J'ai découvert trois groupes mardi dernier au Kibélé, cette petite salle parisienne au plafond bas et vouté.
Cy-B (prononcez "saille-bé") faisait encore sa balance avec son guitariste, ambiance acoustique pour commencer. C'est une chanteuse à textes plus qu'à voix, qui se sait se faire parfois émouvante, confidentielle. L'ambiance tombe un peu à la déprime à la fin.
La place est cédée au trio Icar : guitare-chant, basse, batterie. Eux font plus dans un rock funk qui m'a fait penser à Sinclair (avec une voix plus émouvante au profit d'Icar) mais au fil des chansons, la virtuosité des trois ouvre le groupe à un esprit plus rock progressif, voir assez jazz. Quelques blagues sont échangées avec le public (dont une sur les fonctionnaires et une autre sur les femmes idéales "on les préfère enrhûmées et les yeux fièvreux !") et des compos toujours plus puissantes et mélodiques. On était vraiment soufflés de voir un groupe aussi pro jouer dans une si petite salle. J'ai pu parler après le concert à Eddy, le chanteur, qui est très sympa et qui paraissait surpris par l'enthousiasme de la salle. Bref, Icar est un groupe inventif à suivre.
Puis vient le tour de La Gouache, un trio qui porte bien son nom : ils ont joué si fort qu'on n'en a vraiment eu mal aux oreilles. Impossible d'entendre ce qu'ils chantaient, la sono du Kibélé est vraiment mauvaise et pas assez puissante. Le batteur tapait comme un sauvage, le bassiste nous a vrillé les tympans. Reste le guitariste, le seul à sourire et à chanter correctement. Un bon point : une reprise (le brio) de Big Soul... j'ai même cru reconnaître Caroline Wampole dans la salle (?).