres projets tordus dans lequel on retrouve
Dom : un nom provoc’ si possible évoquant quelque chose de sexuel (
Homosuperior,
Queen of Anal Insertion, …) un mélange machines instruments classiques, des sons déformés, des nombreuses ruptures / cassures dans les rythmes …
Apres un démarrage en douceur très inspiré de la musique des western (il me semble aovir reconnu
Il etait une fois dans l’ouest),
Christophe tres cambre au depart (la tete en arriere) s’est mis a progressivement recrocqueviller pour commencer a triturer sa guitare et ses pedales alors que
Dom (a la cheveuleur et la barbe plus hirsute que jamais) maltraiter ses deux pauvres micros et machines avec sa malice habituelle. Quelques passages par des phases de hurlements (qui ont fait un peu peur à la petite fille qui était devant – dans un premier temps), ont réveillé un public intrigué par une telle performance.
Puis ce fut le tour de
FredNevchehirlian initialement prévu en ouverture mais qui ayant eu un contre-temps s’est retrouvé « programmé » a ce moment la. Tant mieux pour moi, je n’aurais donc raté que
Herve André & Delphine Cerdan. A peine arrivee il est donc monte sur la petite scene avec ses textes. Apres s’etre rapdiement presenter il est partie dans ses poesies surrealistes ou les mots et leurs sonorites tout comme la dicton ont tout autant (voire parfois plus) d’importance que leur sens.
C’est donc dans une ballade virtuelle dans quelques quartiers de Marseille qu’il nous a emmenee (Belzunce, Noailles, St Charles, La Corniche, …). Passages calmes ou plus enervees ou il se met litteralement a crier. Il vit a fond ses textes, c’est assez impresionnant (surotut les premieres fois) et avec un groupe derriere (je parle de
Vibrion) c’est encore mieux !
Puis apres une courte conclusion du maitre de ceremonie de ce soir, celui-ci s’est eclipsee pour laisser la place a
DJ Deschamps (qui sevit regulierement dans les soirees
We are not robots). Celui-ci est arrive en sautant dans tous les sens (ce qui contraste pas mla avec sa naturelle reserve), puis il est allee se cahcer dans l’ombre pour slectionner ses disques. Je dois reconnaître que c’etait pas mal du tout (et tres original). Si le debut etait dans le genre
Little Rabbits je dois aussi avouer que je n’ai reconnu aucun des morceaux passsees.
* A l'automne 2004, l'éditeur de
Kilometer Zero,
Jeremy Mercer, a demandé à l'artiste
Victoria Browne (Angleterre) et le sociologue
Robert Grimm (Allemagne) de se joindre à lui pour tenter de répondre à cette question :
Peut-on trouver dans cette période déconcertante de l'Histoire, avec la multitude de problèmes et d'incompréhension entre l'Ouest Chrétien et l'Orient Musulman, un peu d'espoir à Marseille ?. C’est a cette question que ce 5eme
KMZ, lui même inspiré d'une revue provençale des années 30, tente de répondre
Site du
Daki Ling :
http://www.dakiling.com/
Site de
Kilometer Zero :
http://www.kilometerzero.org/
Kilometer Zero Issue 5
48 pages plus cover, duo tone, saddle-stitched (en anglais)
5 or 10 euros
ISSN: 1629-3274