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Enclos de la Charité - Pertuis |
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Enclos de la Charité - Pertuis
. 84120 Pertuis
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Aucun concert n'est annoncé pour ce lieu | |
|  | Janne Ersson Big Band + Geni Barry Quartet 8 août 2008- Pertuis (Enclos de la Charité) - 10è festival de Big Band  Après une pause jeudi, jour de la salsa (une bénévole qui n’aime pourtant pas trop ça m’a dit que c’était très bien), me revoilà pour la cinquième soirée du festival.
En première partie, le Geni Barry Quartet. C’est un vibraphoniste espagnol accompagné d’un piano, une batterie et une basse. Le vibraphone est un instrument que j’aime bien. .../...
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Après une pause jeudi, jour de la salsa (une bénévole qui n’aime pourtant pas trop ça m’a dit que c’était très bien), me revoilà pour la cinquième soirée du festival.
En première partie, le Geni Barry Quartet. C’est un vibraphoniste espagnol accompagné d’un piano, une batterie et une basse. Le vibraphone est un instrument que j’aime bien. L’année dernière, j’avais beaucoup apprécié Dany Doriz et une année précédente le vibraphoniste de Claude Tissendier dont le nom m’échappe. Et comme ils étaient accompagnés de cuivres et qu’ils jouaient surtout du Lionel Hampton, j’avais passé une très bonne soirée. Mais ce soir, pas de cuivres et deux titres auront suffi pour que je préfère aller flaner dans les stands du festival. La qualité des musiciens n’est pas à mettre en cause, ils sont même excellents. C’est juste que c’est pas mon truc.
La soirée est vraiment internationale puisque après l’Espagne, c’est la Suède qui est à l’honneur. Une quinzaine de gaillards bien nourris investit la scène et cette fois-ci, je suis servi : 4 trompettes, 4 trombones, 5 saxophones, la section cuivres ne fait pas pitié. Ils sont accompagnés d’un piano, une basse et une guitare. Il s’agit du Janne Ersson Big Band. Janne Ersson, c’est le batteur. Il raconte (en anglais) que lorsqu’il était jeune, il a assisté à Londres à un concert de Buddy Rich et qu’il avait pris ce jour-là une baffe. Il était sorti en disant : je veux jouer comme lui. Aujourd’hui, la baffe, c’est lui qui va la donner aux fidèles du festival.
Un big band comme on les aime, avec des trombones et des trompettes en-veux-tu-en-voilà et en moyenne deux solos par morceau.
Le premier set se termine par deux moments d’anthologie : d’abord un morceau de Thelonious Monk qui s’achève par un solo d’une grande beauté : tous les instruments s’arrêtent et le son sirupeux du saxo tenor résonne dans la nuit de Pertuis pendant deux bonnes minutes comme à la fin d’un polar des années 50 ; ensuite, un medley de West Side Story sur lequel Janne Ersson va nous gratifier d’un solo sublime (10 minutes environ) dans lequel tout le panel du batteur parfait est passé en revue. Il semble que ce soit la réplique exacte d’un solo de Buddy Rich d’après ce que disait mon voisin de derrière.
Le second set sera tout aussi enlevé avec beaucoup moins de blabla entre les morceaux que les soirs précédents. A noter un arrangement original de Norwegian Wood des Beatles et des solos de saxo, la palme étant accordée aux saxos tenor et alto.
Ils étaient prêts à jouer toute la nuit si on posait vingt bières («beers») sur le devant de la scène. Mais si le Pertuisien est amateur de jazz, il n’est pas très fort en anglais. Ma voisine se demandait où on pouvait trouver des ours («bears») à cette heure-ci. Du coup, il n’y a eu qu’un seul rappel.
Organisateurs du festival, ne changez rien. C’était encore parfait cette année. A l’année prochaine… Réagir à cette critique |
|  | Olivier Leroy Big Band + Gérard Guérin Trio B3 6 août 2008- Pertuis (Enclos de la Charité) - 10è festival de Big Band  Troisième soirée du 10è festival de Big Band de Pertuis. Aujourd’hui, c’est les claviers qui sont à l’honneur.
Gérard Guérin Trio B3 assure la première partie. Il s’agit d’un trio composé de Gérard Guérin, organiste (orgue Hammond), Jérome Pigeard, guitariste et chanteur, et Philippe Le Van, batteur. Pour cette chronique, je serai moins .../...
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Troisième soirée du 10è festival de Big Band de Pertuis. Aujourd’hui, c’est les claviers qui sont à l’honneur.
Gérard Guérin Trio B3 assure la première partie. Il s’agit d’un trio composé de Gérard Guérin, organiste (orgue Hammond), Jérome Pigeard, guitariste et chanteur, et Philippe Le Van, batteur. Pour cette chronique, je serai moins enthousiaste que pour les soirs précédents, mais c’est dû au fait que ce que j’aime dans le jazz, c’est surtout les cuivres. Je me suis donc sagement assis au bout du cinquième rang pour ne pas déranger les spectateurs et les musiciens lorsque je déciderai de quitter ma place et j’ai écouté les premiers morceaux. Ce n’était pas déplaisant sauf une composition de Gérard Guérin baptisée «S.O.S.» qui a failli me faire crier au secours. Mais après «Besame Mucho», j’ai préféré me rapprocher de la buvette.
Beaucoup de monde pour la deuxième partie, et comme depuis l’an dernier, les gradins ne sont pas accessibles avant la fin du premier concert, les gens attendent debout que les barrières s’écartent et c’est la cohue pour avoir les meilleures places.
Car ce soir, c’est un hommage à Ray Charles. Et tous ceux qui ont assisté l’année dernière à l’hommage à Frank Sinatra par le Big Band Brass se disent que si c’est de la même veine, ça vaut le déplacement.
Olivier Leroy est un passionné du «Genius». Il a monté un orchestre semblable à celui de son idole vers le début de sa carrière avec 3 Raelettes (dont un homme), une contrebasse, une batterie, un saxo, un trombone, deux trompettes et bien sûr un piano.
Il nous raconte l’ascension du musicien illustrée de nombreuses compositions dans l’ordre chronologique ou presque, seul le morceau «What’d I Say» n’étant pas à sa place. Sa voix est comparable à celle de Ray et son pianiste Stéphane Bernard est excellentissime. Et comme les cuivres ne sont pas en reste, on s’y croirait.
Même si les enchainements sont un peu longs (un peu moins de détails ne ferait pas de mal), le spectacle est de grande qualité. Olivier se démène sur la scène. Sa chemise était déjà trempée au deuxième morceau. Le saxophoniste enchaîne les soli et le pianiste se défoule, la main gauche sur son piano numérique, la droite sur le piano à queue.
Un jour de repos (jeudi, c’est salsa, et la salsa, c’est pas mon trip) et je reviens vendredi. Astiquez les cuivres !
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|  | Philippe Renault & le GranTorK + Pierre Bruzzo Sextet 5 aôut 2008- Pertuis (Enclos de la Charité) - 10è festival de Big Band  Hier soir, je me suis acheté le beau t-shirt de la 10è édition du festival de Big Band de Pertuis. Il a été dessiné par Chen Xi, une étudiante en arts graphiques de Marseille me semble-t-il. Et ce soir je reviens tout fier avec mon beau t-shirt. Moi qui pensait faire sensation, je suis assez déçu : une trentaine de festivaliers a eu la même idée .../...
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Hier soir, je me suis acheté le beau t-shirt de la 10è édition du festival de Big Band de Pertuis. Il a été dessiné par Chen Xi, une étudiante en arts graphiques de Marseille me semble-t-il. Et ce soir je reviens tout fier avec mon beau t-shirt. Moi qui pensait faire sensation, je suis assez déçu : une trentaine de festivaliers a eu la même idée que moi.
Ce soir au programme, une formation New Orleans, le Pierre Bruzzo Sextet et un Big Band annoncé comme moderne, Philippe Renault et le GranTorK.
Le New Orleans, c’est ce que préfère ma femme. Elle va donc être de bonne humeur pendant toute la première partie de soirée, c’est toujours ça de gagné. Moi j’adore aussi. La prestation ici même l’année dernière de Marc Laferrière m’avait enchanté. Cette année, c’est Pierre Bruzzo qui jouera le rôle de Sidney Bechet.
De gauche à droite, un pianiste, un contrebassiste (que ma femme a trouvé beau ce qui l’a mise d’excellente humeur), un batteur qui a joué avec «Pops» et un guitariste plein d’humour (faisant le modeste à chaque salve d’applaudissement du public à la suite de ses soli). Devant eux, les Bruzzo : François ? (pas sûr du prénom) au trombone et Pierre au saxophone soprano. Très bonne prestation de cette formation. A chaque solo de Pierre Bruzzo, en fermant les yeux, on pouvait voir les bateaux à roue à aube du Mississippi. En revanche, le trombone était beaucoup trop discret et en plus pas aidé par un micro crépiteux.
Pour la deuxième partie, on s’était mis d’accord avec ma femme : si ça ne nous plait pas (le jazz moderne, on n’est pas trop fan), on part à la mi-temps. Vu le prix (zéro euro rappelons-le), on n’aura rien à regretter.
Il était clair qu’on n’allait pas entendre du Duke Ellington de la soirée. La plupart des compositions étaient de Philippe Renault ou de ses musiciens, tout de blanc vêtus. Dès le premier morceau, le ton était donné : des saxos, des trombones, une trompette (Christophe Leloil) accompagnés d’un piano, une batterie, une basse et une guitare jouent un jazz moderne certes mais à la portée de toutes les oreilles pas trop sectaires. Et une originalité, la chanteuse en robe noire, dont la voix est un cuivre supplémentaire très agréable si on aime les « chadawap » ce qui est mon cas. Le GranTorK, nous explique Philippe Renault, professeur au Conservatoire de Marseille, est né en Arménie d’où sont originaires trois membres du groupe. Les autres membres sont pour la plupart des élèves (très doués) du tromboniste. L’un d’entre eux, le bassiste Sam Favreau a composé un morceau joué ce soir et qui m’a donné des frissons partout, à tel point que j’en ai retenu son nom ! C’est rare que j’aie un tel flash pour une composition lors de la première écoute.
Du coup, j’ai réussi à convaincre ma femme de rester pour la deuxième partie et comme sa très bonne humeur ne s’était pas encore estompée, elle a dit OK. Elle ne le regrettera pas. Plus accessible (il est vrai que Christophe Leloil y était allé un peu fort sur son premier solo), la deuxième mi-temps va nous permettre de découvrir des sonorités arméniennes (trois morceaux consécutifs dont un traditionnel) qui se marient parfaitement avec le jazz. De plus, Philippe Renault, pour rendre hommage à l’ «excellente organisation» de ce «festival exceptionnel» (tous les artistes qui passent ici en disent autant), a invité sur scène trois trombones de Pertuis dont Léandre Grau (qui ne joue jamais avec le Big Band qu’il dirige). Ces trois trombones nous ont régalés d’un dialogue de cinq minutes inoubliable. Un seul regret, que Philippe n’ait pas davantage soufflé dans son magnifique trombone vert pomme.
Les gradins étaient plus clairsemés lors de cette deuxième partie. C’est dommage car le spectacle était de qualité. Ceux qui sont restés ont demandé des prolongations et beaucoup ont acheté le t-shirt du festival. Qu’est-ce que je vais mettre demain, moi ? Réagir à cette critique |
|  | Big Band de Pertuis + TartOprunes 4 août 2008- Pertuis (Enclos de la Charité) - 10è festival de Big Band  Le festival de Big Band de Pertuis en est à sa dixième édition. C’est gratuit, en plein air, les consos sont à un prix qui fait rire (2 € la pression, 50 centimes la bouteille d’eau, 4 € le sandwich merguez frites…), et surtout la programmation est, année après année, d’une qualité exceptionnelle.
Le schéma est toujours le même : le lundi, .../...
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Le festival de Big Band de Pertuis en est à sa dixième édition. C’est gratuit, en plein air, les consos sont à un prix qui fait rire (2 € la pression, 50 centimes la bouteille d’eau, 4 € le sandwich merguez frites…), et surtout la programmation est, année après année, d’une qualité exceptionnelle.
Le schéma est toujours le même : le lundi, TartOprunes et le Big Band de Pertuis, mardi, mercredi et vendredi une petite formation dans la petite cour suivie d’un big band sur la grande scène (gratuit), le jeudi, soirée salsa avec deux groupes (5 €) et le samedi, le grand concert payant (il y a deux ans Claude Bolling, l’an dernier, Philippe Catherine et cette année Gérard Badini).
Lundi, c’est Pertuis. Le public de ce jour-là est tout d’abord constitué des parents, familles et amis des musiciens. Ca fait déjà du monde, la formation TartOprunes comportant une dizaine de jeunes et le big band une vingtaine de jeunes et moins jeunes, tous de Pertuis ou des villages alentour.
TartOprunes a un répertoire qui va du jazz au rock en passant par le funk, le ska et le reggae. Ils progressent d’année en année et peuvent encore mieux faire comme on dit. Mais pour lancer le festival, quoi de mieux que de laisser leur chance aux jeunes du cru. Dans la cour de l’école Georges Brassens, c’est folklo. Chaque musicien a une bande de copains plus ou moins chambreurs mais tous enthousiastes. Certains d’entre eux rejoindront bientôt le Big Band. C’est le cas cette année du batteur qui fait ce soir les deux concerts (il avait déjà joué sur quelques morceaux l’année dernière avec le BBDP).
Mais le moment tant attendu par toute une ville, que dis-je, tout le Sud Luberon, c’est le Big Band de Pertuis dirigé par l’inénarrable Léandre Grau. Une rythmique discrète (piano, batterie, basse, guitare) mais efficace, va laisser la part belle aux cuivres (5 trompettes, 6 trombones et 6 saxos si mes souvenirs sont exacts). Le répertoire est classique mais très varié (Duke Ellington, Count Basie, Sammy Nestico, Glenn Miller…) Les solos se succèdent tous applaudis moitié en rapport avec la performance accomplie, moitié en rapport avec la popularité du musicien, les gens de Villelaure étant les plus fervents supporters de leurs représentants.
Comme chaque année, Béatrice Bini vient ajouter sa voix sur quelques titres et pour la première année (et espérons-le, la dernière), Guy Meney a également posé sa voix (souvent fausse à en avoir des frissons dans le dos). Lors des transitions toujours interminables de Léandre (mais ça fait partie du folklore et ça nous manquerait s’il n’en était pas ainsi), on se raconte les derniers potins. Ainsi ai-je appris, entre autres, que le trompettiste en haut à gauche a eu son bac avec la mention très bien ou que le bassiste venait de prendre sa retraite d’instituteur.
Sur la scène, c’est la classe, au propre comme au figuré. Au propre, parce que beaucoup (tous ?) sont issus de l’Ecole de Musique de Pertuis. Au figuré, parce qu’avec les ans, le spectacle est devenu d’une grande qualité. Certains musiciens font d’ailleurs régulièrement les tournées des plus grands Big Band français. Et quand les premières notes de «In The Mood» résonnent, même ceux dans le public qui râlent qu’ils le jouent chaque année se disent au bout du compte que c’est LE morceau incontournable. Et dire que j’ai raté les cinq premières éditions !
Ne m’invitez pas à manger le lundi 3 août 2009, je suis pris. Ou alors un merguez frites dans la cour de l’Ecole Georges Brassens. Réagir à cette critique |
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