Gwen Mccrae 01 avril 2006- Le JAM, Montpellier
Tout ce que vous entendrez de la « legendary queen of rare groove » est vrai ! J’ai assisté au plus grand concert de ma courte existence.
Le J.A.M bien sûr complet, la queue des chanceux est bien longue mais parvient à son but. Tous surexcités, il ne manque plus que l’ovation grandissante qui fasse venir notre diva… Annoncée par un rasta aux .../...
Tout ce que vous entendrez de la « legendary queen of rare groove » est vrai ! J’ai assisté au plus grand concert de ma courte existence.
Le J.A.M bien sûr complet, la queue des chanceux est bien longue mais parvient à son but. Tous surexcités, il ne manque plus que l’ovation grandissante qui fasse venir notre diva… Annoncée par un rasta aux dreads longilignes Miss Mccrae s’avance langoureusement sur scène avec un sourire franc… Immédiatement, elle communique avec le public surchauffé. Serre des mains, se rapproche des spectateurs du premier rang, ondule des hanches et commence son show. Ses musiciens sont attentifs à elle, mais n’en n’oublient pas leur jeu. Le bassiste regarde fréquemment le batteur et le keybordiste. Sensualité, sexualité, bestialité, ses mots d’amour sonnent comme des coups de boutoir. Je rêve largement, les couples présents ne peuvent que s’enlacer. Bien que sa voix soit sous-mixée Gwen Mccrae hurle, son son déchire la salle, tous estomaqués nous chantons en chœur ses succès. Cradle of love, rocking chair ou encore 90% of me is you! On ne peut manquer de remarquer que c’est une femme superbe. En tant que jeune fille je peux dire que cette personnalité m’offre là des cours de séduction et de sensualisme. Loin d’être vulgaire, elle sait au contraire mitiger la chose mais aussi l’enflammer. Le dialogue qu’elle établi avec la masse de fans est impressionnant de perfectibilité. Elle pose des question et attend les réponses : « Aimez-vous faire l’amour ? »
Eprouvée par la chaleur elle ôte sa chemise laissant entrevoir un haut plus que moulant. Radical ! Les hurlements s’accentuent, tout sourire elle fait monter sur scène un garçon choisi par hasard et l’embrasse. Oui, vous lisez bien ! Ils dansent ensemble étroitement enlacés, entourés de ferventes clameurs… J’entend derrière moi : « le veinard » ! Le rire s’éprend de ma gorge, je m’écroule, tellement le jeu scénique est brillant…Et tout cela sans s’arrêter une seule fois de chanter. C’est autour du bassiste de roucouler contre l’épaule de la belle.
« I’m your woman » dit la chanson, la majorité des hommes reprennent le refrain, et par ce biais touchent les petits cœurs de ces demoiselles (moi compris). En guise de pause nous bénéficions de solos quasi parfaits, donc loin d’être improvisé. Le batteur est discret et pourtant le rythme des drums s’imprime dans mon bassin…Le guitariste à gauche est droit et regarde franchement la régie, il semble il y avoir un petit soucis de sonorisation. Bien que cela soit dommage je trouve le groupe très professionnel, soucieux d’offrir le meilleur, miss Mccrae offre quelques larmes (de crocodile) pour nous faire comprendre qu’elle apprécie notre énergie. C’est à la fois pathétique et touchant, on ne sais plus que penser… cela rentre t’il dans son scénario scénique ? Peut importe, tout le monde est ému… mais le temps qui s’écoule nous ramène à la réalité… Elle s’en va, revient, chante salue et signe autographe sur autographe, le tout sous contrôle !
Excellente soirée, merveilleuses vibes, sur le chemin de l’orgasme !
Marianne & love orchestra 30 mars 2006- Le Jam, Montpellier
Cette fois je me refuse à chroniquer parce qu’il s’agit d’une véritable affaire de cœur. La preuve en est que la salle du J.A.M est comble, d’amateurs, d’amis, d’amour. Je me glisse avec peine au plus près de la scène, c'est-à-dire très loin. Elle se fait attendre, nous nous faisons entendre, qu’elle se hâte, nous sommes tous pressés. .../...
Cette fois je me refuse à chroniquer parce qu’il s’agit d’une véritable affaire de cœur. La preuve en est que la salle du J.A.M est comble, d’amateurs, d’amis, d’amour. Je me glisse avec peine au plus près de la scène, c'est-à-dire très loin. Elle se fait attendre, nous nous faisons entendre, qu’elle se hâte, nous sommes tous pressés. L’atmosphère déjà est pleine d’émotion, de tension, d’attention. Les claps l’appellent, elle s’installe sans mots dire, sans un regard et puis nous dit : « je sais que vous êtes là ». La salle rigole, s’affole. Elle n’a pas perdu son sens de l’humour c’est certain, quelque unes de ses brèves suivront ce résumé.
C’est une chanson « sérieuse » qui l’introduit : « choisissez votre Dieu » nous conseille le texte. De blanc vêtue elle est lumineuse mais foncièrement calme, sa maturité transparaît autant dans son toucher que dans le vibrant de sa voix. Elle nous raconte ses vies, ses difficultés, son désir de partage, ce soir là ainsi que pour le restant. Brièvement. On comprend que c’est en ayant vécu « le purgatoire » qu’elle parvient à se dire de cette manière. Et puis le défilé des amis commence, comme une habitude, Fatine Assayadi et Claire Menguy arrivent, simples et courtoises. La première à l’extrémité droite, la seconde au milieu, accompagnée de son violoncelle. L’image et le son sont poétiques, comment traduire cet état ? Je pleure… : « Il revient de voyage avec dans sa tête un peu trop d’image », mon vécu y fait écho. La texture est chaude, pleine de larmes, de nostalgie, vélocité du bonheur. Les chansons sont familières, on entend des voix qui « se chantent ». Cela ressemble à une complainte dans mon esprit embrouillé. On se meut si peu, prêts à recevoir du sentiment. Vieux et jeunes, artistes souvent, l’écoute est ceinte de respect.
Marianne, en habituée de la scène est résolument proche de nous. Nous fait glousser, et de plaisir et parce qu’elle communique le rire, la joie. Presque apaisée lorsque le Trio Zéphir, au complet, joue. On sentirait presque la présence des bébés du groupe dont elle parle, amusée. Ce trio est composé de deux violons et du violoncelle, la musique se fragilise, se renforce aussi. Le vibrant de Fatine qui intervient souvent révèle une alchimie particulièrement réussie. Un miroir déformant, leur deux sons en sont sublimés. Dans Le chœur de la Buège c’est l’effervescence, ils vont monter sur scène. Les couleurs qui les rassemblent rouge, orange et jaunes sont comme eux, chaleureux, sablonneux, exotique. Ils rappellent dans leur différence le désir d’ailleurs. Je suis agréablement surprise, cela est carré, propre et émouvant à la fois. Elle nous explique l’histoire de cette chorale et exprime l’influence maîtresse : celle de la gospel music. Selon Marianne, et j’acquiesce en silence, le gospel révèle l’humanité, l’exalte, la rend vivante en ces temps déshumanisants. Elle rend hommage à Emmanuel Djob, chef de chœur d’un autre ensemble vocal avec qui Marianne a partagé des moments de vie. Lorsque l’on connaît le fil, cela ne contribue qu’à renforcer l’émotion, pleine de pudeur. Elle dirige avec naturel la trentaine de choristes présent sur Psalm : « My love is my shelter », composé par l’une des choristes absente de la scène, mais dans l’auditoire… cela transcende.
Et puis plus tard un autre artiste s’affirme en tant que soliste, c’est frais, entraînant, vrai. Lui succède Yoann Fréget, un ami de Marianne et de bien d’autres. Un timbre qui touche, une force dont il n’a presque pas conscience, élevé par le chœur, son caractère se dessine, peu sûr de lui mais véritablement talentueux, fragile mais profondément ancré dans ses convictions. Pour prolonger ce bonheur nous assistons à un duo de merveille sur Psalm, version épurée…Il s’essaie même à la trompette vocale, spécialité de Marianne dont elle a même hérité un surnom (la femme-trompette). Cela s’apparente à un jeu entre le maître et l’élève, on rit tendrement. Le regard plein on perçoit dans chacune de leur paire d’yeux de l’estime voire même de l’admiration. Yoann finit par partir, Fatine par revenir. On profite d’un invité « spécialement venu d’Andalousie pour le concert » guitariste au service d’une jolona de Candolle (cf Ginkobiloba- Mamacita) , moins festive, plus recueillie. Un succès qui nous fait bouger un peu. Marianne justifie la présence d’une association : voix libres, parce qu’elle la soutient. Cette dernière lutte contre le travail, que dis-je la mort d’enfants travaillant dans les mines du Potosi, en Bolivie. La suite, une chanson écrite pour la cause- belle et totalement légitime. On adhère forcément et à la musique et au sujet qui la touche particulièrement vue son rapport à l’Amérique Latine. World fiesta s’assied, trois guitares gitanes portées par des personnages drolissimes. Marianne rapporte à leur sujet des anecdotes tordantes. Tout sourire ils approuvent et jouent. C’est tout à fait cliché, rythmé, sympathique, dansant, contrastant avec la première partie du concert.
Et puis le final, avec le Love orchestra, c'est-à-dire tous les invités de Marianne sur scène… on euphorise !! Le salut est professionnel ! Elle a tenu la cadence, largement éprouvée par la piètre qualité du micro, le son loin d’être magnifié… et fini, seule, par le commencement : « objection retenue »…Un moment comme elle l’a souhaité, partage continu, y compris après le concert…
A très vite, Le 15 avril, Marianne assurera la première partie de Gospelize It !!
Roy Ayers 24 Mars 2006- Le J.A.M montpellier « Plongé dans l’obscurité, j’écoute et plus d’une fois
J’ai été presque amoureux de la mort apaisante, (…)
Dans une telle extase !
Tu chanterais encore (…) ton sublime requiem résonnerait sur un tertre de gazon »
Ode à un Rossignol, J. Keats
Je n’exagère pas…cela tenait du sublime ! L’atmosphère était surchauffée à mon arrivée, à mon grand .../...
« Plongé dans l’obscurité, j’écoute et plus d’une fois
J’ai été presque amoureux de la mort apaisante, (…)
Dans une telle extase !
Tu chanterais encore (…) ton sublime requiem résonnerait sur un tertre de gazon »
Ode à un Rossignol, J. Keats
Je n’exagère pas…cela tenait du sublime ! L’atmosphère était surchauffée à mon arrivée, à mon grand regret j’ai manqué la voix, la chaleur d’Emma Lamadji…une chanteuse locale…au talent certain, accompagnant un groupe de funk pour l’occasion…Heureuse tout de même d’être là, entourée de gens précieux, auxquels je tiens particulièrement. Des conditions optimales…
L’équipe prend ses marques, le keyboard teste les micros et la boîte à musique de Roy Ayers…qui régule son vibraphone, et puis le saxophoniste intervient, un air de grand père tranquille, apaisé, détendu, casquette vissée sur la tête, petite lunette qui accentue cette image…presque pataud. Je reste tout sourire, aux aguets. Le bassiste ainsi que le guitariste agissent de même…Ils semblent fatigués mais tellement assurés du brio de leur show…qui débute bientôt. Vêtus d’une veste de jogging imprimé à l’image du master je crois assister à une quelconque balance, loin de l’apprêtement du star system..et pourtant !!
Mister Ayers débarque, largement désiré, lunettes noires, costume marron et couvre-chef assorti, il est smart…avec classe il arrive et déjà, fait de l’humour ! ! Sa mine est amusante…et puis ça commence. Les musiciens sont forts, se comprennent, c’est rodé et on le perçoit. J’aime les visages clairs des spectateurs venus pour recevoir de l’étonnement, de la surprise, du génie…debout je ne danse pas vraiment, suis partagée entre l’envie d’écouter, posée, et celle de saisir avec mon appareil, les instants fulgurants de swing ! j’ai fait les deux, et ai été particulièrement attentive…nulle envie de rendre cette critique longue et précise, juste la certitude de la qualité, no need de convaincre ! Sa réputation est faîte…je suis étonnée d’entendre si peu sa voix…mais ses mimiques sont truculentes, il s’apprête à bouleverser son vibraphone les baguettes en main, tripote constamment sa boîte à musique, l’œil vif…Mais lorsque sa voix crie, c’est à la fois sexy, (outrageant presque pour une fille de sentir toute cette sensualité exhalée d’un « vieux » monsieur), et terriblement mûr ! Sur Sugar, je crois rêver, et saisis mieux la raison pour laquelle on le dit l’inventeur de la nu-soul, il fait figure de tentateur…de séducteur.
Le saxophoniste dont j’ai déjà parlé assure les chœurs, c’est surprenant d’entendre des aigus comme cela…l’harmonie est simple mais efficace ! Ce dernier a aussi la charge d’un clavier, et comment dire…ça déchire !!! Le keyboard à l’opposé, debout, est plus discret mais pas moins brillant…complice avec le bassiste…Lors d’un solo, slap follement, ce son fait bouger mon bas ventre…je rigole, le public devient fou, perd la tête…hurle et applaudit. Soutenu par le batteur, c’est brillant dans le sens de la lumière générée, il frappe fort fort et semble si frêle !!! Roy Ayers esquisse quelques pas de danse, ovationné et jette quelque coups d’œil en direction du guitariste…Héhé, électrique, éclectique la guitare, il s’amuse avec les frettes, et fait vibrer les cordes à une allure folle !!! Il est blanc, paraît presque fade à l’arrivée et on le sent transformé quand il joue…Une tension énorme en lui, ses gestes sont saccadés, séquencés…il revient au devant de la scène à plusieurs reprises, captivant toute l’attention, relayé par le Big daddy, notre saxophoniste…une complicité éclatante, on sens l’amitié et le respect de Roy Ayers, intimes…ils se livrent vers la fin de la cession à un jeu d’imitation vocale avec le sax !! Et « my vibes » nous fait chanter, s’amuse toujours dans le strict respect de son plan de show ! On a le droit à un unique rappel après le salut, malgré les clameurs de l’auditoire…Rien n’y fait, il ne reviendra pas…et nous laisse là, un peu orphelins sans doute, juste pour l’instant !! Encore 12 dates…et vous vous reposerez !!!
Breakeastra 23 mars 2006- Le JAM - Montpellier J’émerge…lentement et difficilement…délicieusement, épuisement… Hier je suis allée danser sans forcément l’avoir prévu.. Le JAM de montpellier s’est transformé en dance floor le temps d’un concert… suspens… It’s was BREAKEASTRA .. Ces derniers mots devraient suffire à vous faire comprendre l’ampleur du dégât… Sans rire je continue d’aller voir des .../...
J’émerge…lentement et difficilement…délicieusement, épuisement… Hier je suis allée danser sans forcément l’avoir prévu.. Le JAM de montpellier s’est transformé en dance floor le temps d’un concert… suspens… It’s was BREAKEASTRA .. Ces derniers mots devraient suffire à vous faire comprendre l’ampleur du dégât… Sans rire je continue d’aller voir des génies alors oui je continue de louer…
Le début est soft, l’artillerie lourde, sur scène à gauche un fender rhodes (Dieu que j’aime ce son !!) et un clavier, derrière une basse rutilante jasant avec sa compère, une gratte superbe… et puis la batterie en fond… Joli décors… Les percussions… Trop pour les détailler et devant la section cuivre, un saxophone soprane, un alto, un ténor et une trompette… Sans parler de la contrebasse, ni de la flûte traversière qui s’inviteront plus tard sur la scène..
Hit the floor, le titre de l’album ouvre la ronde et discrètement se glisse dans le public une belle jeune femme ébène épanouie a en voir son sourire…délicatement elle se glisse derrière son micro…et balance son son !! Là il faudrait pouvoir vous faire entendre son rire dissonant, assonant… Résonant… J’exulte… Trop de plaisir d’un coup…et là elle danse, ce mot signifie peu, et pourtant il prend sens…elle s’agite, toujours dans le rythme, toujours en accord avec la musique et ses multiple break !! C’est le cas de le dire !! Et on réalise que c’est un tour de force car cette musique est complexe…et parce qu’elle est riche de sons variants et parce qu’individuellement les musiciens sont bons…ils se regardent, se guettent en fait…cherchent à percevoir les nuances…le batteur les yeux fermés souvent semble planer et pourtant sa précision est fatale !!! Contraignante pour tous parce qu’exigeante…J’apprécie les solos qui sont prolifiques, proliférant… ils s’écoutent et se subliment…comme dans une amitié…
Le public à la bougeotte, c’est drôle, lui si calme une heure avant, presque stone ! Les corps ondulent, se meuvent, émeuvent, s’entichent…des autres, de la musique qui ne laisse pas de répit…qui essouffle…la transe a néanmoins lieu sur scène, La chanteuse, elle encore…Impressionnant, les reprises sont nettes, elle a beau se mouvoir avec vélocité le souffle, lui encore, n’est pas court,…en vrai pro elle nous regarde et partage aussi…du love, de l’attention, de l’excitation…elle aime être sur scène, c’est fort appréciable. Discret mais tonique tonique tonique le bassiste balance dans le groove sa chevelure touffue, esthétique !! Son corps entier gigote il semble intro-specter (oui je sais ça n’existe pas !!) et pourtant il communique, et rompt une corde en plein solo machiavélique, sans s’interrompre plonge dans la fusion des accords. Miles, le guitariste, chanteur et contrebassiste dirige très discrètement le tout, qui reste étonnamment percussif, normal l’hommes aux congas est très discret même lorsqu’il jumpe comme un dératé !!! Respect, il a tout ce que je n’ai pas, le tempo !! L’harmonie est faîte…
Que regretter ??? La présence d’une amie qui aurait sans doute halluciné… Merci à eux de leur accueil après le concert, de leur disponibilité, on a improvisé…quelle honte mais quel plaisir !! Un beau moment !! peace Choklate !! love love love