Jack Lewis et ses musiciens ont fait une halte fort réjouissante à L’Escapade, à Clermont-Ferrand, début novembre. Après une première partie parfaitement assurée par le sobre duo (folk, pop et soul)
Leopold Skin + ST Augustine et avant la prestation - entre rock planant et folk mélancolique - d’un
Delano Orchestra en gros progrès, le petit frère de
Jeffrey Lewis a démontré que quand un musicien a la foi, du talent et l’envie de jouer, rien ne peut l’empêcher de donner un concert mémorable. Pas même un lieu un peu déserté, une sono pourrie ou du matériel à deux doigts de rendre l’âme…
Non, en ce joli ce soir de novembre,
Jack Lewis et son excellent groupe comptant en son sein deux autres songwriters, sont en grande forme. D’un naturel confondant, d’une gentillesse rafraîchissante et d’une humilité incroyable, le « leader » du groupe propose un set de cinquante minutes où son jeu de basse ultra rock (voire punk), sa voix (très proche des superbes dérapages de
Stephen Malkmus de
Pavement), ses compositions (entre folk, rock lo-fi et punk) et ses textes surréalistiquement drôles et osés font merveille. Comme à la maison ou en répétition, les musiciens s’interrogent entre les morceaux pour savoir ce qu’ils vont chanter quelques secondes après ; chacun a droit à son mini tour de chant, personne ne joue à la star, surtout pas
Jack Lewis, qui semble prendre un pied incroyable à se mettre au service des autres chanteurs de son groupe,
The Cutoffs. Les instruments tournent, les styles abordés sont radicalement différents, mais l’essentiel est là : il se passe quelque chose sur scène, il y a de la vie… Malgré les approximations et un son de basse au-delà du lo-fi. Les amis d’
Herman Düne (Jack Lewis joue souvent de la basse sur scène ou en studio avec eux) leur rendent un vibrant hommage sous la forme d’un jolie reprise des franco suédois ; plus tard, ce sera au tour de comme
Morrissey d’être repris. Car après la fin de son set et la bonne prestation du
Delano Orchestra, Jack Lewis, qui était resté dans la salle pour assister au concert, se fait prier (à peine 10 secondes !) avant d’accepter de remonter rapidement le matériel et de rejouer une demi heure. Des tubes de son répertoire (le percutant et ironique
The day Neil Young Died) ou des reprises (
Last of the gang to die de l’ex frontman des
Smiths)… Une conclusion idéale et en toute simplicité pour un concert qui restera en mémoire.
A lire également, une chronique d'un concert de
Leopold Skin & Lisa et St Augustine à l'Escapade, ainsi que des chroniques des disques de
Leopold Skin et
Derek Delano.
Sites internet :
www.myspace.com/jacklewisband,
www.smokinggunrecords.com,
www.olivejuicemusic.com,
www.myspace.com/leopoldskin,
www.myspace.com/staugustinelovesyou,
www.myspace.com/thedelanoorchestra,
www.myspace.com/derekdelanolovesyou,
www.myspace.com/kutufolkrecords.
Photos d'autres concerts trouvées sur le site myspace de Jack Lewis