On s'fait Une Bouffe 24 mars 2007- Daki Ling - Marseille Tout d’abord je découvre le Daki Ling, situé sur la rue d’Aubagne. Le groupe On s’fait Une Bouffe a commencé depuis une dizaine de minutes mais il n’y a que dix personnes sur les gradins. Du coup, avec mon retard, je me sens gêné par le bruit que je fais en arrivant car j’ai l’impression que chacun de mes gestes résonne.
Bien que la salle .../...
Tout d’abord je découvre le Daki Ling, situé sur la rue d’Aubagne. Le groupe On s’fait Une Bouffe a commencé depuis une dizaine de minutes mais il n’y a que dix personnes sur les gradins. Du coup, avec mon retard, je me sens gêné par le bruit que je fais en arrivant car j’ai l’impression que chacun de mes gestes résonne.
Bien que la salle soit quasiment déserte, les lumières sont chaleureuses et on a l’impression d’être sur son canapé avec cette lampe de salon allumée sur scène. Je suis en train de me demander comment je vais faire également pour prendre des photos tout en étant discret, vu qu’il s’agit d’une salle plutôt adaptée pour le théâtre avec le public en hauteur par rapport au musicien. Je suis donc dans le champ de vision de tout le monde.
Il faut que je vous explique ma venue. En fait j’avais découvert le groupe avec son album Portraits Crachés que j’avais acheté par hasard pendant les soldes. Où se mêlent chanson française, avec des textes parlant de visages rencontrés, des histoires de quartier, des petites tranches de vie, qui n’ont rien d’extraordinaire mais qui sont tout de même l’âme de la rue. J’avais bien accroché sur les mélodies et était donc curieux de les découvrir sur scène.
Au début, je pars sur une mauvaise impression, mais heureusement la suite la contredira.
Bien que les musiciens aient l’air très sympathique, il me semble que les sonorités de la musique et du chant manquent de textures variées. Il n’y a pas assez de sons aigüs pour contrebalancer avec la contrebasse, la guitare et le chant grave. Il manque le petit déclic, je n’ai pas de frissons et ne me sens pas envahi par la musique.
De plus j’ai encore l’impression de faire tache à côté des spots et cette salle déserte m’angoisse. Voilà donc un tiers du concert sur lequel je n’accroche pas spécialement.
Les musiciens entament le morceau Tentatives évasives. Et là tout change. J’arrête de me poser des questions et me laisse totalement envahir par la musique. La contrebasse devient plus sensuelle, le jeu de guitare devient plus épanoui. Les percus se marient admirablement avec le reste. S’ensuivront alors une douzaine de morceaux remplis de générosité. Le chanteur est très enjoué et on sent les échanges positifs entre musicien.
J’en oublie de temps en temps d’écouter les paroles pour me laisser bercer par les mélodies d’Eric Lemaire au chant/guitare et Hervé Gasciolli à l’accordéon/piano, soutenus par Damien Varaillon-Lavorie à la contrebasse et par les excellentes percus de Jean-Marie Bergey.
Ils alternent des titres du premier et deuxième albums. Avec quelques passages admirablement explosifs. Et des moments touchants, en particulier quand tous les musiciens font les chœurs derrières Eric.
Le summum du concert étant la variété de percus utilisées par Jean-Marie : congas à la main ou au balais, toutes sortes de graines séchées, et pleins d’autres qu’il se fera un plaisir de me présenter à la fin du concert et dont j’ai oublié les noms et origines et qui apportent cette richesse de textures sonores qui manquait au début de concert.
Microsillon 2 mars 2007- Daki Ling Marseille Microsillon, ce n’est pas le nom d’un groupe, mais celui d’une compagnie de théâtre de rue qui joue en intérieur et qui fait surtout du mix… Vous suivez ?
OK, reprenons. Le Daki Ling accueille depuis le 1er mars Fausse piste, « un duo clownesque et musical » de la compagnie Microsillon.
Sur scène, un meuble design orange, une table rose, .../...
Microsillon, ce n’est pas le nom d’un groupe, mais celui d’une compagnie de théâtre de rue qui joue en intérieur et qui fait surtout du mix… Vous suivez ?
OK, reprenons. Le Daki Ling accueille depuis le 1er mars Fausse piste, « un duo clownesque et musical » de la compagnie Microsillon.
Sur scène, un meuble design orange, une table rose, deux chaises, un pan de mur (l’entrée de la cuisine, de la chambre, de la salle de bain ?) et au milieu trône une énorme table de mixage de DJ, avec deux platines et la boites à putters.
En une heure, fausse piste raconte les petits arrangements et renoncements qui se passent dans un couple. Une idée assez banale sauf qu’ici tout passe par la musique. Madame (extraordinaire Patricia Marinier) en a marre d’être considéré comme un objet par son homme (Boris Arquier, idem) qui lui ne pense à qu’à ses mix. C’est que monsieur est DJ, mais aussi human beat box et qu’il ne semble exister que par une choses : la musique.
Ça commence avec le café, ça finit dans le sang. Entre deux, on aura du mal à relâcher la pression des zygomatiques tant les saynètes qui s’enchaînent visent juste. Elle, mal réveillée, qui jette les croissants achetés par lui, qui espère ainsi se faire pardonner de la nuit blanche qu'il vient de passer à mixer, elle qui se fait moche, qui se fait belle, qui ne sait plus quoi faire pour exister, lui qui rejoue encore en encore le mix qu’il a réalisé la nuit dernière pour faire vibrer le dancefloor, la femme qui veut s’affirmer face à lui en le repoussant mais qui fond comme une gamine quand il se fait câlin.
Incapable finalement de communiquer, de se comprendre, ils en viendront aux mains. Pas de coups, mais un ping-pong de mix, chacun à sa platine, casque de l’ONU sur les oreilles. A base de 45 tours des chansons populaire françaises, de Sheila à cloclo en passant par Piaf, Nougaro et même Trust, chacun essayera de dire à l’autre ce qu’il pense, ce qu’il ressent. Mais, même là, la communication échouera. Dans ces cas là, on se sépare (au mieux) ou on tue l’autre (plus scénique quand même).
Voilà, ça dure une petite heure, c’est extrêmement jouissif, les deux acteurs sont vraiment excellents, la bande-son merveilleusement ringarde et surtout, le rire provoqué rend intelligent : Il nous amène à poser certaines questions sur nos (in)capacités à entrer vraiment en communication avec l’autre. Ici, la musique sert de béquille, ça demeure finalement assez marrant, en tout cas enrichissant, mais il faut reconnaître que dans la majorité des cas, la béquille, c’est la télé… Si un spectacle était parti de cette réalité, je ne sais pas si j'aurais autant rigolé...
Fausse piste encore sur scène les 8,9 et 10 mars au Daki ling
45 A rue d’Aubagne Marseille 04 91 33 45 14
>> Réponse (le 05/03/2007 par Severine) « Fausse piste » duo clownesque et musical de Boris Arquier et Patricia Marinier, mise en scène par Christian Lucas au .../...La suite
Cockring + DJ Deschamps + Frédéric Nevchehirlian + Yazid Oulab + … (Kilometer Zero) 16 fevrier 2005- Daki Ling - Marseille Ce soir le journal a parution annuelle Kilometer zero (a review of art, literature and politics) fêtait la sortie de son 5eme numéro (plus ou moins dedie a Marseille *) au Daki Ling lieu d’expo mais aussi de concerts (ponctuels) récemment ouvert dans la rue d’Aubagne … quelque part entre la Machine a Coudre et le Réveil. Au programme de cette .../...
Ce soir le journal a parution annuelle Kilometer zero (a review of art, literature and politics) fêtait la sortie de son 5eme numéro (plus ou moins dedie a Marseille *) au Daki Ling lieu d’expo mais aussi de concerts (ponctuels) récemment ouvert dans la rue d’Aubagne … quelque part entre la Machine a Coudre et le Réveil. Au programme de cette soirée plusieurs intervenants qui ont participe au 5eme numéro de KMZ dont Fred de Vibrion et Cockring un nouvequ duo composé de Dominique d’Homosuperior et de Christophe de feu Opossum.
Lorsque nous arrivons là bas après un délicieux (copieux et bon marché) dîner à la Maison Hantée (aaa ce sauté de veau à la hongroise !) nous voici a faire la queue à l’entrée ; lorsque nous réalisons que l’adhésion de 2 euros n’est indispensable que pour consommer nous passons la queue pour aller voir ce qui se trame dedans … un couloir blanc cassé très éclairé avec des images collées au murs (des bouts du nouveau Kilometer zéro semble-t-il) et des mobiles qu’on est obligé de bousculer pour passer, nous conduisent a l’entrée d’une grande salle au plafond voûté, très remplie et assez enfumée.
L’ambiance est au recueillement alors que sur scène un gars assis, livre ouvert sur les genoux en train de faire des sons propice a la méditation. Il y a un peu de bavardages et de bruits de cannettes (2 euros les boissons alcoolisées, 1 euro les non alcoolisées) mais le public est relativement attentif.
Puis celui qui s’appelle Yazid Oulab nous introduira son nouveau texte chanté avant de l’entonner et d’être repris par un bonne partie de la salle. On apprendra par la voix de Buster Chuster (présentateur platre de cette soirée) que Yazid après avoir vécu quelques années a Paris viendra s’installer a Marseille pour être plus proche de ses racines e trouver l’inspiration.
Il laissera ensuite la place a une courte performance de Docteur J venu vanter les vertus d’un produit miracle contre les poches sous les yeux a base de thé (qu’elle nommera donc I T = eye tea). Exercice difficile … genre de tele boutique achat bricolo arty … ou la limite entre l’humour et l’embarras est parfois très fine.
Puis changement de style radical, puisque pendant que je suis en train d’acquerir les numeros 2,3 et 5 on annonce Cockring sur la petite estrade qui fait office de scène … Pendant que Dominique et Christophe installent leur bazar (c.a.d. des pédales, machines et une guitare) Buster Chuster nous tente de nous raconter quelques anecdotes … La musique de Cockring est tout a fait dans la lignées des autres projets tordus dans lequel on retrouve Dom : un nom provoc’ si possible évoquant quelque chose de sexuel (Homosuperior, Queen of Anal Insertion, …) un mélange machines instruments classiques, des sons déformés, des nombreuses ruptures / cassures dans les rythmes …
Apres un démarrage en douceur très inspiré de la musique des western (il me semble aovir reconnu Il etait une fois dans l’ouest), Christophe tres cambre au depart (la tete en arriere) s’est mis a progressivement recrocqueviller pour commencer a triturer sa guitare et ses pedales alors que Dom (a la cheveuleur et la barbe plus hirsute que jamais) maltraiter ses deux pauvres micros et machines avec sa malice habituelle. Quelques passages par des phases de hurlements (qui ont fait un peu peur à la petite fille qui était devant – dans un premier temps), ont réveillé un public intrigué par une telle performance.
Puis ce fut le tour de FredNevchehirlian initialement prévu en ouverture mais qui ayant eu un contre-temps s’est retrouvé « programmé » a ce moment la. Tant mieux pour moi, je n’aurais donc raté que Herve André & Delphine Cerdan. A peine arrivee il est donc monte sur la petite scene avec ses textes. Apres s’etre rapdiement presenter il est partie dans ses poesies surrealistes ou les mots et leurs sonorites tout comme la dicton ont tout autant (voire parfois plus) d’importance que leur sens.
C’est donc dans une ballade virtuelle dans quelques quartiers de Marseille qu’il nous a emmenee (Belzunce, Noailles, St Charles, La Corniche, …). Passages calmes ou plus enervees ou il se met litteralement a crier. Il vit a fond ses textes, c’est assez impresionnant (surotut les premieres fois) et avec un groupe derriere (je parle de Vibrion) c’est encore mieux !
Puis apres une courte conclusion du maitre de ceremonie de ce soir, celui-ci s’est eclipsee pour laisser la place a DJ Deschamps (qui sevit regulierement dans les soirees We are not robots). Celui-ci est arrive en sautant dans tous les sens (ce qui contraste pas mla avec sa naturelle reserve), puis il est allee se cahcer dans l’ombre pour slectionner ses disques. Je dois reconnaître que c’etait pas mal du tout (et tres original). Si le debut etait dans le genre Little Rabbits je dois aussi avouer que je n’ai reconnu aucun des morceaux passsees.
* A l'automne 2004, l'éditeur de Kilometer Zero, Jeremy Mercer, a demandé à l'artiste Victoria Browne (Angleterre) et le sociologue Robert Grimm (Allemagne) de se joindre à lui pour tenter de répondre à cette question : Peut-on trouver dans cette période déconcertante de l'Histoire, avec la multitude de problèmes et d'incompréhension entre l'Ouest Chrétien et l'Orient Musulman, un peu d'espoir à Marseille ?. C’est a cette question que ce 5eme KMZ, lui même inspiré d'une revue provençale des années 30, tente de répondre
Fred Nevchehirlian + Cockring + autres 16 février 2005- Le Daki Ling, Jardin des Délices (Marseille) Je suis arrivé dans cette soirée comme qui dirait contraint et forcé, par quelqu'un qui voulait visiter le Daki Ling (c'est une très belle salle confidentielle de Marseille, un ancien couvent en plein coeur de Noailles !).
Il s'agissait donc de la soirée de lancement du célèbre magazine "Kilometer Zero" (j'avoue mon inculture crasse, j'en avais .../...
Je suis arrivé dans cette soirée comme qui dirait contraint et forcé, par quelqu'un qui voulait visiter le Daki Ling (c'est une très belle salle confidentielle de Marseille, un ancien couvent en plein coeur de Noailles !).
Il s'agissait donc de la soirée de lancement du célèbre magazine "Kilometer Zero" (j'avoue mon inculture crasse, j'en avais jamais entendu parler...).
Le public se pressait donc, branché juste un peu trop ... C'est-à-dire trop occupé pour perdre son temps à écouter les artistes sur scène (un public de 'Bobotilo' disait une mauvaise langue de Li-Biiiiiiiiiip-e que je ne citerai pas). Un public pas gêné non plus de boire des bières en boîte à 2 euros (bon, admettons que c'était une soirée de soutien et arrêtons de râler).
Quoi qu'il en soit j'ai entendu de loin la fin de jolis chants 'du bled', chantés a capella d'une voix un peu timide, mais pas démontée, par un type brun dont la tête me disait quelque chose, il doit être de Noailles (ça c'est de l'info hein !). Heureusement, une vingtaine de personne assises lui accordaient toute leur attention et ca avait l'air pas mal du tout.
Et puis il y a eu Cockring, projet de deux type allumés dont l'un au moins joue aussi dans Homosupérior. Le premier chantait en déformant sa voix au delà du réel, tandis que l'autre faisait hurler sa guitare. La musique qui sortait de cet étange duo était à l'exact milieu entre Ennio Morricone (j'ai reconnu 2 airs de mes westerns favoris) ... et de Mr Bungle. Mr Bungle est un projet musical très étrange, ce serait un peu long d'expliquer ce que c'est, mais cela semble aussi avoir été une inspiration pour Homosuperior si j'en crois leur très belle prestation lors de la Fête du Soleil de septembre 2004. Bref un set complètement inécoutable et bruitiste et donc, tout à fait plaisant à mon goût !
Et enfin j'ai ré-entendu, avec plaisir, Fred Nevchehirlian, le slammeur en chef du groupe Vibrion. Comme je l'ai dit contexte pas évident : salle peu attentive, public fatigué de plusieurs groupes ... Et bien le croiriez-vous, une petite claque quand même. J'adore la putain de diction de ce type, j'ai retrouvé les intonations lancinantes et ondulatoires qui figurent sur le CD du groupe (il y a une chanson où il est a capella...).
Rien à redire, Vibrion c'est vachement bien mais il est puissant même tout seul et lui aussi a réussi à captiver une partie du public pendant le petit quart d'heure alloué (tandis que des gros lourds gueulaient dans mon dos pour couvrir sa voix, merci les gars, pour ça y'a des bars PMU aussi sinon !).
Après je ne sais plus, j'étais trop fatigué de tout ce public cultivé alors je suis parti. En tout cas cette mini-soirée de 3/4 d'heures valait le déplacement pour son côté musical expérimental (j'avoue être par ailleurs trop rustre pour être sensible à des bouts de phares éclatés scotchés au mur).