Après avoir loupé sa prestation au Printemps de Bourges pour assister au concert solo de
Beck, on attendait impatiemment de croiser à nouveau la route du
« Psychobilly Wampas Flying Circus » ! Après moult recherches, on localise la troupe en région parisienne, à l’
EMB de Sannois, une salle de 550 places idéale pour les concerts de rock…
Crête punk sur la tête, arborant sa chère Flying V,
Didier W. arrive, accompagné par les fidèles (et impeccables !)
Philippe Almosnino (guitare),
Jean-Michel Lejoux (basse),
Joseph Dahan (guitare) et
Nicolas Shauer (batterie). Le méga show rock de la famille
Wampas peut alors commencer,
comme en 2000, avec le méga tube de punk rock attendrissant
J’ai avalé une mouche… Et 1 et 2 et 1, 2, 3, 4 : c’est parti pour une heure trente de
« Toutafonlive » : il y a une telle énergie déployée sur scène et dans la salle que dès le deuxième morceau, musiciens et public sont en nage.
Magnifiquement secondé par ses musiciens,
D.W. peut se laisser aller à enrichir son catalogue de facéties scéniques : « chant » saturant dans les aigus, jet de micro, sauts dans le public, chant assis sur une chaise portée à bouts de bras par le public, t-shirt sauvagement déchiré, saccage de la passerelle de l’EMB (la barrière s’en souvient… ), solo de guitare appliqué pour prouver ses progrès, jet de bouteille d’eau après s’être aspergé (et avoir ruiné sa crête !), un titre entier hurlé avec le micro dans la bouche… La liste est longue… et non exhaustive ! Impossible de ne pas sourire à un concert de ce groupe là : le niveau est tel que les zygomatiques fonctionnent tout seuls.
Les Wampas ont cartonné à l’
EMB en interprétant de nombreux titres du monumental
Never trust a guy who after having been a punk, is now playing electro (
Comme un Kenyan,
Le Télégramme de Brest,
Manu Chao,
Little Daewoo,
Chocorêve,
L’aquarium tactile… ) et en revisitant leurs « plus grands succès » (
Puta,
Comme un ange (qui pleure),
Jalabert,
DW,
Rising… ). Saoulé par tous ces coups au cœur et fortement encouragé par le comportement hystérico rock du King of punk, le public scande longuement et en chœur « Didier Wampas est le roi » en intro du morceau
Oï. Normal, le souverain chanteur a réservé des « surprises » - impatiemment attendues - à son parterre d’inconditionnels… Il vient chanter
Vie, mort et résurrection d’un papillon au milieu de ses fans - assis pour l’occasion -, se permet de jouer de la guitare sèche sur
Trop précieux et enfin, joue du piano sur l’inoubliable et cruel slow,
Les apprentis charcutiers.
Après avoir embrassé tout le monde sur
Kiss, avoir fait monter (presque) toutes les filles sur scène pour enchaîner
Où sont les femmes de
Patrick Juvet avec le hit
Petite fille, il est temps de prendre un peu de repos. Il me semble bien que si j’avais le portefeuille de
Manu Chao, j’assisterais à l’intégralité de la tournée 2003 des
Wampas ! En attendant cet heureux événement, rendez-vous le jeudi 22 mai 2003 à 20 h 30 à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand…
A lire aussi sur ConcertAndCo.com :
une interview de Didier Wampas.
(Photos prises par Flore-Anne Roth au Printemps de Bourges 2003.)