Chaque année l'Espace Julien accueille à Marseille entre 200 et 300 spectacles, majoritairement des musiques actuelles mais aussi des spectacles comiques et l'opération Planètes Jeunes. Du rock de Mademoiselle K au dub d'Hightone en passant par la chanson de jacques Higelin, le reggae de Gregory Isaacs et le hip-hop de Redman, il y en a pour tout les goûts.
Chaque année, en mars, l'Espace Julien accueille le festival Avec le Temps, dédié à la chanson française en plus de sa foisonnante programmation.
D'une capacité de 1000 places, pouvant se réduire pour une configuration places assises, l'Espace Julien fait partie des salles de taille moyenne de Marseille avec le Moulin, le Docks des Suds et l'Affranchi.
L'Espace Julien se complète du Café Julien, qui accueille le bar, et parfois les afters des concerts. Le Café Julien peut également accueillir des concerts indépendants de part sa capacité de 150 places.
L'Espace Julien est surement la salle la plus centrale de Marseille. Avec un métro à 100 mètres (Métro Cours Julien) et un parking souterrain à la même distance.
Espace Julien - Marseille : les prochains concerts
Chaos Fest (deuxième soirée) Samedi 4 octobre 200- Espace Julien, Marseille Voilà peut-être quatre ans que je n’étais pas allé à ce festival qui fait la part belle à la scène marseillaise, aussi quand mes p’tites cousines me demandent (à ce niveau-là c’est plus une demande, c’est une sommation) de les accompagner pask’il y a .../...
Voilà peut-être quatre ans que je n’étais pas allé à ce festival qui fait la part belle à la scène marseillaise, aussi quand mes p’tites cousines me demandent (à ce niveau-là c’est plus une demande, c’est une sommation) de les accompagner pask’il y a Tamtrum, je ne mets pas longtemps à me décider, ça fait bien trop longtemps que je n’ai pas assisté à un vrai festival de Metal.
Garage de la Vandmobile à la Punk, je débarque à 21h, sachant que les portes ont ouvert à… 16h. Ben ouais mais j’avais Emma, et je l’aime encore trop pour lui balancer une centaine de décibels provenant de groupes de gros chevelus braillards.
J’me rappelle plus exactement de ce que j’ai vu, aussi je vais résumer de manière abstraite, tant pis pour l’ordre. Bon déjà j’ai pas vu Morpain, bien déçu puisque c’était le seul groupe de Hardcore de la soirée. En tout cas j’ai blagué quelques instants avec l’un des gars, à défaut de jurer que ça tabasse sur scène, ils sont plus que sympathiques ! Bref, je fais un tour dans l’Espace julien, et, bonne surprise, y’a vraiment du monde, des hardos, goths, keupons, coreux, même si la première communauté l’emporte largement, ça amène un peu de fraîcheur de constater qu’on peut réunir tous ces gens dans une même salle…
Je suis resté une bonne partie pour Tamtrum, puis je suis retourné au Café Ju, où l’on retrouvait encore deux stands, en plus de ceux iplantés dans le hall d’entrée, y’avait un vaste choix de fringues, CDs, j’ai perdu quelques dizaines de minutes à flâner juste par plaisir.
En haut se tenait une séance de branding (avec comme cobaye mon petit K-Un), rien que de voir ça j’commençais à avoir les jambes en coton, faudra que je m’y reprenne en plusieurs étapes… Spectaculaire.
Et à côté, une chouette exposition de peintures, j’ai bien aimé le côté « touche à tout » que s’est autorisé le festival, loin de l’équation traditionnelle « groupes + bière = soirée ».
Je retourne dans la grande salle, me marrer un bon coup avec les Gronibard, que j’avais déjà vus au Fury Fest 2004 (groupe d’ouverture du festival, j’avais fait le premier slam du set –et donc du Fury- ce avec une clavicule pétée héhé…). Même constat que le petit Gandalf pour Ultra-Vomit, le second degré est plaisant, l’ambiance festive, maintenant faut vraiment être afficionados du Grind pour tenir tout le set. Après, voir un guitariste nu comme un ver, un autre en nuisette, le chanteur en couche à plumes, ça a le mérite de flanquer la bonne humeur dans toute l’assistance !
Je rate les ChippenDeath, et ne matte que quelques minutes de Blazing War Machine, trop occupé à blaguer avec tous les potes pas recroisés depuis une éternité… Pas trop grave pour Blazing, plus regrettable pour Chipp’, puisqu’il paraît qu’il s’agit de séduisants hardos s’effeuillant… Gas aurait apprécié.
Bref je suis venu un peu en Ovni, mais j’ai tout de même passé une excellente soirée, eu égard à tout c’que je racontais plus haut. Ce festival est une franche réussite, et mériterait de croître davantage, afin que dans les années qui viennent, on puisse retrouver des méga-têtes d’affiche (Gojira par exemple (…vous aimez la proposition subliminale ? ;) )), pour confirmer la bonne santé de la scène marseillaise.
Chaos Fest (premier jour) 03 octobre 2008- Espace Julien à Marseille Cette année encore, le Chaos Fest organisé à l'Espace Julien a ramené bon nombre de metalleux habituels du coin, ainsi qu'une jeune génération qu'on ne croise pas trop aux lives heavy traditionnel. Ca fait plaisir de voir que plusieurs centaines de .../...
Cette année encore, le Chaos Fest organisé à l'Espace Julien a ramené bon nombre de metalleux habituels du coin, ainsi qu'une jeune génération qu'on ne croise pas trop aux lives heavy traditionnel. Ca fait plaisir de voir que plusieurs centaines de gens se déplacent pour des combos locaux ou nationaux, sur deux jours qui plus est.
La cerise sur le gâteau cette fois ci, ce devait être un groupe allemand qu'on voit très rarement dans nos contrées: Tankard. Malheureusement, une semaine avant ils annulaient leur venue pour cause de problème de santé des jumeaux prématurés du gratteux...
L'affiche perdait pas mal de son intérêt du coup pour moi, et ce n'est que le vendredi soir que je me suis déplacé, notamment par curiosité pour le groupe Ultra Vomit, qui bénéficie d'un gros buzz sur la toile en ce moment.
Avec mon père on arrive à la salle vers 20h, pour découvrir un groupe vraiment bonnard, Artefact. C'est même avec eux que j'ai pris le plus de plaisir. Ils distillaient un excellent heavy-death, avec beaucoup d'harmonies à deux guitares, des riffs percutants, des mid tempos qui incitaient au pétage de nuque, un chanteur efficace et tenant la scène, et plus globalement, des zicos charismatiques, à fond dans leur compos, maîtrisant leur sujet technique et mélodique. Pour ne rien gâcher, le son est au top.
La foule ne s'y trompe pas, et ça enchaîne pogos sur pogos, circle pits et même un joli wall of death ! Très bel accueil global pour eux, et c'était bien mérité.
S'ensuit, après une légère pause, Ultra Vomit, combo ayant toujours misé sur la déconne, dans les paroles, les interludes, les reprises. C'est du grind comique en somme. Quand ils viennent vérifier leur accordage sur "La panthère rose", on sent qu'ils ont la maîtrise technique. Largement. Et par la suite, c'est bien marrant leur trip.... 20 minutes. Après, je trouve ça lassant, et même endormissant/gonflant sur la longueur... Ce n'est pas l'avis de la majorité présente, qui slamme, pogote, hurle, bref un joyeux bordel sympa à voir.
Mais personnellement, des titres super courts en majorité, avec plein de coupures pour expliquer ou faire du show comique, au bout d'un moment, je décroche, et je trouve ça même dommage.
Ils me font parfois penser à Ludwig von 88 pour la déconne des textes, mais de très loin, car ces derniers avaient de véritables chansons, et c'était beaucoup moins lourd.
On a droit aux classiques, genre "Bouba le petit ourson", "Poil pubien", "I like to vomit", "Jacques Chirac", "Les canards" en rappel... Les interludes cinéma sont une réussite (l'interprétation du thème de "Predator", fabuleux !), le batteur s'en donne à coeur joie, bref y a vraiment du bon la dedans, mais une heure c'est trop dans le style pour ma part.
Après un tel succès, il se fait déjà tard, et pourtant, pas de No Return par la suite, mais Natron, italiens d'origine, qui proposent un death brutal très classique. Pas du tout ma choppine de binouse, mais alors pas du tout. Avec mon Padre on se dit que ça va faire long d'attendre encore les headliners, et encore plus de rentrer super tard pour le très gros week end qui nous attendait, alors on s'est échappé de l'Espace Julien, tant pis pour No Return, je les ai déjà vu quelques fois, et je suis certain qu'ils ont assuré, comme à leur habitude.
Un petit mot aux tenanciers de l'Espace... Vous savez, mettre un chiotte de plus pour des centaines de personnes, ça doit pas être super couteux hein... Ne serait ce qu'une pissotière...
Ah et puis un autre petit mot puisque j'y suis: prendre une serveuse à deux de tension, qui ne sait pas taper sur des touches d'une caisse, ça aide pas à la fluidité du service...
Enfin bon, je dis ça, je dis rien hein...
Nada Surf + Underground Railroad + Kim Novak 01 octobre 2008- Espace Julien - Marseille L’espace Julien fait salle comble ce soir avec la venue des américains francophiles Nada Surf entre deux dates internationales pour la sortie chanceuse de leur 5ème album.
La scène s’ouvre avec Kim Novak , ressuscitée sous l’apparence de .../...
L’espace Julien fait salle comble ce soir avec la venue des américains francophiles Nada Surf entre deux dates internationales pour la sortie chanceuse de leur 5ème album.
La scène s’ouvre avec Kim Novak , ressuscitée sous l’apparence de quatre types en noir certes moins pin up que l’originale. Kim Novak , le groupe donc, fait comprendre au public timide qu’avec 900km dans les pattes, nos amis normands aimeraient bien prendre du plaisir, et accessoirement en donner.
C’est chose faite, le public devient foule, et l’engouement se propage. Oscillant avec inventivité dans la mélodie et le rythme entre (power) pop et grunge aux ponts atmosphériques, Kim Novak est emmené par une voix floue (c’est quoi le nom de la chanson …?) et anglophile, dont le timbre rappelle celui de Jack White . Il faudra attendre le dernier morceau pour voir le chanteur et guitariste gaucher se déchaîner, investir la scène, et tirer sa révérence à genoux, en plein larsen extatique. Jolie pépite.
Dans la série des premières parties humbles et savoureuses, le rideau rouge s’ouvre à présent sur le trio des Undergound Railroad qui partagent l’affiche sur une vingtaines de dates européennes aux côtés de Nada Surf . Dans le plus pur style grunge -chemises de bûcheron et converse usées sur fond d’hémorragie capillaire faciale- les banlieusards expatriés à Londres nous en mettent clairement plein la vue.
Les paroles cycliques et lancinantes du batteur et de la guitariste s’entremêlent sur diverses tonalités fébriles, cordes vocales éraillées ou suaves, et le synthé en pièce rapportée se plaît à heurter le trio d’une nappe d’étrangeté. Raphaël fracasse ses toms, suivi par une basse lourde et minimaliste, tandis que Marion torture sa guitare intensivement. Comme il se doit, leur show s’achève en bouillonnement instrumental, salement jouissif.
Le public bien élevé ne s’éloigne pas trop, sirote sa bière avec délicatesse et jette d’un geste élégant son gobelet vide. Trois filles trop maquillées pour leur âge (ah la vieille conne), s’éventent avec des feuilles de cours, et les téléphones portables articulent avec une fierté bruyante des histoires d’orgas londoniennes et de vernissaaaaages pour happy few.
Je me glisse dans l’interstice d’une porte courant d’air et attends gentiment la suite. La musique d’attente prolonge le concert, et l’on se laisse rêvasser dans la moiteur souriante des lieux.
Underground les anglophiles laissent place à Nada Surf les francophiles qui ont le privilège de pouvoir investir la totalité de la scène de l’Espace Julien , embrumée des milles clopes ( ?) à la chaîne du bassiste impassible. Le son est puissant, bien calibré, mais il n’empêche que l’ensemble résonne un peu trop pop rock FM, dans les chœurs un peu sucré et dans le rythme ‘ballade’ du batteur pourtant so smart (chemise, cravate et petit gilet de costume) ; heureusement, quelques passages un peu plus atmosphériques assaisonnent le tout et brutalisent les harmonies parfois un peu trop policées.
Le groupe de bonne humeur assaisonne ses chansons de gentils mots français et enchaîne un panel bien rôdé de leurs différents albums sous les claps-claps et les bras levés du public ravi. Je laisse mon humeur critiquement bougonne au placard et quitte les lieux au bout d’une petite heure de show. Hé oui, que la honte me submerge, je ne suis pas restée jusqu’à la faim de Nada Surf , face à la mutinerie de mes yeux cernés.
Nada Surf + Underground Railroad + Kim Novak 1er octobre 2008- Espace Julien - Marseille Évènement ce soir sur Marseille !
A l'heure où l'OM se rend à Madrid pour disputer son match de ligue des champions et peu après que la police madrilène ait décidée de taper bêtement sur les supporters olympiens, NADA SURF, un de mes groupes .../...
Évènement ce soir sur Marseille !
A l'heure où l'OM se rend à Madrid pour disputer son match de ligue des champions et peu après que la police madrilène ait décidée de taper bêtement sur les supporters olympiens, NADA SURF, un de mes groupes préférés, revient après 9 ans d'absence !
Entre mon équipe et mon groupe de coeur, le choix n'est pas si difficile : ce sera NADA SURF .. 9 ans d'attente tout de même !
la 1ere fois c'était au Moulin (j'y étais) et le concert était resté gravé dans ma mémoire ...
J'arrive avec deux de mes amis vers 20 h 40, la salle est noire de monde et après un ravitaillement bière au café julien nous pénétrons dans la salle de l'espace julien.
KIM NOVAK
nous arrivons à peu près à la moitié de leur set .. ne les connaissant pas du tout, je crois entendre un groupe british et pas "aux accents british" ce qui est en fait une différence fondamentale...
le chanteur-guitariste gaucher dégage une assurance remarquable, aidé en cela par les autres membres du groupe, très bons et communicatifs .. le son est franchement de très bonne qualité (félicitations au passage aux ingé sons qui ont fait de l'excellent boulot) et leurs compos efficaces font mouche sur l'assistance : ils partent sous des applaudissements nourris ! visiblement je ne suis pas le seul à mettre régalé et je me promets de passer sur le myspace de ces caennais (oui ils sont français!) pour en savoir un peu plus sur ces types..
UNDERGROUND RAILROADS
le groupe londonien est composé de 3 membres, un chanteur - batteur - clavieriste au français impeccable, une guitariste - chanteuse et un bassiste ..
le groupe a un peu du mal a démarré son set, la guitariste semble nerveuse et le bassiste complètement effacé à l'air de s'emmerder .. ça commence mal .. seul le chanteur semble concerné par le sujet et on se dit que la demi heure va être longue ..
et puis à partir de la 2ème chanson, la magie opère, ces gens là font une musique complètement barrée ! très électronique grâce au batteur qui tape a la fois frénétiquement sur sa grosse caisse et maltraite son clavier en y extirpant des sons très electros .. la chanteuse qui semblait un peu écrasée par la personnalité du batteur, se révèle .. une voix hallucinante à la Pj Harvey .. du coup le bassiste commence à se déhancher et semble completement habité ...
Ce trio suivi par le très sérieux magazine musical NME est d'une efficacité et d'une originalité remarquable ! ça sonne neuf, frais, excitant ! parfois on a l'impression d'entendre The Streets .. le duo chanteur - chanteuse semble presque raper .. bref une grosse claque et surement un futur album de chevet .. à surveiller de très près ...
NADA SURF
En attendant nos chers New-Yorkais, et profitant du départ de certains a la buvette, nous décidons de nous rapprocher le plus près possible de la scène, non sans mal ..
Le concert commence avec les pépites de l'album "the proximity effect" le meilleur à ce jour des albums de Nada Surf et surement un des meilleurs albums des années 90 .. la voix du chanteur est toujours aussi superbe, le bassiste martèle sa basse avec une assurance de vieux roublard et le batteur du groupe énorme et technique se déchaine sur ses toms…
il faut dire aussi que ces trois types ont la banane et leur plaisir est communicatif ! (marre de ces groupes qui sont persuadés que faire la gueule pendant leur set leur donne une crédibilité artistique !)
…on n'a pas conscience en France de l'importance de NADA SURF en terme d'audience a travers le monde ! voila un groupe qui joue devant des salles bondées, qui fait les plus gros festivals, qui pourrait remplir un stade (ce qui n'est pas toujours un gage de qualité..) et qui fait preuve d'une humilité déconcertante .. ils jouent avec passion et envie devant 350 - 400 personnes (estimation à prendre avec des pincettes)..
le volume sonore semble décuplé par rapport aux 2 groupes précédents … volonté du groupe ou choix des ingés sons ? il m’a semblé en tout cas qu’à chaque nouveau groupe le son n’a fait qu’augmenté ..
le bassiste du groupe au début du set nous explique dans un français parfait (lui et le chanteur se sont rencontrés dans un lycée français en Amérique et ont vécu à Paris) qu’il est obligé de jouer assis car il s’est pété le genou … peu importe le fait qu’il ait rapproché sa chaise le plus près du public nous permet d’apprécier son jeu de basse tout en technique et subtilité .. il assure aussi les chœurs de manière parfaite tout en clopant et en buvant sa bière : la grande classe !
le concert dure largement plus d’une heure, et le moins que l’on puisse dire c’est que le choix de la set list est pertinent : mélanger les chansons anciennes avec les nouvelles compos de leur album ..
Au moment du rappel, à la demande générale, ils jouent le tube qui les a fait connaitre auprès du grand public : «Popular» et terminent par «Always love» … tout simplement fabuleux ..
Après le rappel, l’organisatrice de cet événement, Anne de l’association « s’il ma muse » (remerciée d’ailleurs par le chanteur) et dont il faut souligner la qualité du travail et l’extrème gentillesse, arrive avec une bouteille de champagne sur scène et l’offre aux musiciens qui en aspergent le public…
A la sortie du concert, un peu groogy, nous apprenons que l’OM a perdu à Madrid … on s’y attendait un peu .. au fait ils reviennent quand les NADA SURF ?
pas dans 10 ans j’espère …
John Butler Trio 15 juillet 2008- Espace Julien Mardi soir, c’est la curiosité qui m’a amené à l’Espace Julien (qui pourrait aussi s’appeler "le sauna"). Du John Butler trio, je ne connaissais que leur titre phare Zebra et leur très bonne réputation scénique. Qui plus est, j’aime bien le genre .../...
Mardi soir, c’est la curiosité qui m’a amené à l’Espace Julien (qui pourrait aussi s’appeler "le sauna"). Du John Butler trio, je ne connaissais que leur titre phare Zebra et leur très bonne réputation scénique. Qui plus est, j’aime bien le genre folk rock mais à petite dose. Je ne renie pas le talent d’un Ben Harper par exemple mais je l’ai vu une fois et ça me suffit. Bref allais-je tenir tout le concert ?
Mama King
Quand je suis arrivé, la première partie Mama King était terminée et la salle bien remplie. C’était franchement une bonne surprise. Le changement des Docks à l’Espace Julien, le prix (30€) et la période de l’année (on a plus envie de plein air en ce moment non?) m’avaient pour le moins inquiété.
Je me suis souvent plaint des salles vides ou peu énergiques à Marseille et bien là c’est tout le contraire. Le public est très varié, des jeunes et moins jeunes (pour ne pas dire des vieux…). Il est surtout très fan de ces Australiens qui arrivent peu de temps après sous un tonnerre d’applaudissements.
Ca commence sur les chapeaux de roues avec deux titres très énergiques dont Treat Yo mama de l’album Sunrise Over Sea. J’ai revêtu la tenue adéquate (claquette, short, t-shirt) et pourtant je transpire déjà à grosses gouttes, quelle ambiance !!
John Butler est un très bon musicien, il nous sort toute sa panoplie de guitares, de l’acoustique à l’électrique en passant par le banjo ou la 12 cordes. Il a aussi une très belle voix qu’il peut adapter à tous les styles.
Ses 2 acolytes ne sont pas des manches non plus. Michael Barker à la batterie, aux percussions et au Beatbox (!!) et Shannon Birchall à la basse et la contrebasse nous gratifieront de solos très efficaces. A noter la présence d’un clavier qui fera son apparition sur quelques morceaux.
Le concert est l’occasion pour le groupe de jouer le nouvel album intitulé Grand National. Je peux citer de mémoire Better Than, Daniella, Funky Tonight, Good Excuse, Used to Get High, ou la très reggae Groovin’ Slowly.
Le tout est alterné avec des moments plus calmes où John Butler se retrouve seul avec sa guitare pour des ballades folk très prenantes. Il profite de l’occasion pour nous transmettre un message de paix et d’union sans cliché avant d’entamer une instrumental de presque 10 minutes !!
Mes craintes sont donc estompées puisque le concert a commencé depuis une heure et demie et que je n’ai toujours pas eu l’occasion de m’ennuyer.
Le Trio joue enfin Zebra au plus grand plaisir d’un public en folie et quitte la scène.
John Butler revient pour le rappel accompagné par Mama King, qui assurait la première partie, pour un duo très touchant. Il est ensuite rejoint par le reste de sa bande pour conclure le concert sur un dernier morceau qui part dans tous les sens. Il se retrouve notamment aux percussions avant de revenir à sa guitare.
Au final c’est presque 2h de joie et de bonne humeur, le tout dans une belle communion, que nous a offert le John Butler Trio. Merci à eux pour cette belle (et chaude !!) soirée.
Mademoiselle K 31 Mai 2008- Espace Julien Marseille Encore en tournée Mademoiselle K ?
Je l'ai vue en Juin dernier pour son premier album ça me vexe , je m'attendais pas a déjà la revoir et en plus pour un deuxième ...
Jamais la paix , effectivement ça c'est un titre révélateur ! sortie il n'y a .../...
Encore en tournée Mademoiselle K ?
Je l'ai vue en Juin dernier pour son premier album ça me vexe , je m'attendais pas a déjà la revoir et en plus pour un deuxième ...
Jamais la paix , effectivement ça c'est un titre révélateur ! sortie il n'y a pas une semaine, et déjà tournée test en public pour le groupe.
Bon j'arrive devant l'Espace Julien a 20h, et y'a du monde qui attend, moi j'ai les nouveaux refrains qui tournent dans la tête, j'ai bien révisé, et j'espère qu'une chose ne pas trouvé un groupe épuisé par la pression...
20h30 pile, Lippie rentre en scène pour la première partie, que dire,... un duo, Lippie pour la voix, et son binôme dont j'ai pas entendu le prénom, pour la beatbox et la guitare.
Comment dire, à moitié amusé pour ce spectacle, a moitié énervée aussi.
Navrée pour elle si il y'a eu des problèmes et incidents techniques, et j'dois dire que son attitude un peu sale gosse ça m'a bien fait marrer , mais faut quand mime penser à expliquer au public ce qui se passe.
Parce qu'après de multiples interruption pendant les chansons et devant une chanteuse de plus en plus tendue, on savait plus trop comment réagir.
Heureusement elle a une voix magnifique et on se dit qu'on aimerait volontiers en profiter a fond, encouragements multiples pour la chanteuse, pour une première partie décidément pas commune... Une rock star dans l'âme , il aurait fallu un petit f... you everybody à la fin pour combler nos attentes !!
21h30, l'ange noir arrive sur scène. évidemment de noir vêtue, pantalon en cuir, petit corset et ailes dans le dos, la classe !
Accompagnée bien sûr de Pilou(basse) Peter (guitare) et David (batterie).
Acclamations suraiguës ... elle nous attaque direct avec « le vent la fureur », le son est bon, les guitares pètent bien, elle joue de sa voix comme a son habitude, et c'est franchement le pied d'entré de jeu.
Au premier rang on reconnaît les fans, qui déjà servent de deuxième voix sur les nouveaux titres (l'album fêtant ses 5 jours on applaudira la performance s'il vous plait) !
Pour cette première demi heure de concert on a droit a deux anciens titres (creve, le cul entre deux chaises), et ça commence a bien bouger !
L'énergie du groupe est plus que contagieuse.
Si sur les albums on peut classifié Mademoiselle K de groupe Pop/Rock , sur scène la formation prend une ampleur plutôt rock, saturé, et énergétique !
En plus d'être efficace, elle peut se vanter d'avoir des musiciens qui sur scène explosent littéralement, a l'image du public.
Elle joue avec nos nerfs, elle nous allume avec des riff surchauffés, et elle nous force a redescendre quand on commence a prendre feu, revenant a des mélodie plus douce, pour nous rallumer de plus belle quelques secondes plus tard !
Ca fonctionne merveilleusement bien, et les nouveaux titres sont autant porté par la foule que les anciens ( pas des carrés, click clock); entre les chansons on a droit a des petits discours bien sympa de la demoiselle, toujours plein d'humour bien a elle, a l'image de ses textes.
Atomsphere différente pour le titre qui fait office de trêve en smoking , on y retrouvera l'ambiance de fringues par fringues de l'album précédent, d'une voix sensuelle elle nous laisse reprendre notre souffle, et nous laisse profiter de sensations plus ... subtiles.
Répis de courte durée, elle en remet une couche, avec ça me vexe , qui a pour effet d'achever de mettre en transe le public, son titre phare et chanté d'une seule voix par l'ensemble de la salle, c'est l'hystérie collective, un joyeux bordel a l'espace julien !!
La setlist niquel, permet a Mademoiselle K d'enchainer avec un titre du même gabarit Jamais la paix un peu la suite du titre précédent (on t'appelle pas tu te vexe, on t'appelle trop tu te plains !! la fille... « jamais contente », surtout).
Puis on a droit a une version plus acoustique de Jalouse , la mademoiselle troc donc ça gratte électrique pour une bonne vieille sèche, ce qui l'empêche surtout pas de nous en envoyer plein les oreilles !
Le groupe a l'air de profité du moment autant que nous, ça fait du bien a voir !
Arrive le morceau grave , single radio du dernier album, déjà un tube a l'espace julien, pour autant que j'ai pu le constaté ce soir, le groupe n'a pas a s'en faire pour l'accueil de ce nouvel opus, l'enthousiasme collectif le prouve, il est aussi efficace que le premier, voir bien plus !
La chanson qui suit permet a tous le monde d'éviter l'attaque cardiaque, Maman XY , certainement le titre le plus émouvant du spectacle, on y retrouve le coté écorché du personnage, sur un texte qui l'est tout autant. J'avais déjà expérimenté le morceau sur la précédente tournée, l'effet et inchangé, l'auditoire pris a la gorge est suspendu aux lèvres de Mademoiselle K , qui fait passé une énorme émotion , prouvant une fois de plus qu'elle en a dans le ventre, autant que dans la guitare.
Bien entendu c'était reculer pour mieux sauter, le groupe repart de plus belle, avec du bon gros son rock pour finir ce concert, ça sent l'été , tea time , a coté et enjoliveur .
Dernier titre d'ailleurs qui donne l'occasion a mademoiselle k de se jeter dans la foule, faisant ainsi un tour de salle en lévitation.
Elle y perdra une aile, et y gagnera un point de rockstar attitude !
On aura droit a 4 chansons de rappel, dont le fabuleux final du précédent album, je dessine du nouvel, et la mythique chanson de David Bowiespace oddity , reprise disponible sur le myspace du groupe.
En deux mots, très bon concert, ambiance géniale, mademoiselle k et son groupe ont une nouvelle fois assurés, et a entendre les commentaires ravis a la sortie du concert, je pense que tous le monde se réjouit que Mademoiselle K n'ai: Jamais la paix !!!
Une question reste cependant en suspend, que sont devenus les cornichons ? Réagir à cette critique