Concert décevant au Fil à Saint-Etienne pour les Belges de Ghinzu, pourtant auteurs d’une dernière tournée (en 2004/2005) incroyablement ébouriffante… Est-ce à cause des réglages inhérents à tout début de tournée ? Est-ce dû à la longue pause scénique que le groupe s’est accordée entre les deux derniers albums (Blow et Mirror Mirror) ? Est-ce la .../...
Concert décevant au Fil à Saint-Etienne pour les Belges de
Ghinzu, pourtant auteurs d’une dernière tournée (en 2004/2005) incroyablement ébouriffante… Est-ce à cause des réglages inhérents à tout début de tournée ? Est-ce dû à la longue pause scénique que le groupe s’est accordée entre les deux derniers albums (
Blow et
Mirror Mirror) ? Est-ce la conséquence du son de la salle (pourtant flambant neuve) ou d’un ingé son tâtonnant ? Est-ce dû à un jour sans, à une soirée trop arrosée la veille ou à l’enchaînement trop rapide des dates ? Mystère…
Toujours est-il qu’après avoir manqué la première partie (
The Black Box Revelation) à cause d’une rocambolesque double panne sur l’autoroute Clermont/Saint-Etienne (arghh !), l’attente se fait longue dans la superbe salle qu’est le Fil. Tout le monde semble guetter fébrilement l’arrivée sur les planches des membres
Ghinzu, attendus comme des héros dans une salle comble. Puis, le groupe arrive enfin, et semble vraiment très emprunté sur les premiers morceaux, pas exactement en forme ou particulièrement ravi d’être là (malgré les propos lénifiants du chanteur, type
Céline Dion à Las Vegas…
« on est extrêmement contents d’être là ce soir… » Ah bon, ça ne se voit pas. )
Pendant l’intro et le titre
The end Of the World, le son n’est pas bon, et c’est un euphémisme ; les musiciens, quant à eux, semblent un peu perdus et toujours affairés avec leurs problèmes techniques ou leurs bières… Difficile dans ces conditions de rentrer dans les atmosphères troubles, cinématiques et terrifiantes que le combo belge essaie à grand peine de mettre en place. Les singles
Cold Love (premier frisson du concert avec la voix vocoderisée du - nouveau ? - guitariste, façon extra terrestre déboussolé),
Take it easy (un titre à la
Strokes made in Belgium très radiophonique et qui passe bien sur scène) et surtout l’incontournable
Do you read me épicent un peu un set gâché par un son cassant les oreilles. Et qui s’ajoute à un manque d’entrain assez flagrant si l’on compare avec
les sets hystériques données en 2004.
Néanmoins, les musiciens remontent peu à peu la pente et se hissent à un meilleur niveau, arrivant de ce fait à transporter de temps à autres l’auditeur dans leur univers supersonique et planant, un monde musical étrange se situant entre
Deus, Strokes, Queen, Pink Floyd, Angelo Badalamenti, David Lynch et
Muse. Malgré une belle faute de goût (un titre traduit en français –
Je t’attendais – où le chanteur sonne comme une mauvaise parodie de
Jacques Brel !), les titres
Kill the Surfers, et l’enchaînement
Blow +
Mine en rappel trippant se révèlent tout à tour grandiloquents, progressifs, hystériques et explosifs. On retrouve le grand Ghinzu, enfin ! Juste avant de regagner les loges définitivement, les
Ghinzu réussissent donc enfin à prendre aux tripes, ce qui permet d’être optimiste pour le reste de la tournée. Si le groupe se ressaisit. On repart avec un petit goût amer dans la bouche, avec la ferme intention de revoir un concert de
John Stargasm & co rapidement (à Bourges ?).
A lire également, une
interview de
Ghinzu, ainsi que des chroniques de concerts au
Printemps de Bourges 2004, à la
Coopérative de Mai, la même année, et aux
Eurockéennes de Belfort 2005.
Sites Internet :
www.ghinzu.com,
www.myspace.com/ghinzu.
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