Un peu plus d’un mois après
l’excellent concert de Venus à File 7 ,
Arthur H, accompagné par
Alexandre Varlet, a donné un spectacle ne laissant planer aucun doute sur son talent…
Si ses chansons n’ont pas vraiment convaincu (est-ce la voix, les textes, la musique ? on ne sait… ),
Alexandre Varlet mérite quand même qu’on signale sa présence scénique indéniable, son humour ravageur et sa patience avec les bruyants buveurs de bière du fond la salle, peu charitables avec un artiste se présentant courageusement tout seul avec sa guitare… Un rappel est venu récompenser la prestation d'
Alexandre Varlet.
Un peu plus tard,
Arthur H et ses musiciens (basse/contrebasse/ukulélé, guitare électrique/mélodica et batterie) sont immédiatement rentrés dans le vif du sujet avec deux morceaux remarquables par leurs ambiances troubles :
Bo Derek et
Madame X. Avec sa voix évoquant
Tom Waits,
Serge Gainsbourg et prenant parfois des accents plus soul, et son jeu au piano et à l’accordéon, le fils de
Jacques Higelin nous a conquis !
Certes, au début du concert, entre deux morceaux, il se présente lui-même comme le sosie de Mickey n’aimant roder dans le parc EuroDysney (tout proche) que la nuit, si tout est éteint… Mais
Arthur H est avant tout un songwriter original sachant s’entourer de musiciens tous plus inventifs les uns que les autres. De la chanson française au rock en passant par l’électro expérimentale, tout ce que touchent ces gens-là est transformé en pépite captivante pour l’auditoire.
Que ce soit en jouant des morceaux du nouvel album,
Négresse blanche, – on retiendra entre autres,
Le jardin des délices et
14 juillet 2002 au refrain inquiétant :
"Tomorrow, I will kill Jacques Chirac" – en interprétant des titres plus anciens ou en reprenant de manière déjantée
Alabama song – une chanson signée
Kurt Weil et
Berthold Brecht revisitée par les
Doors –,
Arthur H et son groupe ont fait décoller le public vers les étoiles !