La Hune, un superbe théâtre avec places assises, est archi complète, ce qui fait que nous ne pouvons rentrer que quelques minutes avant le début du concert de
Susheela Raman. Tous les « gens de goût » sont réunis dans cette salle de 1000 personnes : le public est beaucoup plus mûr et guindé que pour
Pleymo, c’est un euphémisme ! Attirés par la présence de
Vincent Segal au violoncelle et une rumeur persistante de talent en ce qui concerne
Susheela Raman, nous prenons place sur des marches un peu en hauteur.
Dès l’intro réalisée par
Vincent Segal au violoncelle électrique (avec de multiples effets), on sait qu’on va passer une bonne soirée ! Avec un musicien pareil, tout devient facile et beau.
Les musiciens qui l’accompagnent sur toute la tournée ne sont pas mauvais non plus : un percussionniste génial, un guitariste et un bassiste sobrement efficaces, un batteur parfait… Puis, une voix monte, superbe, c’est
Susheela Raman qui a fait son entrée. Sa voix pourrait se suffire à elle-même tellement elle est magnifique ! L’écouter chanter, la regarder faire participer les gens et danser est un pur moment de bonheur.
Tout est réuni pour produire un spectacle de très grande qualité.
Susheela Raman varie sa manière de chanter sur presque tous les titres, elle bouge en faisant des danses indiennes très agréables à regarder. Son sourire et son côté pétillant sont deux atouts qu’elle n’utilise pas avec parcimonie ! Les chansons, tour à tour ethno-world ou folk, font à chaque fois mouche auprès du public. Tous les morceaux charment nos oreilles mais on retient plus précisément la chanson du serpent dans « Le livre de la jungle », qui est reprise de manière originale, et un morceau surprenant où le violoncelle de
Vincent Segal produit des sons incroyables : on se croirait en train d’écouter un instrument roumain traditionnel. Une soirée très réussie !
(Photos Flore-Anne Roth)