Nevchehirlian, The Notwist, Polysics, Ebony Bones, Boys Noize (Marsatac - jour 3) 27 Septembre 2008.- Esplanade du J4 - Marseille
Dernier soir qui visait le public rock et surtout electro venu plus tardivement que la veille, avec encore de plus ou moins bonnes choses.
Les hostilités commencent avec Nevchehirlian, le groupe de Fred de Vibrion qui avait ouvert ce même festival il y a quelques années, dans un registre plus slam/electro alors très original. Ce projet là .../... La suite
Dernier soir qui visait le public rock et surtout electro venu plus tardivement que la veille, avec encore de plus ou moins bonnes choses.
Les hostilités commencent avec Nevchehirlian, le groupe de Fred de Vibrion qui avait ouvert ce même festival il y a quelques années, dans un registre plus slam/electro alors très original. Ce projet là est plus classique dans la forme, du rock à texte qui fait penser dans le meilleur des cas à Diabologum, Dominique A voire Noir Désir (les affiches partagées avec Serge Tessot Gay n'y sont surement pas étrangères), avec un chant scandé accompagné de deflagrations electriques qui font leur effet.
L'accueil est correct pour l'unique groupe local de la soirée, en attendant qu'ils fassent parler d'eux discographiquement l'an prochain.
Think Twice
Leur dernier album est passé innaperçu mais on est vraiment content de voir pour la première fois ici les Allemands de The Notwist, parmi les plus dignes émules de New Order. On aime la mélancolie du chanteur Markus Acher, cette facilité à enchainer morceaux electro pop très simples avec des choses plus rock, et ce goût de l'experimentation qui leur fait rallonger et rendre méconnaissables certains titres.
Et puis il y a ce facétieux Martin Gretschmann aux claviers qui commande ses machines avec des manettes de console de jeux, comme dans son autre groupe...Console.
Pas de "Chemicals" ou de "One with the freaks", tubes pourtant incontournables mais un beau "Pick up the phone" et surtout un enchaînement redoutable "Neon Golden"/"Pilot" avec pour ce dernier une version épique avec un long passage dub tout simplement bluffant.
A ceux qui trouveraient tout celà trop cerébral, les Polysics arrivent tout d'orange vêtus avec leur punk idiot vaguement inspiré par Devo, amusant quelques morceaux, notament pour une version de "My Sharona" un poil plus drôle que celle des Conards.
Mais les meilleurs blagues sont souvent les plus courtes, on se dirige vers l'autre scène qui accueille Chloé qui comme pour James Holden repose la question sur la pertinence de programmer des artistes issus de la scène minimale ou IDM dans un festival, si l'on est pas initié, on se fait chier.
Ebony Bones au contraire a toute sa place ici, bien que n'ayant pas encore sorti d'album, leur punk funk débridé est idéal pour enflammer le chapiteau. Depuis sa découverte en début d'année impossible de se passer de leur single "We all know about you" et agréablement surpris qu'une de leurs premières dates françaises soit ici, pour une fois AVANT les Transmusicales où ils vont cartonner à coup sûr.
La chanteuse et ses choristes sont fantasques, la section rhytmique tribale et chaque titre pulse d'énergie communicative, de "Don't fart with my heart" à "Love and boredom" c'est un des grands moments de cette édition, peut être le meilleur live avec Saul Williams la veille.
On ne s'attardera pas sur les pas très folichons Minitel Rose pour signaler le carton plein de Boys Noize dont le son saturé peut paraître un peu vain à la longue mais procure quelques sensations fortes et pousse indéniablement à se déhancher.
Le week-end s'arrête là pour ma part, on espère que Marsatac trouvera un lieu digne de ses aspirations l'an prochain (le J4 ne sera pas dispo) et une programmation encore plus intéressante, la forte affluence de ces trois soirs a démontré que Marseille n'est pas toujours une ville morte quand il s'agit de musiques actuelles.
et une petite de Think Twice : ici
et une petite de the Notwits : ici
et une petite de Polyzicz : ici
et une petite de Chloe : ici
et une petite de Minitel Rose : ici
et pour finir, une petite de Ebony Bones : là
>> Réponse (le 28/09/2008 par roo_ha_kim) Sur le papier, cette soirée de clôture de Marsatac ne me faisait pas trop fantasmer, je suis finalement tardivement venu .../...La suite
>> Réponse (le 01/10/2008 par Mystic Punk Pinguin)
Saluons quand même le fait que Marsatac mette en avant un projet marseillais, Nevchehirlian, en ouverture de sa .../...La suite
>> Réponse (le 05/10/2008 par Stef) J4 MARSEILLE - 27 septembre 2008 AUCUNE POINTURE ROCK CETTE ANNEE !
Pourquoi les organisateurs n'ont il pas prévu de bons groupes rock cette année .../...La suite
Passage annuel d'une soirée à Marsatac qui ne finira finalement pas en Glastonbury : l'énorme averse qui m'a trempé jusqu'au slip sur mon vélo dans l'aprème est bien finie quand j'arrive sur le site, peu avant 22 heures, il fait même plutôt doux. Petite déception en arrivant, le contrat "Festival Ecologique" n'est qu'à moitié rempli... Points positifs quand même, il y a un tri des déchets fait par des bénévoles d'Aremacs, ainsi que des toilettes sèches pour les dames, mais ni garage à vélo ni, surtout, gobelets consignés ... et collectors. L'an prochain, peut-être ?
N'étant pas spécialiste de hip hop - thématique du soir, le rock est un peu oublié cette année sauf samedi où je ne pourrai pas venir (encore que sans les Willowz annulés sans prévenir le lendemain, esprit Rock en Seine, ça le fait carrément moins !). Ayant en outre raté Patrice pour cause d'autre chose à faire, je suis donc là principalement pour voir Saul Williams, le plus rock des slammeurs, dont j'adore le dernier album Niggy Tardust, d'ailleurs le seul que je connais ! Après une entrée un peu bouchonnée et le passage dans les pattes d'un videur aimable comme une fiche Edvige, on gagne le site pile au bon moment.
Entrée en scène de trois Noirs costumés : un guitariste doré, un clavier vampire et un MC bariolé et vénère envoient d'entrée un son énorme qui fait fuir les badauds et rappliquer les amateurs - pas grand monde au final, ce qui ne m'étonne pas franchement : j'ai déjà vu en très petit comité un fabuleux concert de Mogwaï ici même, il y a quelques années. Arrive une grand bringue multicolore et survoltée, iroquois de plumes sur la tête : Mr Saul Williams, dont la production déjà soniquement puissante va être jouée ce soir tous potards à fond, développant un son que n'auraient pas renié des metal-industrieux contondants à la, mettons, Killing Joke...
Tr(n)igger et son refrain addictif nous mettent déjà tous dans le rouge, le très virulent slammeur descend même dans la fosse haranguer les premiers rangs avec force. On repère quelques fans hardcore (qui chantent toutes les paroles, et pourtant dieu sait qu'il y en a beaucoup, respect !). Enchaînement sur un titre dancehall-joué-par-Rammstein, puis sur la plus calme Banged and blown through qu'il commence quand même debout sur un baffle, toisant la foule tel un Sitting Bull punk, le son s'améliore un peu, la guitare jouant la mélodie - c'est très bon ! Force est pourtant de reconnaître que le personnage a un côté Tricky, et pas seulement pour sa couleur, mais dans l'attitude suprêmement détachée, voire autiste. Qu'on soit 3 ou 30 000 à l'écouter ne doit pas faire une grosse différence pour lui ...
Il me fait en tout cas vaciller de bonheur en reprenant fabuleusement Declare Independance de Björk, le guitariste répétant la petite mélodie obsédante à l'infini tandis qu'il hurle comme un possédé. Suit un dub vocodé dans les graves où il me semble reconnaître un 'Je vous salue Marie, mère de dieu' en VO, puis la terrifiante Convict Colony et sa rythmique impossible (à 5 temps ?), sans doute la plus nineinchnailsoïde de toutes, puis encore un titre assez puissamment dansant, List of Demands, dont le riff descendant rappelle celui d'I wanna be your dog... Et voilà qu'à notre grande surprise, puis irritation, les 4 compères se barrent, nous jetant brutalement à la rue sans rappel, grmbl... et ce après 45 minutes en tout et pour tout. Pourtant pas faute d'avoir gueulé !
Pas de Sunday Bloody Sunday (la seule version de cette chanson que je supporte encore), pas non plus de la bouleversante Raised to be Lowered, le slammeur nous plante avec la tranquille assurance de celui qui sait qu'il a tout déchiré. Pas du tout généreux, mais conscient de sa valeur ! Sur la base de ma seule impression, je me serais dit que j'avais surévalué Saul Williams par simple excès de sympathie Reznorienne, mais le jugement ô combien plus cultivé en la matière de Sami (voir par ailleurs) qui a pensé la même chose, me rassure : Saul Williams a bel et bien éclipsé le reste de la soirée, ne serait-ce que par les décibels et la verve déployée...
Bien ternes en vérité, apparaîtront les Hocus Pocus pourtant pas totalement antipathiques sur disque, développant ici un son quand même plus variété que groovy. Et ce même s'ils ont drivé la plus grande partie du public. Une amatrice du groupe (qui n'est pourtant pas devant en train de danser) manquera d'ailleurs de m'estourbir quand j'oserai une comparaison que j'assume encore ici pour le côté groove-FM : on dirait Alliance Ethnik, allez, MC Solaar à la rigueur pour être gentil... Quoi qu'il en soit on peut procéder au traditionnel petit pipi face au Pharo et se ruer sur les pas mauvais mais un peu étranges hot-dogs et d'assez délicieuses nouilles sautées (la nourriture semble meilleure que l'an passé !), pendant que les HP mettent le feu à un public pas difficile - et tant mieux pour eux !
A peine plus passionné, mais là c'est sans doute par manque de connaissances en hip-hop, serai-je d'abord par Foreign Beggars, très honnête duo de toasteurs US au look intéressant et qui sonne en fait carrément plus, un peu à la Eminem. Par ailleurs ils parlent français et stimulent fortement leur public - prestation réglo en somme.
Peu après, Bauchklang et ses 5 human beat boxers : ça aussi ça sonne pas mal du tout, lent au début, rapide ensuite, le seul problème c'est que ça commence à être un peu trop à la mode (en local pour info, nous avons PHM qui en font presque autant à ... 2). Après 5 ou 10 minutes d'admiration de la technique, on finit par écouter la musique et il se trouve qu'elle ne casse pas trois pattes à un Korg...
De LoopTroop Rockers, j'ai surtout retenu le look et des dreadlocks impressionnantes, la musique serait elle (je cite mes notes) "à chier", puis "ok sans plus" - bref probablement des faire-valoir, sinon des bouche-trous, avant les très attendu De la Soul. Là encore (décidément c'est pas ma soirée), je confesse une ignorance presque totale. Très bon flow, gros ambianceurs qui font lever les mains à tout le monde, et derrière des chansons probablement culte mais qui, à cette heure-là, ne me parlent plus trop ... Le public en tout cas a l'air d'exulter, toutes mains en l'air, sûrement un très bon moment pour les aficionados !
Le temps de rigoler un peu avec des amis, et je regagne mes pénates, plutôt content malgré plusieurs prestations à mon goût anecdotiques - rien que de passer une soirée en plein air à écouter de la musique sur le J4 en bonne compagnie, mérite déjà le déplacement. On restera donc fidèles à Marsatac, en espérant qu'ils trouvent un site toujours agréable - le fait qu'ils soient théoriquement intégrés au dispositif "Marseille Capi'Cul' 2013" devrait au moins, espérons-le, dégager leur avenir ... qui ne l'a pas toujours été.
Egalement sur Concertandco, une soirée à Marsatac 2007, 2006 et 2005.
Photos ratées/assumées par Philippe, + 1-2 vidéos par ici !
Marsatac souffle ses dix bougies… A ce niveau là, on ne parle plus de maturité…on fait partie du paysage…
Le J4 pour base, intelligemment aménagé. Ca change des années précédentes. Les organisateurs se sont pris le chou pour faire circuler le spectateur sans le rendre fou et habiller un lieu qui est quand même un des plus beaux cadre pour un festival en France… Jugez plutôt : le port d’un côté avec les Ferrys en partance pour l’Afrique (on va y revenir…) et de l’autre le vieux Port, la bonne mère….Marseille quoi !
Encore quelques petits réglages et tout sera parfait… On a légèrement galéré pour obtenir le Pass Photographe …On a eu peur de manquer le début de cette première soirée du festival placée sous le signe de l’Afrique, mais notre cher Manu Di Bango nous a attendu….
Quand on parle du loup…il arrive en chantant… Sous un immense chapiteau, ce vieux papy de plus de 70 ans souffle, souffle et souffle encore dans son saxo… Impressionnant. Manu et son band assume pleinement leur métissage Afrique – Occident. Il est entre autres secondé avec brio par un saxophoniste qui n’a pas grand-chose à lui envier, si ce n’est sa longévité, un percussionniste et un batteur qu’on pourrait largement qualifier….si je ne m’abuse…d’énergique…sponsorisé par Red Bull en quelques sortes…
Manu joue, Manu chante… Et c’est le bordel ! Avec un Grand B s’il vous plait….Le public est complètement séduit. D’ailleurs, coup de chapeau à Marsatac qui touche un public vraiment très large par cette maligne programmation. On sent que ce « sax shaker » a bougé, voyagé, arpenté le monde avec son instrument. C’est son compagnon, son fidèle destrier… Et il le lui rend bien, les sons qui sortent de ce bout de métal sont graves, aigus, précis, percutants…
Le concert se termine par un bœuf phénoménal initié par un solo de batterie et de percus magique.
Le dernier album de Manu s’appelle Lion of Africa, qu’est ce que je peux rajouter…tout est dit non ?
Le changement de plateau est mis en musique par un Selecter The Punisher au top de sa forme. Les techniciens apprécient et nous aussi. Il reviendra tout au long de la soirée pour motiver les bénévoles, les techniciens, et les morts de faim restés sur place en attendant le concert suivant. Du grand art….
Fidèle à notre habitude (je suis accompagné de mon fidèle serial shooter Bertrand), on file au Bar, VIP …classe... histoire de profiter des nombreux avantages d’être un « journaliste ». Bière et fauteuil confortable…on se repose…
Bon, faut retourner bosser. Back to the Stage pour Mix Up Bamako. Ok ok, je vous entends : « c’est quoi çà » ? Alors, Mix up Bamako est un projet piloté par Marsatac qui a organisé une résidence entre artistes marseillais plutôt branchés électro et musiciens traditionnels maliens…à Bamako. D’où le nom…plutôt clair non ?
Musicalement, ça sonne plutôt bien. Pour résumer, le beat est électronique (pas de batteries), la mélodie africaine glisse par-dessus et prend toute son ampleur, sa dimension. Très efficace quand la dominante sonore est africaine, un peu moins quand l’ « occident » prend le dessus. En tout cas, le public aime et les zicos aussi… Un projet intéressant, à améliorer et surtout à renouveler …
Marsatac pense à toi, jeune festivalier affamé…Kebab, frite, churros…tout est prévu pour te sustenter. On teste, on valide….tu pourras donc toi aussi reprendre des forces.
Alors là, accroche-toi. On y arrive. Le concert de la soirée. L’énergie pure, le félin, le danseur fou, le fils de Fela est la. Il est là à Marsatac pour partager, pour donner et pour recevoir.
Une performance physique et musicale à la hauteur de la réputation de son père.
Et oui, jeune ignorant, Seun Kuti est le fils de Fela et encore mieux il a gardé son band. The Egypt 80 band avec s’il vous plait Tony Allen à la batterie.
Le concert est monstrueux. Le site Internet de Marsatac annonçait « une incroyable machine à danser ». Alors là, je n’ai pas mieux. Tu danses, tu n’as pas le choix. Surtout que lui danse comme un dieu : à l’africaine, saccadé, sexy même. Vu la bête que c’est, il aurait tort de se priver.
Le son bien afrobeat, le flow est rappé. Influencé par les plus grands rappeurs de la décennie passée…C’est lui qui le dit.
Le public participe plus que de raisons. On perd ses cordes vocales et parfois ses oreilles. Mais c’est bon, le son est bon, les musiciens sont très bons. Comment garder une telle energie à cet age là….Comment ? Ben faudra leur demander.
Quand Seun ne chante pas, il joue du sax (bien serait être très loin de la réalité), quand il ne joue pas de sax, il danse et quand il ne danse pas…il n’est pas sur scène ;-). Ces petits malins de la musique font durer, durer, durer les morceaux : ils pensent à nous et à tous nos sens.
Toute bonne chose à une faim comme dirait mon ami cuisinier.
Cette énorme prestation se finit donc torse nu (pour le chanteur), les bras au ciel pour dire : « merci mon dieu de m’avoir donné ce don (que j’ai travaillé un peu quand même) » et « putain on s’est gavé, c’etait un gros gros concert…on reviendra…. »
Petit temps mort…changement de plateau…on installe les platines…on fume une clope.
And now, Ladies and Gentleman it’s time to………Gilles Peterson. Fan de Jazz et précurseur de l’acid-jazz. Sobre et chaude. Voila l’ambiance. Seul derrière ses machines et ses platines avec un maillot de l’OM en guise de décor. Héhéhé ça fait plaisir.
On a demandé aux grand Gilles de nous concocter un mix « 100% Africa ». Le monde a légèrement délaissé le dance floor mais les plus motivés sont toujours là. Et y a même pas besoin d’être surmotivé pour apprécier. Le mix est très efficace : mélodie africaine + gros gros beat = mouvement incontrôlé des jambes. En plus ce petit gars, a une bonne dégaine qui souligne la bonne ambiance générale du moment. Il est à fond dedans me dit Bertrand. Tu m’étonnes !
Voila un festival qui commence bien et une nuit qui s’annonce reposante. Demain le « hip hop » débarque avec une programmation monstrueuse : Hocus Pocus, De la Soul et j’en passe… On y sera en spectateur, ça s’est sur. J’ai dèja hate d’y être…Sans parler de samedi…100% electro.
Marsatac confirme encore et encore : c’est le Festival Marseillais. Allez Messieurs d’en haut…trouver leur une vraie place qu’on en parle plus…Ils le méritent non ?
>> Réponse (le 26/09/2008 par Sami) Sympathique soirée d'ouverture pour cette 10ème édition qui proposait un plateau de musiciens Africains connus et .../...La suite
>> Réponse (le 28/09/2008 par roo_ha_kim) Après un monumental concert à Sziget, je revois un mois après Seun Kuti & Egypt 80, avec cette fois-ci un court .../...La suite
Beaucoup plus de monde que la veille, mais sensiblement pas le même public, ne serait-ce que capillairement parlant. Vendredi les franges se disputaient aux crètes, ce soir ce sont les dreadlocks tendance fraggle qui sont de sortie.Je m'attendais à beaucoup de casquettes mais il n'en fut rien, à la dominante des artistes hip hop Américains il semblerait que ce soient les locaux Svinkels, Zenzile et surtout Peuple de l'Herbe qui ont attiré la majorité du public.
La grosse foule à l'entrée ne me laissera arriver qu'à la fin des Youngblood Brass Band. Plutôt impressionant, imaginez que Zach De La Rocca ait grandi à la Nouvelle Orleans plutôt qu'à L.A., vous aurez un peu une idée de cette fanfare qui envoie du lourd.
Les Guns Of Brixton, non contents d'avoir le culot de choisir une chanson mythique comme nom font une musique des plus ennuyeuses. Un genre de post rock pas planant pour un sou, souvent bourrin avec ici et là quelques effets dub, jouant qui plus est avec un balai dans le cul, pas glop du tout.
The Cinematic Orchestra c'est musicalement beaucoup mieux, recherché, jazzy et tout, mais l'interêt de les faire jouer dans un festival m'échappe un peu, leur downtempo s'apprécie quand même mieux assis voire allongé.
L'anglais Ty est le premier à réelement convaincre avec un concert de haute tenue, généreux et empli de bonnes intentions.
On l'avait déjà remarqué lors de ses apparitions chez Tony Allen, son hip hop est mélodique et frais, puise autant dans la soul que l'afro beat. "Don't watch that", "l.o.v.e", "Wait a minute", "Oh you want it" sont autant de petits hymnes où le public est sollicité et donne de la voix.
La venue Mos Def était l'évènement de cette édition en l'absence de Rakim (remplacé par les fatigants M.O.P. qui nous ont poussé douze guelantes avant de bacler leur pourtant certifié club banger "Ante Up").
S'il n'a pas sorti que des chefs d'oeuvre, on lui doit deux des grands albums de musique Noire des années 90's, "Black Star"(98) avec son ami Talib Kweli et "Black on both sides" (99) qui vieillissent mieux que les suivants.
Sur scène, comme beaucoup de rappeurs américains, la foule est sans cesse interpelée, les morceaux sont tronqués, les interludes bien trop nombreuses, le son parfois pas à la hauteur.Mais la prestation est quand même plaisante, on le sent toujours habité d'une certaine flamme et d'une gourmandise musicale, avec des clins d'oeil à Grandmaster Flash" et A Tribe Called Quest.
S'il en abuse carrément à un moment, le choix du dj de passer les morceaux qui ont servi de samples(Yellowman avant "Definition", Aretha Franklin avant "Ms Fat booty") est plutôt bien vu.
Pour ma part j'étais vraiment content de réentendre certains titres comme le superbe "Umi says" qui tient plus de la soul que du rap et soulagé qu'il n'annule pas sa prestation comme il en a la facheuse habitude.
C'est tout pour cette soirée qui allait se poursuivre avec les groupes dub cités plus haut, et quelques dj's tels que Kentaro ou Marky.
>> Réponse (le 01/10/2007 par Mystic Punk Pinguin) Je suis pas arrivé à rentrer dans le set de Mos Def, j'avoue même que ça m'a gonflé au bout d'un 1/4 d'heure, me .../...La suite
>> Réponse (le 04/10/2007 par Roo Ha Kim) - Sur le papier, cette cuvée 2007 de Marsatac ne me faisait pas réellement fantasmer.
Hélas, je n’ai pas eu de réelles .../...La suite
Le programme de ce soir ne m'enchante guère. Je suis venu exclusivement pour The Cinematic Orchestra. Mais sait-on jamais, je suis souvent agréablement surpris par un ou plusieurs groupes lors des festivals. Ce sera peut-être encore le cas cette fois-ci. Sur le papier, Youngblood Brass Band et Guns Of Brixton peuvent me plaire. Le problème, c'est qu'ils jouaient tous les deux à la même heure, YBB sur la scène Major et GOB sur la scène Pharo.
Quand j'arrive du côté Major, le Youngblood Brass Band a déjà commencé son show. J'aime tout de suite le son et la diversité des instruments (deux trompettes, deux trombones, un saxo, un hélicon et des percussions.
C'est pêchu, c'est festif, ça met de bonne humeur. Après deux morceaux, j'ai bien envie de rester, mais je veux laisser leur chance aux Guns Of Brixton. Un groupe qui choisit comme nom le titre d'un morceau des Clash ne peut pas être mauvais.
En effet, sur la scène d'à côté, 4 garçons (français)dans une formation on ne peut plus classique (basse, guitare, batterie, claviers) impriment un rock très efficace, avec, ce qui ne gâche rien un son très correct (notamment la basse et surtout la batterie à la sonorité parfaite). En revanche, que dire des lumières ?
Qu'elles sont réglées par leur pire ennemi, ou que c'est fait exprès pour qu'on ne les reconnaisse pas dans la rue ? Dans le second cas, c'est réussi. Beaucoup de morceaux exclusivement musicaux (tant mieux parce que pour la voix, je ne serai pas élogieux). Difficile de retourner voir YBB, mais j'ai fait quelques aller-retour.
Deux musiques très différentes (toujours cette éclecticité voulue par les programmateurs) mais toutes deux prenantes. A la fin du Youngblood Brass Band, les spectateurs sont venus sous le chapiteau Pharo et beaucoup avaient l'air d'apprécier.
Le clou de ma soirée à moi, ce n'est pas Mos Def comme la plupart des festivaliers, mais The Cinematic Orchestra. Six musiciens arrivent : un bassiste avec une très joli contrebasse électrique, un batteur, un guitariste assis, un saxophoniste à chapeau un pianiste à bretelles (mais non, il ne joue pas de l'accordéon !
Il porte juste de très belles bretelles à carreaux rouges et noirs sur sa chemise blanche) et l'inévitable-gars-qui-clique-sur-son-i-mac-au-début-de-chaque-morceau. Les premiers morceaux sont corrects mais décevants par rapport au disque. Ils ne valent que par les solos de clavier ou de saxo (très plaisants au début du concert). Puis arrive l'interprétation de "Breathe". Sur l'album, c'est Fontella Bass qui chante.
Je vois mal la chanteuse (un morphing entre Serena Williams et Rachida Dati) avec un lys martagon dans les cheveux qui faisait "Ooh ooh" sur les deux morceaux précédents supporter la comparaison. Et pourtant... Ce fut magnifique, presque mieux que sur le disque ! A partir de ce moment-là, j'étais conquis et mon sens critique a été chloroformé.
La chanteuse (si vous connaissez son nom, écrivez-le ci-dessous svp) n'a plus jamais fait de "ooh ooh" et a mis du relief la fin du concert pendant que le pianiste s'essoufflait et que le saxophoniste jouait très free et dans les très (trop ?) aigus ! Bonne prestation dans l'ensemble d'un groupe qui n'hésite pas à jouer ses morceaux intimistes sur scène au risque de voir le public préférer la scène d'à côté.
Sur la scène d'à côté, c'était TY (pronounce ti ouaille). J'en ai vu 10 secondes et ça m'a suffi. Puis, le chapiteau Major a gonflé à en déborder pour l'arrivée de Mos Def. D'autres vous en feront le compte-rendu. Je suis parti au bout de dix minutes après avoir dépensé mon dernier ticket boisson.
Je reviens l'année prochaine, c'est promis.
Alors d'abord je tiens à dire que toutes les chroniques postées jusqu'ici sur ce festival sont vraiment particulièrement nazes ! Non c'est bon, je plaisante les gars... C'est au contraire un grand plaisir de voir tant de chroniques d'un festival sur ce site ! Je me suis par contre interdit de les lire pour ne pas être influencé (ni humilié et découragé, par exemple par la culture électronique sans failles de Mr. Sami ou par les formules dévastatrices de Mr. Stéphane S... !).
Bref, comme chaque année le dernier festival sympa de la fin d'été se passe à 30 minutes à pied de chez nous, en plein air et au bord de la mer, alors on ne se fait pas prier ! Marsatac, festival à la maturation et à la survie difficile : comme péripétie cette année, les sponsors de rugbymen avaient un temps menacé de monopoliser le J4 pour le remplir de supporters...
Marsatac donc, qui semble avoir trouvé son rythme de programmation, commençant très en amont avec des pré-concerts, et atteignant son apogée sur deux soirées dont une traditionnellement plus rock et l'autre plus hip-hop. Le tout étant entouré de moult DJ branchés de nature à réjouir les plus exigeants (et les plus intellos) des clubbers. Et comme chaque année on ira qu'à une soirée, celle qui nos branche le plus : la première.
A signaler, dans l'après-midi, les liverpuldiens des Dead 60's ont donné un mini show-case à la F--c ; le chanteur Matt Mc Manamon étant en petite forme vocale, ils se sont limités à trois titres, quand même plutôt cool même en version unplugged et sans percus. Evidemment Concertandco était représenté et les a même filmés un peu ! Et puis, apparemment un peu déphasés par leur tournée, ils ont répondu bien gentiment aux questions, nous laissant quand même un peu inquiets d'une possible extinction de voix d'ici ce soir.
A notre arrivée sur le site du J4, petite déception : l'agencement est beaucoup plus "scolaire" que l'an passé, où il avait un charme certain et où un vrai travail de décoration du site avait été réalisé... Là tout est au carré : un chapiteau, un bar, des toilettes, un chapiteau, un bar, etc. L'entrée est aussi moins fonctionnelle et plus embouteillée (digitick.com semblant victime de son succès). Mais enfin la présence de divers bars pas encore trop pris d'assaut, de stands sympas et notamment celui de nos potos de Lollipop (que squatte un Mystic Punk Penguin déjà un peu attaqué), nous remettent dans le droit chemin et la bonne humeur...
Pendant ce temps les Architecture in Helsinki, collectif barjo barbu et mal-nommément australien, met son petit bordel sous le chapiteau dit "Major". On avait pas trop accroché sur album, mais sur scène leur disco-rock s'avère à la fois ludique et plutôt rigolo... et à la longue un peu agaçant quand même, tout comme celui des Scissor Sisters auquel on pense souvent à leur écoute. Festif mais un peu vain peut-être ?
On fait donc le tour du site pour aller voir ce qui se trame sous l'autre chapiteau, dit "Pharo" : un groupe de rock bruyant et chevelu, plaisant et standard appelé Hifiklub (avec un nom pareil on avait pas du tout soupçonné que ça puisse être du rock !) est en train d'y faire parler sa poudre presque garage, sur de jolies animations textuelles faites exprès pour ce soir. C'est très sympa mais en fait c'est déjà fini, dommage...
On retourne donc voir la fin d'Architecture in Helsinki qui met une belle ambiance, le chanteur baragouinant un peu de français entre ses titres enjoués, qui font penser à du Arcade Fire en version funky. Le groupe finit sur son "tube" (ça c'est de l'info non ?) et ça le fait bien ! Toujours pas fan mais leur musique est agréable, plus en tout cas que celle de Swayzak, un de ces nombreux DJ électro austères et qui nous laissent chaque année de marbre, même si celui-ci a par moments un son dûr, quasiment indus'. L'occasion de retourner blaguer entre collègues autour de nos bacs à vinyls préférés.
Mais c'est déjà l'heure de The Divine comedy, groupe du très respecté Neil Hannon qu'on connait assez peu mais qui complètera idéalement notre tournée des crooners anglais, commencée cet été avec Damon Albarn à Belfort, Jarvis Cocker à Paris et même Amy 'Rehab' Winehouse... dans les étoiles. Bref ce garçon à la très jolie voix fait preuve d'un étonnant mimétisme avec un certain David Bowie : étant fan de celui-ci on ne peut donc qu'apprécier celui-là, dont c'est l'unique apparition en France cet été.
Et puis tandis que Damon commence à avoir un peu l'air défraîchi et que Jarvis se laisse également un peu aller, ce type a su garder la classe brit-pop 90's ultime : concert en costard-cravate s'il-vous-plaît ! Son répertoire avec cloche et violon évoque agréablement les années 60 et 70, les mélodies sont impeccablement bien troussées même si certaines flirtent parfois avec le kitsch.
Après avoir essayé sans succès de manger quelque chose de bon sur le site (pour moi la tartiflette-de-festival la plus dégueu que j'aie jamais mangé - avec pourtant 14 Eurocks au compteur- et pour Céline, des burritos au goût de carton bouilli), on retourne donc écouter la fin. A la réflexion la voix claire du tout petit Neil Hannon évoque aussi un David Eugene Edwards qui en aurait enfin fini avec ses démons...
On reconnaît par moments ses titres, notamment la chouette Becoming more like Alfie (merci à Neil pour le titre !) et d'autres balades orchestrales. The Divine Comedy termine pertinemment par un titre plus speed, mettant lui aussi une jolie ambiance à défaut d'une vraie émeute : très bon et très classe, à (ré)écouter sans fautes à l'occasion !
Juste pour parler, signalons un passage à Chromeo (en fait c'est Nathan Fake mais au fond on s'en fout), un DJ électro à la musique plus festive et plus dansante, mais qui nous est également passé au dessus ou en dessous de la tête... soit cette musique de branleurs de souris n'a aucun intérêt, soit on n'a plus d'oreilles pour elle.
Ce qui n'est pas le cas de celle des Dead 60's. Si ceux-ci semblent avoir commis un deuxième album assez inégal, voire carrément faiblard, il n'en reste pas moins que leur éponyme et plutôt excellent The Dead 60's avait été une des meilleures surprises de 2005. On reste en outre sur l'excellent souvenir d'une prestation dans la foulée à Saint-Cloud ! Les craintes sur une voix vacillante sont vite dissipées, peu après la traditionnelle sirène de départ et Loaded Gun : chanter à l'air un peu douloureux mais le kid va assurer, c'est sûr, et puis il a un groupe très incisif derrière !
En effet leur deuxième album est nettement plus pop (et moins intéressant), y compris certains titres (pourtant prometteurs) comme Start a War et l'assez embarrassant single Stand Up, même si ces nouvelles chansons sont en partie sauvées par un son plus rock sur scène. On prend quand même bien plus de plaisir à réentendre les dubs de Red Light et A Different Age...
Ou à We get High dont seuls quelques initiées savent qu'elle sera enchaînée sans prévenir avec la toujours excellentissime Riot Radio, évidemment le meilleur moment du concert... mais où beaucoup de gens ont déjà décroché dirait-on ! Suivi de la nouvelle Beat Generation, pas désagréable du tout tout comme l'explosif ska qui la suit, entrecoupé d'un long break instrumental où le chanteur martyrise une cloche. Une fois Stand up expédiée, le groupe finira sur la formidable Return of the Ghost Face Killer, la plus belle horror song depuis Red Right Hand de Nick Cave. Au final pour un groupe ayant seulement un bon et un mauvais album, les Dead 60's ont fait le meilleur concert possible !
Qui n'a cependant atteint à aucun moment la violence évocatrice et poignante des Young Gods, égaux à eux-même, qui sont plus vieux et suisses que jeunes et dieux, mais qui savent toujours déchaîner des tempêtes sous les crânes avec leurs basses telluriques et leurs déchaînements de violence.
Ayant piqué du nez pendant leur dernier concert aux Eurocks (en compagnie de rappeurs un peu soporifique, il est vrai), je suis bien content de pouvoir me rattraper. Ces trois gens-là, rappelons-le, font depuis une vingtaine d'années une musique électro-industrielle qui tue sa race, qui a terriblement (et bien) influencé des génies alors naissants comme Trent Reznor, et leur vaut un respect unanime quoique peu médiatique...
Pas la moindre idée des titres de la plupart de leurs chansons, puisque pour moi ce type d'albums s'écoute une fois par an environ, mais en entier, affalé dans une sorte d'extase mystique (qui s'accompagne fréquemment de filets de bave sans conséquences). Quoi qu'il en soit le batteur est un dieu, le synthé/guitare aussi et le chanteur ne l'est pas moins (avec un nom pareil, me direz-vous...). Niveau lumière aussi, quelques dispositifs assez chouettes (un spot caché sous le micro par exemple).
Et ils ont notamment joué, mais oui, des titres de TV Sky et d'autres de Only Heaven (en l'occurence la terrible Kissing the Sun et la tuante Speed of Night, qui me rappelle soudain de suicidaires expériences de deejaying que je fis en soirée étudiante il y a environ 10 ans... à l'époque déjà les blondasses de la fac n'entendaient rien au metal industriel helvète et me le firent brutalement savoir). Par contre je ne crois pas avoir entendu de morceaux de Second Nature (qu'un plus fidèle que moi me contredise sinon !) et rien de Kurt Weill, à qui ils avaient pourtant consacré un formidable album.
Pas trop de ces longues plages lentes et songeuses qui parsèment leur album (efficacité de festival oblige). Un peu de techno dérangée où il répète Qu'est-ce que c'est que c'est quoi sans fin, un blues ou quelque chose qui y ressemble vaguement... Bref après ce (au moins) 4ème concert d'eux en festival, on les quitte un peu avant la fin en se disant qu'il faudrait quand même les voir au moins une fois dans une vraie salle et rien que pour eux !
La prog ayant été un peu chamboulée, difficile de savoir si c'est bien Gusgus, groupe qu'on a complètement perdu de vue depuis son premier et plaisant Polydistortion. Un indice pourtant : beaucoup de blondes sur scène pourraient indiquer une origine scandinave ? En tout cas trois chanteuses et deux laptops, pour de l'électro assez calme et standard, juste le temps d'attendre le début du dernier de la soirée. De toutes façons je les ai toujours confondus avec Royksöpp, alors ...
Voilà en tout cas le dernier qu'on voulait voir un peu ce soir : Simian Mobile Disco, bien aimé aux Eurocks. Par contre là il y a tromperie sur la marchandise (ou alors c'était l'autre fois). En effet on avait bien aimé le dispositif (voir une photo par ici) : deux techniciens s'activant autour d'un gros cube plein de petites lumières pour en faire sortir des sons... ce soir il n'en reste qu'un seul, et sans la machine étrange !
Ca le fait un peu moins, d'autant que les titres reconnaissables de leur très bon album ADSR sont peu nombreux (où alors je suis vraiment fatigué) : Sleep Deprivation au début, It's the Beat juste avant qu'on parte, et rien de reconnaissable entre les deux... Mais enfin un musicien DJ très agité (donc sans doute très actif), du boum-boum électro-rock simple et jouissif, grosses basses et aigûs dans le style de Justice, à un moment un (possible) remix des Klaxons : bien aimé quand même la moitié de concert que j'en ai vu.
Bon, la fatigue, la bière et la perspective de la marche forcée de retour (qui nous a en effet tués) nous font partir et abandonner le pauvre Polo à son stand. Bien contents quand même d'être venu faire notre tour nocturne habituel sur le joli J4 au pied du sage Fort Saint-Jean, et même s'il nous a manqué une tuerie totale genre Vitalic à un moment donné.
>> Réponse (le 02/10/2007 par Stephane Sarpaux) Ce qui est rassurant finalement entre ta chronique, celle de Sami, celle du Pinguin et la mienne, c'est que nous avons à .../...La suite