
La soirée commence donc par
We are scientists qui m’avaient guère enthousiasmé en mp3, en live c’est à peine mieux : si tu as 19 ans et que le Rock = Franz Ferdinand & co, tu as dû adoré,
moi j’ai trouvé ça plat et sans réel intérêt…ça me fait penser à tous ces staracademiciens qui arborent fièrement une crête de punk…mais bon, ça fait passer le temps et de temps à autre on peut même taper du pied…Le changement de plateau dure plus d’une ½ heure : long !
J’avoue : j’avais un a priori un peu négatif vis-à-vis de ce concert des
Pixies, après avoir lu des propos de
Frank Black qui avouait avoir reformer le groupe avant tout pour le fric, et après avoir entendu un extrait live où il chante faux tout le long et où le groupe joue sans conviction, ce devait être un jour sans…

Car le concert de ce soir, bien que n’ayant duré qu’1h10, est pas loin d’être un concert historique à mes yeux et à mes oreilles…D’ailleurs, nous étions nombreux à repartir en arborant un large sourire de satisfaction ! Bon ok, désormais ils sont 2 gros sur scènes ( désolé « qui me deal »), mais ils ont vraiment assuré en jouant avec énergie une 20taine de titres enchaînés rapidement … J’ai commencé à sérieusement rentrer dedans quand ils ont enchaîné
monkey gone to Heaven et
Debaser…Le son est plus cru que sur disque, pas de surf guitar…
Frank Black hurlait comme un putois sur les titres les plus énervés, et c’était carrément jouissif…J’ai aussi bien pris mon pied à chanter les mélodies dissonantes et inoubliables de
Joey Santiago qui arbore désormais un bouc et un super crâne rasé.

D’ailleurs le public chantait assez souvent…Le rappel fut le grand moment sympathique du concert, puisqu’ils sont resté sur scène pour communiquer avec le public…
Frank Black a pris son acoustique et on a compris que pointait
where is my mind : encore un grand moment quand on a tous repris en cœur avec
Kim Deal les « ouh-ouhhh » de la fin…Puis David, le batteur s’est chargé de
La La love you avec humour et décontraction.
Ils ont terminé avec un riff rocknroll downtempo répété à l’infini (énorme basse) : hypnotique et final orgasmique (
Vamos)…
Donc, après les
Stooges, l’an dernier, pourquoi ne pas programmer un autre groupe mythique, l’année prochaine ? Depuis, le retour du leader
Roger Waters,
Pink Floyd ont l’air d’avoir retrouvé la flamme…….
Photos Pirlouiiiit