Que dire que je n’aie pas déjà écrit sur The Cure. En 7 concerts et autant de chroniques (NV # 14,54,94,98…) je pense avoir fait le tour de la question de ce groupe mythique qui m’a marqué au fer rouge à tout jamais et à qui je dois une partie de ce que je suis aujourd’hui. Bien sur je pourrais faire une chronique ironique comme j’aime les faire, me moquant gentiment de ce bonhomme qui grossit d’années en années mais ne renonce pas à son look choucroute sur la tête, je pourrais aussi ironiser sur le public qui vieillit abandonnant les pogos pour les gradins et qui n’a plus assez de cheveux (la faute à la calvitie) pour se coiffer en pétard. J’ai trop de respect pour Smith et les siens pour faire ce genre de papier. Je vous parlerai seulement du plaisir intense qui fut le mien durant ce concert de 3 heures. N’ayant pas d’album à défendre, Les Cure ont pu puiser à souhait dans les albums majeurs de leur discographie, n’ayant pas de dernier né anecdotique à proposer. La playlist laissa la place au hit pop, mais aussi aux morceaux sombres, longs et langoureux. La palette des plus variée des Cure fut donc présente. Bien sur ce sont les morceaux des débuts qui furent le plus plébiscités, quand, à la sortie du punk ils ont inventé la cold wave, cette new wave faite de punk ralenti par des sons lents, tristes, sombres avec des textes mystérieux portés par une basse omniprésente. Pour faire la fine bouche on regrettera peut être le côté un peu trop pop mais l’absence des synthés apporta un changement aux morceaux les plus sucrés les rendant secs et mordants ; des 7 concerts auxquels j’ai assisté, je le classerais deuxième (juste après la mémorable tournée du pourtant très moyen Bloodflower 2000). Après le concert certains se demandaient quels étaient les moteurs de Smith. En effet il n’a pas de nouveautés à soutenir et pourtant il tourne constamment. Pour moi la réponse est simple c’est le bonheur de jouer de la musique et de boire des bières avec ses potes tout simplement et comme cela est communicatif, ça dure depuis longtemps et ça fonctionne toujours aussi bien.