Juste après le concert magique de
Shannon Wright et
Jesse Sykes & The Sweet Hereafter, deux autres talentueuses jeunes femmes se produisaient sur la scène de La Hune, dans la maison de la culture de Bourges…
C’est
Laura Veirs qui est chargée d’essuyer les plâtres devant un public clairsemé ; à Bourges si tu n’es pas hype ou archi connu, tu joues devant un maigre public, assez froid de surcroît… Peu importe finalement, le set de
Laura Veirs sera totalement ébouriffant de bout en bout. Avec sa voix juvénile et toujours sur le fil du rasoir, la discrète chanteuse/guitariste a réussi à émouvoir son auditoire, sobrement accompagnée par un excellent guitariste/chanteur orginaire de Seattle lui aussi. Quand on écrit des chansons pop/folk aussi belles que celles présentes sur l’album
Carbon glacier, les artifices sont superflus… C’est tellement beau, qu’on aimerait bien bien que le set se prolonge longtemps encore. Mais il faut laisser la place à la Canadienne
Feist, on redescend donc sur Terre pendant le changement de plateau.
Feist arrive peu après, entourée par ses musiciens. De prime abord, on est troublé par son physique, superbement mis en valeur par un pantalon - très - moulant et un t-shirt épousant parfaitement ses formes… Et la musique dans tout ça ? Pas mal, pas mal du tout ! Malgré son incapacité à réchauffer une salle qui visiblement n’attend que l’arrivée de
Dani, la tête d’affiche,
Feist a réussi à démontrer ses talents de songwriter, de chanteuse et de guitariste. Les moments les plus réussis sont ceux où l’amie de
Gonzales et
Peaches interprète ses chansons pop/folk/blues seule à la guitare ; ainsi, la voix et les accords taillés dans le vif ont un impact énorme.
Feist a donné un bon concert, à revoir toutefois dans une atmosphère moins glaciale avec des musiciens moins figés…
(Photo Flore-Anne Roth)