Troisième soirée du 10è festival de Big Band de Pertuis. Aujourd’hui, c’est les claviers qui sont à l’honneur.
Gérard Guérin Trio B3 assure la première partie. Il s’agit d’un trio composé de Gérard Guérin, organiste (orgue Hammond), Jérome Pigeard, guitariste et chanteur, et Philippe Le Van, batteur. Pour cette chronique, je serai moins enthousiaste que pour les soirs précédents, mais c’est dû au fait que ce que j’aime dans le jazz, c’est surtout les cuivres. Je me suis donc sagement assis au bout du cinquième rang pour ne pas déranger les spectateurs et les musiciens lorsque je déciderai de quitter ma place et j’ai écouté les premiers morceaux. Ce n’était pas déplaisant sauf une composition de Gérard Guérin baptisée «S.O.S.» qui a failli me faire crier au secours. Mais après «Besame Mucho», j’ai préféré me rapprocher de la buvette.
Beaucoup de monde pour la deuxième partie, et comme depuis l’an dernier, les gradins ne sont pas accessibles avant la fin du premier concert, les gens attendent debout que les barrières s’écartent et c’est la cohue pour avoir les meilleures places.
Car ce soir, c’est un hommage à Ray Charles. Et tous ceux qui ont assisté l’année dernière à l’hommage à Frank Sinatra par le Big Band Brass se disent que si c’est de la même veine, ça vaut le déplacement.
Olivier Leroy est un passionné du «Genius». Il a monté un orchestre semblable à celui de son idole vers le début de sa carrière avec 3 Raelettes (dont un homme), une contrebasse, une batterie, un saxo, un trombone, deux trompettes et bien sûr un piano.
Il nous raconte l’ascension du musicien illustrée de nombreuses compositions dans l’ordre chronologique ou presque, seul le morceau «What’d I Say» n’étant pas à sa place. Sa voix est comparable à celle de Ray et son pianiste Stéphane Bernard est excellentissime. Et comme les cuivres ne sont pas en reste, on s’y croirait.
Même si les enchainements sont un peu longs (un peu moins de détails ne ferait pas de mal), le spectacle est de grande qualité. Olivier se démène sur la scène. Sa chemise était déjà trempée au deuxième morceau. Le saxophoniste enchaîne les soli et le pianiste se défoule, la main gauche sur son piano numérique, la droite sur le piano à queue.
Un jour de repos (jeudi, c’est salsa, et la salsa, c’est pas mon trip) et je reviens vendredi. Astiquez les cuivres !