Autant le live au même endroit de 3 heures il y a 12 ans m'avait laissé un excellent souvenir, autant ce soir je suis totalement resté étranger aux set des légendaires Cure, pour une durée identique.
Il y a 12 ans j'étais en plein dans la période des boites rock-metal-goth, j'avais des ami(e)s et connaissances new wave et goth à fond, il y avait un revival. Le concert d'alors représentait totalement ces temps bénis. Mais aujourd'hui c'est bien loin, dans le sens où je ne suis ni plus ni moins fan qu'avant du combo, mais ça m'a laissé bien froid, me sentant vraiment hors du coup.
Ca m'a permis d'avoir un oeil extérieur sur toute cette soirée, me baladant à divers endroits d'un Dôme quasi sold out, observant une foule passe-partout, où les "grimés" étaient plus que rares, analysant tout ce qui entourait Robert Smith et les siens.
Le light show en jetait vraiment, avec des colonnes de spots, d'autres suspendus au plafond, des strobos... Très efficace et varié.
Les Cure ont vraiment assuré leur show. Ce ne sont pas des piles électriques sur scène, à part Smith, je ne leur trouve aucun charisme, c'est limite mou du genou. Mais on le sait. Et j'ai d'ailleurs trouvé la première heure léthargique. Le public s'est réveillé quelque peu avec un enchainement de quelques classiques, puis ca s'est rendormi un moment... Au bout de deux heures un autre enchainement de hits a secoué la salle... Puis passé les deux heures trente, j'ai jeté l'éponge, sans avoir eu mon "Boys don't cry", mais je saturais vraiment.
Honnêtement, il y avait des "ilots" de fans qui dansaient, qui étaient à fond, mais très éparpillés et localisés, je n'ai pas vu une seule fois une osmose, de la passion, ou le grain de folie qui fait se lever toute une audience au même moment. Trop sage tout ça...
C'est donc toujours agréable d'entendre de belles perles qui ont marqué des instants de notre passé, mais elles se sont perdues dans la masse ce soir...
Je préfère donc laisser aux fans qui ont adoré le spectacle le soin de "rétablir la vérité" ;)