Karpienia + Lansly 07 mai 2007- Exodus – Marseille Bon ce soir j'ai l'impression que c'est vendredi … peut être parce que demain c'est férié et que cette après midi il n'y avait plus grand monde là où je bosse … en tout cas je me rends à l'Exodus à 20h30 pétante … ici ça commence à l'heure … pour .../...
Bon ce soir j'ai l'impression que c'est vendredi … peut être parce que demain c'est férié et que cette après midi il n'y avait plus grand monde là où je bosse … en tout cas je me rends à l'Exodus à 20h30 pétante … ici ça commence à l'heure … pour découvrir le nouveau groupe de Sam le chanteur de Dupain. Comme ca risque de finir tôt, après j’irai surement faire un tour au Poste (concert metalo-gothique) et à l'Intermédiaire (house) …
En arrivant devant l'Exodus du beau monde … Hakim Hamadouche (apparemment plus là pour prendre des photos que jouer du luth), le trombone des Kanjar'Oc (dont d'ailleurs Sam porte un t-shirt), Manu du Cor de la Plana, Thierry de l'Escale St Michel … bref des potes qui sont venus voir des potes jouer. Tant mieux ça fait du monde à l'Exodus. En fait Carpienia (c'est le nom du groupe) ne jouera qu'une vingtaine de minute en ouverture d'un groupe réunionnais à propos duquel je connais encore moins de choses …
Les trois de Carpienia se mettent donc en place. 2 aux luths ou mandoles (je ne connais pas la différence) et un aux percussions. Il y a donc Sam et Nielo aux mandoles et au chant et de Bijan (Chemirani) aux percussions. En fait c'est déjà ce dernier que j'avais vu à la soirée Slam et souffle à Martigues en compagnie entre autres de Serge Teyssot-Gay et Frédéric Nevchehirlian .
Je me demande un peu ce que je suis venu faire ici, en effet je ne suis pas très fan de la voix de Sam et je savais très bien en venant que c'était lui qui chantait … mais c'est pas grave, j'essaie encore. Et j'ai bien fait, car je ne sais pas si je m'habitue à son timbre un peu nasillard, je ne sais pas si je m'habitue à son accent marseillais qui avait du me paraître exagéré les premières fois mais là ça ne me choque pas …
Je dirais même que ça me plait sur la plupart des morceaux. Le chant est en français (sauf sur un des morceaux), on comprend donc mieux de quoi il s'agit. Je ne me souviens plus très bien de quoi cela parlait, mais je sais que j'avais trouvé les textes assez jolis. Un des morceaux m'a fait pensé à Les Vivants.
Le chant de Sam toujours assez plaintif est soutenu par celui de Nielo (choeurs et refrains). Au milieu, Bijan, imperturbable joue sans broncher de sa « derbouka » ou de sa caisse. Ses doigts vont vite, très vite … il module les sons qui sortent de la caisse avec son pied. J'imagine que c'est classique mais je n'avais jamais fait attention avant.
Les deux autres s'excitent sur leur mandoles. Par moment ils ont l'air de gratter tellement fort que je me demande si ils ne vont pas finir par péter un corde ou deux. Elles tiennent ; tant mieux. En tout cas j'aime bien ce côté rock n' roll et les grimaces qui vont avec.
C'est déjà (après 5 morceaux ?) la fin de leur set, on arrive à les faire prolonger d'un morceau. En tout cas je suis conquis. Encore un bien chouette groupe ! ps : à noter que Sam et Bijan font aussi partie de La Troba Nova, avec Hafid Douli et Manu Théron (décidemment !) que je me ferai un plaisir de découvrir un peu plus tard dans la semaine …
Après une pause pour les fumeurs, pendant lequel on évacue les instruments de Carpienia et installe ceux de Lansly(et pendant laquelle je me caille un peu) … c'est au tour de duo réunionnais de faire son entrée sur la petite scène de l'Exodus. Je suis tout de suite saisi par leur coté mystique.
Un grand blanc cheveux tirés en arrière, se tenant très droit, habillé en noir avec une guitare blanche, et un indien habillé en noir lui aussi, avec turban, équipé d'un tambourin. Les deux ont l'air de flotter. Ils sourient et ont l'air apaisés … j'avoue : je pense à une secte.
Et ce n’est pas le premier morceau qui va m’enlever cette impression … au contraire. Le grand reste très droit, il est complètement absorbé par ce qu’il chante (et auquel je ne comprends rien) ; l’autre joue du tambourin de façon très sérieuse aussi, levant régulièrement une de ses jambes tel un flamand rose.
Que disait la petit bio sur le programme de l'Exodus : « Lansly est un duo originaire de l'île de la Réunion installé depuis quatre ans dans le sud de la France. Les deux musiciens étant eux même issus d'un métissage entre Asie, Afrique et Europe, leur musique emprunte naturellement aux différentes cultures. […] Leur goût pour les sonorités ethniques les conduit à utiliser tout un arsenal d'instruments allant des percussions (tablas, tavil, calebasses, pandero…) aux instruments à cordes (guitare, sarod, dan tranh…). »
C'est vrai que leur musique est assez mélangée. Selon les morceaux et les moments on pense à différents trucs, avec toujours ce côté mystique très présent. Les influences indiennes sont très palpables. A plusieurs moment ça m'a évoqué Susheela Raman.
La deuxième caractéristique de leur musique (et dont certains auraient fait leur arguments commercial) c'est la langue imaginaire qu'ils utilisent. Très honnêtement j'ai bien du passer la moitié du concert à me demander si c'était un dialecte peu connu ou si c'était le fruit de leur imagination.
Et bien comme chez l'ami Nosfell ce qu'ils chantent (et qui sonne très bien) ne veut rien dire. Ce n'est pas gênant du tout, c'est même amusant et d'une certaine façon impressionnant. Je serais bien incapable de dire une phrase dans un langage imaginaire sans retomber sur quelque chose que je connais déjà.
Mais contrairement à Nosfell (et c'est ce qui m'énerve prodigieusement chez lui et me fais complètement sortir de son univers) pas de blah blah sur un pseudo monde imaginaire entre les morceaux. Juste quelques explications sur ce qui les a éventuellement inspiré.
Vers la fin - je ne me souviens plus combien de temps ça a duré mais ça m'a paru très long - ils ont échangé leurs positions. Le percussionniste a pris la guitare, dont il a fait un usage un peu plus funky que le précédent, et c'est le chanteur qui s'est tout doucement installé derrière les percus.
Même si ils sont meilleurs dans leur rôles originaux ça apportait un peu de diversité ce qui n'était pas pour me déplaire. Je resterai patiemment jusqu’au bout, même si j’ai été tenté de partir un peu plus tot …
Après ce long concert, et n'étant pas en vélo (mal au genou) j'ai eu la flemme de pousser jusqu'au Poste à Galène j'ai donc juste fait un petit tour à l'Intermédiaire où Blondinaman s'excité derrière ses platines et machines, pendant que Raptus encourageait le public à danser un peu plus proche de la scène.
Je profiterai de passage de DJ Raptus derrière les platines pour m’éclipser sournoisement et ne gouterai donc pas au mix de Fred Mato qui a parait il « tout pété » à la suite de nos deux marseillais.
>> Réponse (le 15/05/2007 par Claire) Carpiena : apprécciable.
Lansly : saisissant, authentique, un vrai coup de coeur...j'adoreLa suite
>> Réponse (le 15/05/2007 par sylvie) Authentique, vrai, étrange, attirant...La suite
>> Réponse (le 15/05/2007 par Caro) Je pense qu'il y avait de l'authenticité, avec Lansly, le monde etait autrement, duo mytique, ont les vois déja trés .../...La suite
Antiquarks 17 fevrier 2007- Exodus - Marseille
Mais de quelle planète sont ils ? genesis, magma, orient ou un nouveau monde encore inconnu ? Pour les avoir vu, je sais maintenant qu'ils sont humains, généreux et drôles pendant les intermaides et qu'ils ont réussi à m'emmener avec eux vers .../...
Mais de quelle planète sont ils ? genesis, magma, orient ou un nouveau monde encore inconnu ? Pour les avoir vu, je sais maintenant qu'ils sont humains, généreux et drôles pendant les intermaides et qu'ils ont réussi à m'emmener avec eux vers plusieurs univers.
Un duo batterie/vielle à roue (attention électro-accoustique !)et la voix puissante et envoutante de Richard Monsegu.
Je leur souhaite de cartonner au printemps de bourges.
Anaïs 23 juin 2004- Exodus - Marseille
Waw ! Cela faisait un moment que je voulais voir Anais. J’ai bien cru que ça allait être possible le soir de la fête du Panier … mais cette dernière ayant été annulée au dernier moment pour d’obscures raisons de sécurité, il m’aura fallu .../...
Waw ! Cela faisait un moment que je voulais voir Anais. J’ai bien cru que ça allait être possible le soir de la fête du Panier … mais cette dernière ayant été annulée au dernier moment pour d’obscures raisons de sécurité, il m’aura fallu patienter une semaine de plus pour la retrouver dans le cadre intimiste de l’Exodus.
Même si je ne l’avais encore jamais vu … je suis arrivé ce soir la en connaissant déjà les 8 titres de sa demo par cœur (si vous avez l’occasion de vous la procurer n’hésitez, c’est proprement époustouflant), et l’heure qui a suivie fut a la hauteur de mes espérances. Ex fan d’Opossum vous allez être combles.
Elle a attaqué en douceur a la guitare sèche avec sa parodie de Linda Lemay avec Même si la vie c’pas du fois gras. Très forte lorsqu’il s’agit de prendre des accents diverse, Anais a ainsi pu chauffer la petite salle de gens plutôt silencieux assez vite. Puis sa chanson sur les couples Mon amour, mon coeur ou elle se moque adorablement de ceux-ci « qui lui rappelle qu’elle est seule », suivi du très doux Elle sort qu’avec des blacks … il n’y a pas a dire elle a une facilité (apparente en tout cas) pour pondre des textes drôles, fins et touchants, tout a fait déconcertante.
Le morceau, ou plutôt intermède suivant a permis de voir la bonne utilisation qu’elle faisait de sa pédale qui lui permet de se sampler, pour un morceau celtique trippant. Cela lui permet de se produire seule comme Dominique A et construire son morceau petit a petit. Le premier que j’avais vu faire ça a ses débuts était -M- …souhaitons lui au moins la même réussite ! Puis vint La vie est dure morceau de la période Opossum ou elle se régale une fois de plus avec sa pédale pour réaliser tous les cœurs, suivi d’une petite nouveauté … introduit avec un accent américain a propos … Bad blues singer qui a un petit cote Hard to handle … excellent. Une autre nouveauté (pour la première fois sur scène apparemment) du titre de Baise moi … ou on retrouve son thème de prédilection : les relations amoureuses (heureuses ou finis) mais toujours traitées avec humour.
Juste après, le tube en puissance (en live en tout cas) avec la plus belle chose au monde, chanson dédiée a toutes les maman. Le volume sonore et la voix de Anais (qui peut la rivaliser avec celle de Candice du groupe Eths) ont fait trembler les murs de l’Exodus (ce qui doit arriver assez rarement). Ce fut drôlement terrifiant. Rap collectif fut pour elle la seconde occasion de laisser sa guitare près du tabouret pour le morceau que j’attendais. Si le son de sa voix était un poil aigu par moment ce morceau n’en reste pas moins un de mes préférées avec son « moi je moi je moi je pa pa pa » hypnotique. Vive le Ministère Acide !
Elle calmera ensuite le jeu avec Christina avant de se re-enflammer avec une nouvelle chanson d’amour (je t’aime a en crever), a grand cou de kazoo, avant de finir ses rappels avec une chanson douce … la farniente qui figurait déjà sur le Excuse moi j’voulais te d’mander. Puis ce fut déjà l’heure de ce quitter 23h … waw du coup il reste un peu de temps pour faire autre chose … ou se coucher tôt !
En conclusion j’ai adoré ce spectacle. Je pense que Anais ira loin et très vite (il suffit de jeter un œil a la quantité de concert qu’elle a déjà effectué). Elle a la un set (qui s’étoffe assez rapidement) facile a caser en ouverture de n’importe quel artiste, qui ne prend pas beaucoup de place (une guitare et un tabouret) et qui est sur de faire mouche. J’imagine qu’a terme elle finira par incorporer des musiciens pour donner un peu plus de volume a certains de ces morceaux (petite reformation d’Op… ?)… mais pour le moment ça semble nickel.
PYR+Roger Nucléaire+Beurk 27 et 28 juin- l'exodus, Marseille Excellentes soirées de musique improvisée à l'exodus, malheureusement désérté par le public, c'est vrai que c'était un peu cher, mais quand même, les habitués du Montévidéo ou de la Friche était absents. Dommage car on a eu droit a des sets bien .../...
Excellentes soirées de musique improvisée à l'exodus, malheureusement désérté par le public, c'est vrai que c'était un peu cher, mais quand même, les habitués du Montévidéo ou de la Friche était absents. Dommage car on a eu droit a des sets bien barrés; Roger Nucléaire s'est présenté comme un trio, trois guitaristes aux sons tordus qui ont aussi recours aux boîtes à rythmes, à la clarinette, ou a des accessoires divers; beaucoup d'ambiances, de boucles lancinantes, pertubées par pas mal d'humour ainsi que quelques clins d'oeil très zarb -Serge Lama version bruitiste/ Henri Salvador sauce drum & bass country!- vraiment une bonne surprise... SystemBeurk ont fait un set carrément plus déjanté qui a fendu les plâtres tout frais de l'exodus; cris, rythmes sursaturés, guitares stridentes, larsen, une véritable agression sonore avec de rares acalmies (accords planants, mélodies arabisantes) avant de repartir dans un mélange de sons encore plus déments! Spectacle incroyable dans un lieu comme l'exodus!
Mention spéciale à PYR qui -dans ce contexte assez "chargé"- a présenté un set de chansons au piano accompagné simplement d'un batteur; ça fait du bien de voir de la chanson avec une formation un peu spéciale, c'était très frais, très ouvert, avec des textes simples et justes...à voir!
C'était franchement deux bonnes soirées qui auraient méritées que le public soit au rendez-vous...
PYR + Roger nucleaire+ Beurk 27 et 28 juin 2003- l'exodus - Marseille Stupeur et trompettes... deux supers concerts à l'exodus et quasiment personne pour voir ça! L'exodus a pris un risque sur les musiques improvisées mais n'a pas été récompensé...
Trois belles prestations pourtant; ça a commençé avec les chansons de .../...
Stupeur et trompettes... deux supers concerts à l'exodus et quasiment personne pour voir ça! L'exodus a pris un risque sur les musiques improvisées mais n'a pas été récompensé...
Trois belles prestations pourtant; ça a commençé avec les chansons de PYR, tantôt mélancoliques, tantôt légères, des textes simples colorés par un clavier et une batterie. La formation est plutôt originale, et ça fait du bien d'entendre de la chanson avec une instrumentation un peu atypique. Quelques instrumentaux ajoutent encore de l'espace, des ouvertures... franchement, à voir...
J'avais déja perdu deux kilos (la temperature avoisinait les 756°) quand Roger nucléaire (?) a fait son apparition: ça a démarré immédiatement, boucles, guitare préparée, sons triturés, bribes de feuilletons télévisés, etc... dans un joyeux bordel contrôlé... deux mecs en bonnets sur scène accompagnés par PYR (éclectique en plus!) pour une bonne heure de musique improvisée très hypnotique. Tous les trois étaient vraiment à l'écoute, même lors d'une reprise de Serge Lama -je me souviens plus du titre- passé à la moulinette bruitiste ou d'un étrange mix d'Henri Salvador avec de la drum'n'bass country (je n'invente rien!), pas mal du tout. Ca change de certains concerts un peu cul serré. Une bonne soirée avec des nouvelles têtes, bien cool.
La musique improvisée continuait le lendemain avec le concert de Système Beurk; je sais pas si vous avez vu ces mecs au Balthazar pour la soirée Homosuperior, mais il fallait être là pour voir ça, ils ont atomisé l'exodus! a coup de boite à rythmes tordus, de larsen, de guitares stridentes à l'archet, ou de hurlements du chanteur. Il y avait de brèves acalmies, avec des mélodies orientales ou des accords planants, et ça repartait de plus belle dans un fracas sans nom. Quelques petits ratages (ouais c'est improvisé quand même...) assez drôles, et quelques départs surprenants comme losque le chanteur (?) s'est mis a raconté une conversation entre deux prostituées que les autres se sont empréssés d'illustrer. Malgré le peu de public c'était trop pour la salle chauffée à 500° (il faisait moins chaud que la veille), un raz de marée sonore, avec en prime un strip du chanteur pour cloturer le tout! Hallucinant! Ils passent à l'épicerie dans la semaine, il faut voir ça!
Au final, c'était quand même deux concerts de musique improvisée assez interessants, avec pas mal de fraîcheur. Mais où étaient les Marseillais ? Je n'ai pas vu les habitués des soirées du Montévidéo ou des concerts de voyages de l'AMI... où étaient-ils? Trop frileux pour s'aventurer à l'exodus? Pas très curieux en tout cas, dommage. En tout cas j'ai passé un beau moment et j'ai maigri, ce qui est quand même pas mal!