Jack the Ripper 3 juin 2006- File 7 - Magny le Hongre Concert dans une belle petite salle au cœur d’un lotissement pavillonnaire, genre ville nouvelle. Peu de monde, quelques habitués de la salle, personnel agréable. Le groupe entre en scène.
Le violoniste –Adrien- est remplacé par une jeune femme, .../...
Concert dans une belle petite salle au cœur d’un lotissement pavillonnaire, genre ville nouvelle. Peu de monde, quelques habitués de la salle, personnel agréable. Le groupe entre en scène.
Le violoniste –Adrien- est remplacé par une jeune femme, Elle avait déjà joué sur un concert à Rognes. Arnaud avec son fameux pantalon crème court …des bottines pointues à talons…une chemise marron cintrée…une coupe de cheveux dégradée, gonflée, genre crêpage ou brushing (qui reprendra très vite, heureusement son pli naturel)… plus androgyne…impossible !!! si …sans cette étonnante pilosité ! Les yeux non maquillés.
L’avantage de ses petites salles c’est l’impression de voir le groupe jouer dans son salon. J’avais beaucoup décrit le groupe lors de la review du Trianon, je vais vainement tenter de ne pas me paraphraser..
Toujours cette entrée…le regard apeuré…puis le violon déraille, et le voilà métamorphosé ! La sensation qu’il vient d’être touché par la foudre ! son corps tout fluet est comme électrifié. Après le premier couplet, il se tient droit devant nous…le regard absent et pourtant perçant…on sent qu’une espèce de fièvre violente monte lentement en lui…il attend…il la provoque…à l’instar d’un volcan latent… étonnant !
Il se libére très rapidement, beaucoup plus vite qu’au Trianon. Je m’attarde sur lui…car plus on le voit… plus il surprend…plus il fascine…
Sur ce concert, le registre « Jack the ripper » effrayant est moins présent. Il inquiète profondément, mais beaucoup plus pour sa santé mentale, ou pour son intégrité physique(ses sauts, ses jeux avec le micro, le fil). Il est totalement en transe… (il était très calme avant le concert, tous les membres étaient éparpillés ici et là à discuter).Jamais je n’ai vu un artiste s’exhiber de cette façon. S’exposer… s’offrir… on peut le dire, à un public. Jamais je n’ai vu un tel paradoxe ! Une violence…une puissance…une virilité… dans un corps si fragile… si vulnérable… si féminin. Et toujours cette voix aux multiples facettes… quel chant ! une énorme prestation. C’est difficile d’en parler avec cohérence car tout est ambiguïté chez ce garçon qui peut sembler au départ introverti mais qui sur scène fait preuve d’un exhibitionnisme assez exacerbé… l’impression que la scène lui sert d’exutoire…il se lâche dans le genre (danseuse. .meneuse de revue)…la gestuelle… les pas de danse de profil sur « Martha »... ou de dos à la fin de « Feral buddleia » et sur « Party town » alternance de violence et de préciosité, quand il ne mêle pas les deux …le tournoiement du micro tout en se déhanchant fièrement (façon courtisanes, avec leurs petits sacs)...et son "her gost" assis sur une chaise à l'envers les jambes écartées façon cabaret à quelques centimètres de nos yeux ébaudis. Nous étions tous très près de lui. Il squattait le bord de scène et nous excitait avec insolence... le dandy ! Sans oublier son côté juvénile, diablotin qui fait toujours sourire. Se dévoiler autant en pleine lumière… un mystère qui devient de plus en plus trouble… que ce personnage !
Les musiciens se sont bien fait plaisir aussi. Bien habités ! à un moment, le bassiste –Thierry- s’est approché du micro tout collé au chanteur …ils sont bien du même sang. J’ai bien cru qu’ils allaitent disjoncter tous les deux .
Le chanteur/fumeur a fait un petit sondage sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics qui s’est soldé par une incompréhension.
Sur « Assassin » il a sauté dans la salle, s’est jeté sur sa proie…une fille qui ne s’y attendait pas. Il est resté quelques secondes couché sur elle, le manager est venu les relever, et s’est rassuré sur le sort de la fille (il lui offrira une bière après le concert).
La salle se remplissait petit à petit. Le public qui découvrait était de suite hypnotisé. Excellents « Old stars » « Vargtimmen » morceaux assez sophistiqués retravaillés pour la scène. Comme au Trianon la reprise très personnelle de Leonard Cohen « we take Manathan »
Enorme respect au groupe qui a joué 18 morceaux avec un bonheur immense, sans distinction du lieu et du nombre de personnes. Ils se sont donnés au maximum…bon son…bel éclairage. Remerciements et excuses pour les postillons (auxquels j’ai eu droit)… envois de baisers… saluts… et inévitable fin de concert ! Si Jack the ripper passe même à une centaine de kilomètres de chez vous… courez-y ! Grande stupéfaction quand j’ai appris après le concert–par le guitariste, Hervé, charmant et disponible, qu’Arnaud était malade, que, jusqu’au dernier moment ils n’étaient pas sûrs de jouer… qu’ils envisageaient juste quelques titres et guettaient le moindre signe de malaise du chanteur ! quel magnifique remède la scène !
La musique des Jack tourmentera encore longtemps mes insomnies.
Setlist : From my veins...Hungerstrike...Escape...Goin down...Iwas born cancer...Prayer in a tango...Old stars...Reprise Cohen...Feral buddleia...The assassin...Her gost...Apemen…Martha…Party town…Rappel…Son of...Charming prince…Vargtimmen…Rappel…Words.
Arthur H + Alexandre Varlet 13 juin 2003- File 7, Magny-Le-Hongre (77) Un peu plus d’un mois après l’excellent concert de Venus à File 7 , Arthur H, accompagné par Alexandre Varlet, a donné un spectacle ne laissant planer aucun doute sur son talent…
Si ses chansons n’ont pas vraiment convaincu (est-ce la voix, les .../...
Un peu plus d’un mois après l’excellent concert de Venus à File 7 , Arthur H, accompagné par Alexandre Varlet, a donné un spectacle ne laissant planer aucun doute sur son talent…
Si ses chansons n’ont pas vraiment convaincu (est-ce la voix, les textes, la musique ? on ne sait… ), Alexandre Varlet mérite quand même qu’on signale sa présence scénique indéniable, son humour ravageur et sa patience avec les bruyants buveurs de bière du fond la salle, peu charitables avec un artiste se présentant courageusement tout seul avec sa guitare… Un rappel est venu récompenser la prestation d'Alexandre Varlet.
Un peu plus tard, Arthur H et ses musiciens (basse/contrebasse/ukulélé, guitare électrique/mélodica et batterie) sont immédiatement rentrés dans le vif du sujet avec deux morceaux remarquables par leurs ambiances troubles : Bo Derek et Madame X. Avec sa voix évoquant Tom Waits, Serge Gainsbourg et prenant parfois des accents plus soul, et son jeu au piano et à l’accordéon, le fils de Jacques Higelin nous a conquis !
Certes, au début du concert, entre deux morceaux, il se présente lui-même comme le sosie de Mickey n’aimant roder dans le parc EuroDysney (tout proche) que la nuit, si tout est éteint… Mais Arthur H est avant tout un songwriter original sachant s’entourer de musiciens tous plus inventifs les uns que les autres. De la chanson française au rock en passant par l’électro expérimentale, tout ce que touchent ces gens-là est transformé en pépite captivante pour l’auditoire.
Que ce soit en jouant des morceaux du nouvel album, Négresse blanche, – on retiendra entre autres, Le jardin des délices et 14 juillet 2002 au refrain inquiétant : "Tomorrow, I will kill Jacques Chirac" – en interprétant des titres plus anciens ou en reprenant de manière déjantée Alabama song – une chanson signée Kurt Weil et Berthold Brecht revisitée par les Doors –, Arthur H et son groupe ont fait décoller le public vers les étoiles !
Venus + Un Homme Et Une Femme Project 9 mai 2003- File 7, Magny-le-Hongre (77) A quelques encablures du parc Disney de Marne-la-Vallée se trouve une oasis de musique : File 7 à Magny-le-Hongre. Cette superbe salle flambant neuve a déjà vu défiler de nombreux artistes de qualité : Jean-Louis Murat, Eiffel, Vincent Delerm etc. .../...
A quelques encablures du parc Disney de Marne-la-Vallée se trouve une oasis de musique : File 7 à Magny-le-Hongre. Cette superbe salle flambant neuve a déjà vu défiler de nombreux artistes de qualité : Jean-Louis Murat, Eiffel, Vincent Delerm etc.
Ce soir, c’est le jeune et prometteur groupe Un Homme Et Une Femme Project qui est chargé de placer la soirée sur de bons rails avant l’arrivée de Venus... Les chansons de ce trio assez atypique naviguent entre chanson française acide et rock bruitiste... Selon leur humeur, les trois musiciens (batterie, chant/guitare, guitare/basse) peuvent se lancer dans un morceau rock chanté à la manière de Dominique A. ou partir dans un instrumental aux montées paroxystiques impressionnantes. Le premier album d’Un Homme Et Une Femme Project devrait sortir début 2004...
Peu de temps après, les cinq membres du groupe belge Venus font leur apparition sur la scène de File 7. Dès le premier morceau, Happiness, on est saisi par la beauté de la voix de Marc A. Huyghens et par la bouleversante mélodie jouée à l’orgue électrique. Après cette entrée en matière très réussie, le public restera captivé par la musique de Venus pendant toute la durée du concert.
(Photo Benjamin Hort)
Difficile d’être insensible à une telle démonstration ! Car, si la voix est envoûtante, elle bénéfice de musiques littéralement hypnotiques pour s’épanouir pleinement. Le nouvel arrivant, Jean-Marc Butty, fait preuve de son toucher et de sa frappe habituelle à la batterie. Les parties de claviers sont magnifiquement variées. Le son de la contrebasse est déchirant. Les interventions du violoniste/guitariste sont remarquables d’à propos et de sobriété... Grâce à tous ces ingrédients, Venus réussit à créer des ambiances réellement captivantes dont on a du mal à se défaire !
(Photo Benjamin Hort)
Ce concert a donc été une suite de moments magiques : le prenant I am the ocean, Perfect lover avec son riff de slide guitar, le tube de Vertigone, Beautiful day, et sa partie de mandoline, le hit de Welcome to the modern dance hall, She’s so disco, qui se termine en Light my fire des Doors.
Le groupe belge a offert un très beau concert au public de File 7. En toute logique, un accueil très chaleureux de l’assistance et deux rappels sont venus récompenser sa prestation. Pour marquer les esprits, Venus termine même son spectacle par une deuxième version, acoustique cette fois, de Beautiful day : superbe...
L’attitude concentrée et peu expansive du groupe est compensée par la ferveur avec laquelle sont joués et chantés les morceaux. Sur la fin du concert, les musiciens esquissent même quelques sourires, sans doute soulagés d’avoir réussi la première date de leur nouvelle tournée française.
babylon circus 28 novembre 2004- file 7 magny le hongre encore un concert plein de joie et de fete peut etre un peu trop court a mon gout (1h30) mais c etait de la balle comme d'habitude , ca fait 04 fois que je les vois et je m en lasse pas Réagir à cette critique
aqme mai 2004- file7 Magny le hongre degage toute sa puissance en live publik parfois trop jeune et trop statique devant toute l intensité degagée(amateur de slam s abstenir sous peine de pujilat) Réagir à cette critique