Coheed And Cambria, YellowCard, New Found Glory 02/09/2004- Elysee Montmartre Wow C etait tout simplement genial ! Coheed a joué un set un peu court mais pr une premiere fois, on va pas etre trop gourmand; ensuite Yellowcard qui a bien fait bougé le public c etait d enfer; Puis bien sur NFG qui a tout déchiré. Jordan etait obligé de s arreter de chanter parfois pour reprendre sa respiration tellement il s est donné ! Ian a .../...
Wow C etait tout simplement genial ! Coheed a joué un set un peu court mais pr une premiere fois, on va pas etre trop gourmand; ensuite Yellowcard qui a bien fait bougé le public c etait d enfer; Puis bien sur NFG qui a tout déchiré. Jordan etait obligé de s arreter de chanter parfois pour reprendre sa respiration tellement il s est donné ! Ian a bien bougé, et Chad a bien deliré avec le public ! Well, IT WAS AWESOME !! Réagir à cette critique
The National 12 juin 2004- Espace scène live (ex Balthazar), Thiers (63)
Cela faisait deux ans qu’on attendait de voir sur scène le groupe américain The National ; en fait depuis l’écoute répétée du premier album très prometteur des new-yorkais sorti chez Brassland en 2002. Par la suite Sad songs for dirty lovers et Cherry tree n’avaient fait que confirmer le potentiel des premiers morceaux : ce combo en « The » .../...
Cela faisait deux ans qu’on attendait de voir sur scène le groupe américain The National ; en fait depuis l’écoute répétée du premier album très prometteur des new-yorkais sorti chez Brassland en 2002. Par la suite Sad songs for dirty lovers et Cherry tree n’avaient fait que confirmer le potentiel des premiers morceaux : ce combo en « The » (mais qui ne fait pas du rock’ n roll) est taillé dans l’étoffe dont on fait les groupes importants. Si un doute pouvait éventuellement subsister avant de les avoir vu fouler les planches, la performance intense et marquante des six musiciens à Thiers nous a comblé au-delà de nos attentes…
Fort d’une discographie où aucune faute de goût n’est présente, Matt Berninger (chanteur envoûtant et explosif), Padma Newsome (violoniste tour à tour mélodique où bruitiste à la John Cale), Aaron Dessner (lignes de basse entêtantes), Bryce Dessner (guitare gorgée d’écho à la The Edge), Bryan Devendorf (batteur toujours plein d’à propos) et Scott Devendorf (guitariste sobre et précis) n’ont eu aucun mal à emmener loin - très loin - le nombreux public réuni dans la salle de l’ex Balthazar, qui rouvrait ses portes pour l’occasion. A la fois inquiétants, lumineux, limpides et torturés, les morceaux de ce groupe à part ont des vertus évocatrices peu communes. L’exceptionnelle voix grave de Matt Berninger, capable de passer sans crier gare du rôle de pop singer cabossé par la vie à celui de performer déchaîné, donne le « La », le groupe, quant à lui, bâtit des merveilles de pop songs sur lesquelles planent les ombres du rock new-yorkais et de la cold wave mais aussi de la country et de la folk music. Chaque titre fait surgir un flot de sentiments contrastés difficile à supporter pour peu qu’on soit sensible… Les yeux fermés, complètement parti, on se laisse emporter très loin du rivage, là où d’imprévisibles courants peuvent s’avérer fatals.
Sur scène, peu d’artistes arrivent à plonger en quelques instants (et pour la durée du concert) dans les méandres d’une mélancolie teintée de bonheur et de rage contenue… Jusque là, les Tindersticks, Godspeed You Black Emperor !Jean-Louis Murat et Elysian Fields avaient fait cet effet, maintenant il faudra compter avec The National, pour de nombreuses années, espérons-le… Ça valait vraiment le coup de patienter un peu avant de vivre un tel moment !
A lire également : les chroniques des disques de The National.
Plastic Gangsters 31 mai 2003- Balthazar à Thiers Il ne faudrait pas s'enflammer sur cette parodie de rock'n'roll !!!J'ai eu l'impression de voir une caricature de Claude François accompagné de pseudos musiciens qui ont l'air de découvrir la vie... Certes les morceaux sont bien envoyés, mais tout le monde en fait trop. Il ne faut faire pas semblant de ressentir la musique, il faut la vivre tout .../...
Il ne faudrait pas s'enflammer sur cette parodie de rock'n'roll !!!J'ai eu l'impression de voir une caricature de Claude François accompagné de pseudos musiciens qui ont l'air de découvrir la vie... Certes les morceaux sont bien envoyés, mais tout le monde en fait trop. Il ne faut faire pas semblant de ressentir la musique, il faut la vivre tout simplement, la laisser vous traverser les veines. Donc, les Plastic je n'irai plus, j'ai vu, j'ai trouvé ça sans intérêt. Pierre Andrieu, décidement je ne vous comprendrai jamais... Réagir à cette critique
A Smell Of Fox + The Plastic Gangsters + Dj Argh 31 mai 2002- Le Balthazar, Thiers The Plastic Gangsters Psychedelic X-Plosion X-Perience and The New Revolution From The Black Leather Lagoon (le nom complet du groupe !) arrivent tel un gang surexcité s’apprêtant à jouer au CBGB's.
Le guitariste rythmique, Harvey "Turbo Rat" Di Fontis, a enfilé un superbe maillot de Manchester United au nom d’Eric « The King » Cantona. .../...
The Plastic Gangsters Psychedelic X-Plosion X-Perience and The New Revolution From The Black Leather Lagoon (le nom complet du groupe !) arrivent tel un gang surexcité s’apprêtant à jouer au CBGB's.
Le guitariste rythmique, Harvey "Turbo Rat" Di Fontis, a enfilé un superbe maillot de Manchester United au nom d’Eric « The King » Cantona. Est-ce un heureux présage ? Oui ! Le groupe entame l’hymne des Stooges qui ouvrait tous les concerts d’Iggy Pop en 1993 : Down on the street ! Quel riff monumental !
Nous allons assister ce soir à un concours de poses rock ‘n’ roll assez impressionnant. C’est d’abord le chanteur, Peter Marvel, qui hurle comme Iggy et se retrouve à genoux au pied du micro, comme son idole. Un peu plus tard, c’est "Turbo Rat", qui ayant trop regardé sa vidéo de Ziggy Stardust, se prend pour Mick Ronson et nous refait le coup du guitariste jambes écartées au-dessus du chanteur, couché sur le sol. Bravo pour les références ! Pour compléter le tableau, le batteur, "El Drummo" Ramirez, joue moquette au vent et cogne comme un sourd. Pour ne pas passer pour des rigolos, le bassiste, Mick "Carburator" Rocco, et le lead guitariste, Vince-O-Matic, se doivent de réagir !
C’est chose faite quand le bassiste joue assis sur les retours puis se promène dans le public tandis que son acolyte actionne ses pédales avec… sa tête ! La charmante choriste, ZaZa Soprano, a choisi, elle, de se trémousser lascivement : cela provoque un ballottage très favorable… Mais où sont donc passés les gentlemen de Karma Antica ? Où sont les arpèges cristallins ? Qu’ont-t-ils fait de leurs morceaux pop ? Qu’est ce qui les a transformés en Wild animals ? Alors là, va savoir…
Ils se sont changés en véritable tribute band de l’iguane : Louie Louie version American caesar, TV eye, I wanna be your dog viendront charmer les oreilles des fans du mauvais garçon du Michigan. Leurs versions sont bien crades et sont un véritable hommage aux morceaux des Stooges.
Pour montrer qu’ils sont restés jeunes malgré le poids des années de débauche, ils nous jouent l’excellentissime Hate to say I told you so de The Hives. Très bien, mais vous étiez où le 9 décembre 2000 quand les Hives ont joué à Clermont-Ferrand en ouverture des Wampas ? Ah, on fait moins les malins ! De toute façon, The hives are law, you are crime !
Pour que le bonheur soit complet, Gloria de Van Morrison (repris par Patti Smith), What goes on du Velvet Underground et Roadhouse blues des Doors sont interprétés avec une fougue juvénile. « Let it roll ! All night long ! » Remettez-nous ça et que ça saute !
Pendant la pause, un chevelu du nom de François A. (qui se fait appeler Dj Argh ou je ne sais quoi : je ne comprends pas ce qu’il me dit et je n’arrive pas à lire ce qu’il écrit, donc…) passe à un volume déraisonnable sa collection de disques, assez incroyable, il faut le reconnaître ! La reprise techno/hardcore de Paranoïd de Black Sabbath est un morceau d’anthologie que tout mélomane doit posséder dans sa discothèque. Into the groove de Madonna par Sonic Youth est légèrement plus subversive que la version de Superbus que nous inflige MCM, la chaîne des djeunes. Voir ce jeune homme s’agiter frénétiquement est un spectacle en soi ! En fait, il est tellement hystérique derrière ses platines qu’il pourrait passer n’importe quoi ! Il est pas un peu frappé celui-là par hasard ?
Les stars de la soirée, A Smell of Fox, ont très joliment décoré leurs retours sur scène avec le nom du groupe (très frais !). Il y a aussi les mots chacal, hyène et je ne sais plus je ne peux pas me souvenir de tout non plus quoi merde ! Le ton est donné : ils ne vont pas faire dans la pop anglaise à la Belle & Sebastian !
Leur set est composé de reprises de titres de punk/hardcore assez anciens. N’est-ce pas pathétique de voir ces trentenaires jouer torse nu des antiquités, hurler comme des gorets et prendre les poses les plus cliché ? Et bien, contre toute attente, pas le moins du monde ! C’est même rafraîchissant de voir ces quatre-là jouer toutafondlive ! Les titres sont chantés par le bassiste Rollo, très à l’aise pour les gueulantes, son ami Christophe « le méchant » n’est pas en reste en ce qui concerne le volume sonore… Rollo n’arrête pas de dire « Hi, I’m Johnny Cash » entre les morceaux. Comment font-ils pour se mettre dans des états pareils ? Ce doit être la puissance du rock ‘n’ roll ! La flamme habite aussi le discret guitariste qui wahwahise délicieusement tandis que le batteur, Yannis S. fait une démonstration de force. Mais il martèle ses peaux comme une brute, le petit salaud ! La combinaison des quatre donne un jublilatoire hardcore des familles !
Leur reprise de Blitzkrieg bop des Ramones est bienvenue mais quicestdonc qui « chante » « Hey, ho, let’s go ! » et ne connaît pas le reste du texte ? L’immense guitariste des Plastic Gangsters ! « Vincent is a punk rocker and somebody put something in his drink ! » Ah, c’est du propre ! Choum, le patron de la salle, qui s’agite comme un fou furieux au premier rang depuis le début de la soirée, est invité à monter sur scène. C’est son anniversaire ! Le groupe nous offre alors une version karaoké de Too drunk to fuck des Dead Kennedys envoyée par le Dj. Le groupe, avec Choum au micro, mime à la perfection et en rajoute des kilos, un peu à la manière de Nirvana faisant semblant de jouer Smells like teen spirit à l’émission Top of the Pops. Mais de qui se moque t’on ? Choum redescend jouer de la guitare en carton en dansant comme Chuck Berry avec le t-shirt déchiré du bassiste autour du cou ! Si ce monsieur n’est pas passionné par ce qu’il fait, je n’y comprends rien !
Après avoir rejoué un titre incroyablement bon et puissant des inénarrables Reverend Horton Heat, les Smell of Fox regagnent leurs loges gigantesques. Cette bande de voyous nous a offert un florilège de ce qui se fait de plus violent et rapide dans le hardcore/punk et je crois que j’ai pris mon pied. C’est grave docteur ?
C’est la première fois que je retournais au Balthazar depuis sa rénovation et malgré la demi-heure de route, je crois que je vais revenir : cette salle est furieusement conviviale et ROCK ‘N’ ROLL !