Oshen (festival Avec le Temps 2008) 18 mars 2008- Le Paradox - Marseille Mardi soir, 22h comme chaque semaine, j’entame mon retour de Radio Grenouille vers la Plaine à la recherche d’une fin de soirée sympathique. Ce soir et on peut même aisément dire cette semaine les possibilités de sortir écouter de la bonne musique ne .../...
Mardi soir, 22h comme chaque semaine, j’entame mon retour de Radio Grenouille vers la Plaine à la recherche d’une fin de soirée sympathique. Ce soir et on peut même aisément dire cette semaine les possibilités de sortir écouter de la bonne musique ne manquent pas ! Mano solo à l’espace julien et l’ « ex » marseillaise Oshen au Paradox se partagent l’affiche dans une zone de quelques mètres carrés. Assez tenté par la deuxième solution, Oshen donc, dont j’avais découvert il y a quelques temps le premier album et assez arrangé par l’horaire tardif (23h30) du début du show, je prenais donc la route du Paradox, lieu que par ailleurs je découvrais pour la première fois.
Le petit corridor qui longe le bar à l’entrée pour amener à la salle, me fait craindre un instant la config, « serré-serré ». Fausse peur, le corridor débouche sur une salle sympathique entrecoupée de piliers qui il vrai doivent gêner un peu les soirs de grosse affluence mais participent à une chaleureuse déco où se place une scène assez profonde et large pour pouvoir y faire évoluer tout type de groupe. Dès mon arrivée, je vois arriver Pirlouiiiit, son appareil photo autour du cou évidemment qui après Mano Solo venait continuer sa mission. Le fait le voir ne m’étonna pas plus que ça, vu que ma découverte de l’artiste passa par de nombreuses interviews qu’il réalisa pour Liveinmarseille et Nouvelle vague. Pressé et visiblement éprouvé par sa soirée déjà bien remplie et par la semaine qui arrive, il me traqua (ce n’est pas la première fois) pour écrire cette chronique, me voilà donc vous raconter cette soirée.
Configuration minimaliste sur scène, Tatiana Mladenovitch à la batterie, Christophe Rodomisto à la basse et plus rarement à la guitare et Oshen, donc au chant et à la guitare. Au premier regard, on comprend tout de suite qu’Oshen aime la scène, le contact avec le public, susciter des réactions, voler des sourires. Elle dégage une belle énergie pendant les morceaux, n’hésitant pas à user de mimiques mais sans jamais trop en faire. Avec elle, on reste toujours en deçà de la limite du surjoué, elle fait vivre vocalement et corporellement ses compositions. Elle installe une sympathie contagieuse qui rend sa mise en scène intimiste sans qu’on ait jamais l’impression de tomber dans le millimétré, le public n’a donc pas l’impression d’être un élément du décor, il fait partie du spectacle et c’est ce qui fait la différence.
Il apprécie et ça se comprend même si à mon goût il ne se fait pas assez entendre où alors est ce moi qui crie trop dans les concerts mais après ma pause cigarette, point de cris dans la salle, juste de sages mais appuyés applaudissements. Enfin, que voulez-vous, j’aime quand le public donne de la voix, c’est une peu dans ma culture. Dans un ton ironique et souvent empreint de légèreté, elle développe sous toutes les coutures un thème qui semble lui tenir particulièrement à cœur « La relation homme-femme », la drôlerie de l’incompréhension de ces deux univers si éloignés et si dépendants l’un de l’autre.
Que ce soit à travers le théâtral « Jim » où elle essaie désespérément de séduire son collègue de boulot (son patron ?) ou dans la relation à rebondissement « Tu m’as quitté », la relation apparaît toujours conflictuelle. Elle ironise sur cette incompréhension mutuelle, cette quête incompatible du soi dans l’autre allant même jusqu’à avouer sa « flemme d’aimer ». Ses textes rafraichissants désacralisent l’amour parfait des chansons de variétés pour les tracas et les interrogations internes qu’il suscite chez la femme et par extension chez l’homme. La solution à ces problèmes ?? vivre en couple comme des « poissons rouges » oubliant, ce qui s’est passé jusqu’aux cinq secondes précédant l’action !
Par rapport à ce que j’ai entendu du deuxième album, la configuration scénique enlève les artifices, les surcharges mélodiques et permet à mon goût d’apprécier d’avantage les morceaux et l’univers d’Oshen. Les chœurs de Tatiana et Christophe viennent de temps à autres habiller avec bonheur le minimalisme instrumental du trio. La batteuse ou le bassiste en quittant même la scène pour certain morceau encore plus épuré laissent toute la place au texte et à l’interprétation de la chanteuse.
Avant le rappel, le morceau « Plus quinze ans » glisse joliment accompagné uniquement des tapements de mains d’Oshen et de ses musiciens jusqu’à faire chanter le dernier refrain par tout le public conquis. Suivra un morceau inspiré par les dernières élections présidentielles « Te souviens-tu de la violence », avec un joli texte mais j’avoue bizarrement avoir été moins traversé par l’interprétation de la chanteuse alors qu’en règle générale ce sont plutôt ces thèmes qui me marquent.
Enfin, peu importe, elle enchaine tambours battants un hymne humoristique aux hommes qu’elle a côtoyé sur notre doux territoire phocéen « les marseillais », où l’on retrouve toutes les caricature des cacous machos qu’on a tant l’habitude de voir dans notre sphère sociale et géographique. Ce qu’on retiendra de ce morceau bien sur des éclats de rires vu qu’on connaît l’autodérision légendaire des males marseillais et surtout que le plus grand de nos avantages et de « ne pas être des parisiens ». Avant de pouvoir d’imiter nos congénaires de la capitale, une longue séance de fou-rire et de diverses déconcentrations de la chanteuse animera l’ambiance. Elle en profitera au passage pour égratigner un peu bassement quelques unes de ses rivales sur la nouvelle scène française féminine (Camille et Olivia Ruiz). Et retrouvant ses esprits, elle nous fit donc passer le message que les marseillais sont bien moins futiles et matérialistes que les parisiens, on verra ça dans six ans après la troisième législature de J.C. !!
Technicolor Hobo 14 mars 2008- Le Paradox - Marseille
Technicolor Hobo … un bien drôle de nom pour un drôle de groupe marseillais dans lequel on trouve deux anglo-saxons. Cela faisait un paquet de fois que je les ratais sur scène donc ce soir je me suis dit que leur passage au Paradox était .../...
Technicolor Hobo … un bien drôle de nom pour un drôle de groupe marseillais dans lequel on trouve deux anglo-saxons. Cela faisait un paquet de fois que je les ratais sur scène donc ce soir je me suis dit que leur passage au Paradox était l’occasion de réparer ça. N’écoutant pas ma fatigue je m’y suis donc rendu après avoir fêter l’obtention des clés de mon nouvel appart … donc un peu fatigué …
On arrive au Paradox, il y a du monde (sans que l’on ne puisse pas circuler pour autant). Ce soir sur scène ils sont 5 : Patrick Atkinson au chant et à la guitare, Jean Christian Rieu à la batterie, Yves Johannhardt à la basse, Geraldine Agostini au piano et Jason Lichau à la trompette ; Christophe Robert et sa clarinette manquant à l’appel.
J’ai tout de suite été touché par la musique, mais un peu moins par le chant. Les morceaux sont en effet assez variés. Riches (grâce notamment à la multitude d’instruments), ils prennent leur temps pour prendre leur envol, entre rock atmosphérique et jazz par moments, … certains sont d’ailleurs purement instrumentaux.
D’autres sont plus rock et donnent envie de se trémousser. Par contre comme je le disais j’ai été un peu moins emballé par le chant (où j’ai pourtant trouvé des petites pointes Doorsesques bien sympathiques) et les mouvements de Patrick derrière son pied de micro. Peut être était il vraiment dedans et moins un peu trop fatigué pour le suivre mais j’ai senti un petit décalage.
A revoir et re-écouter dans de meilleurs conditions pour moi …
On Vend la Caravane 28 fevrier 2008- Le Paradox - Marseille
J’ai profité de la très (trop) longue pause entre le set de Kami et celui de Kim Novak au Balthazar pour aller faire un saut un peu plus bas dans la rue d’Aubagne où le Paradox accueillait en concert (gratuit) On Vend la Caravane que je n’avais .../...
J’ai profité de la très (trop) longue pause entre le set de Kami et celui de Kim Novak au Balthazar pour aller faire un saut un peu plus bas dans la rue d’Aubagne où le Paradox accueillait en concert (gratuit) On Vend la Caravane que je n’avais pas vu depuis longtemps.
Je retrouverai donc avec plaisir la voix et la gouaille d’un Hervé en pleine forme et la discrétion de Julien. En plus ce soir (nouvelle formation) un saxophoniste qui intervenait sur pratiquement tous les morceaux. Je suis resté environ une demi heure, le temps de découvrir de nouveaux morceaux dans la lignées des précédents comme un qui parle de Sourires et d’autres un peu différents (plus « jazz »), en plus des classiques Rien, Evidemment, etc…
Le public avait l’air conquis, moi je suis reparti le sourire aux lèvres … qui s’est transformé en une grimace quand j’ai constaté que la musique n’avait toujours pas repris au Balthazar … mais ça c’est une autre histoire …
Farouch(E) Zoé 26 janvier 2008- Le Paradox - Marseille
Le concert de Farouche Zoé ce soir là au Paradox fut pour moi l'occasion de découvrir ce groupe dont la musique alterne entre chanson à texte, musique festive et rock alternatif. Une ambiance chaleureuse, des histoires d'amour, d'humeur et .../...
Le concert de Farouche Zoé ce soir là au Paradox fut pour moi l'occasion de découvrir ce groupe dont la musique alterne entre chanson à texte, musique festive et rock alternatif. Une ambiance chaleureuse, des histoires d'amour, d'humeur et d'humour. Des solos de machine à écrire époustouflants et une désinvolture mêlée d'une grande aisance scénique. A voir et à recommander.
5 Avenues + Reno Bistan 04 janvier 2008- Le Paradox - Marseille Apres le très bon début de soirée passée notamment en compagnie des Drôles de Drames au Lounge. Ce soir au Paradox, il y a trois groupes d'annoncés : Denimop, 5 Avenues et Trio Karpienia. Ayant déjà vu le dernier il n'y a pas si longtemps que ca a .../...
Apres le très bon début de soirée passée notamment en compagnie des Drôles de Drames au Lounge. Ce soir au Paradox, il y a trois groupes d'annoncés : Denimop, 5 Avenues et Trio Karpienia. Ayant déjà vu le dernier il n'y a pas si longtemps que ca a l'Exodus, je suis surtout venu pour 5 Avenues que je n'ai jamais vu depuis qu'ils sont passés en duo. Mais comme il est déjà 23h20 heurs et que c'était annoncé à 21h ...
Et pourtant en arrivant j'apprends non seulement qu'il y a eu une erreur dans la programmation (pas de Karpienia ce soir, mais qu'il y a quand même 3 groupes. Je ne comprends pas tout (si ce n'est que je n'ai pas raté 5 Avenues), je verrai bien dedans … En arrivant je vois que j'ai raté de quelques seconde le dernier morceau de Denimop … dommage. Du coup je me cale pensant que je vais voir 5 Avenues mais non ce ne sont pas eux qui monte sur scène mais un gars tout seul … du nom de Reno Bistan.
Seul avec un accordéon (et une guitare à cote dont il se servira pour quelques morceaux un peu plus tard). Assez à l'aise il me séduira assez vite malgré un chant à la Renaud (tout court) dont je ne suis pas fan. Les textes me plaisent bien. J'ai beaucoup aimé sa chanson sur la consommation ; même si le thème est assez classique ca sonnait très bien et difficile de ne pas adhérer a ses propos.
Celle sur les murs ou l'ancienne aussi. Il y a un cote militant mais pas trop donneur de leçons (un peu quand même) bien agréable. Les chansons qui traitent de son quotidien (ou de celui de ses proches chez qui il puise l'inspiration) sont assez charmantes aussi, que ce soit Depuis que mes copines (deviennent maman) ou Trois petits tour. Il y a chez lui un petit cote Brassens aussi.
La prochaine fois que cet ex du groupe lyonnais Bistaclanque désormais solo repasse dans le coin je tacherai d'être la aussi. Comme souvent je regrette de ne pas avoir chope le disque le soir même. Tant pis (peut être que si il lit ces lignes ... )
Vint enfin le tour de 5 Avenues dont la dernière démo m'avait vraiment séduit. J'étais donc sacrément impatient de les voir, et en même temps assez embêté pour eux car je trouvais que Reno avait installé une bonne ambiance et que passer après lui allait peut être se révéler délicat. Et finalement non (c'est là qu'on voit que les programmateurs du lieu savent ce qu'ils font), les désormais 2 5 Avenues ont été excellents et c'est le contraire qui aurait choqué ne serait ce que pour la grosseur de leur son par rapport à celle de Reno en infériorité numérique.
Duo guitare (celle de Stéphane Cochini) accordéon (celui de Claire Bernardot) de chanson (celles de Stéphane interprétées à deux voix. Ils ont attaqué par un superbe instrumental qui a capté l'attention de toute la salle ; même de ceux encore entrain de diner (rappelons que s'il dispose d'une vrai scène, le Paradox est aussi un restaurant). Il y en aura d'autres (au moins un) un peu plus tard dans le set, tout aussi bon. En fait c'est assez impressionnant car même lorsqu'il n'y a pas de paroles on a l'impression d'avoir une chanson ou l'accordéon assure le chant ...
Belle présence sur scène avec un petit jeu où lui fait le timide voire le blasé et elle l'andouille juste ce qu'il faut (je ne la connaissais pas vraiment et l'aurais imaginé plus timide que ça). Ils parsèmeront leur set de reprises un très touchante Tomber des nues (de Zebda), à ton étoile (de Noir Désir) ou une version traduite de Bella Ciao (voir vidéo ci dessous). Dans leurs compos, les textes sont plutôt tristes et parlent d'amour sauf dans la "chanson à la con" Sans dessus dessous que Stéphane a écrit pour Claire qui lui demandait de lui écrire un truc un peu moins dépressif que d'habitude.
Le concert finira vers 1h30 avec une salle presque aussi pleine qu’au début de la soirée. La soirée du lendemain s’annonçant tout aussi sympathique puisqu’en plus des 3 groupes de ce soir (qui joueront par conséquent des sets un peu plus court) viendra s’ajouter Karpienia (l’anniversaire de Estelle ayant fini un peu trop tard nous ne passerons finalement pas le lendemain comme prévu).
Petit commentaire cigarette pour finir, puisque l’air de rien c'était mon premier concert français depuis l'application de l'interdiction de fumer et je dois dire que c'était bien agréable. Bon quand je suis sorti de la salle j'ai cru que je traversais un nuage toxique mais je crois que globalement j'ai moins morflé que d'habitude, et que tout le monde était content.
Maison rouge 23 novembre 2007- Le Paradox - Marseille Pour de bon!!! C'est de la chanson, bien écrite et bien jouée :
Greshko, en jupe et collants (rouges), coiffé d'une casquette (rouge, eh oui) suivi de ses comparses : Guillaume, Cyril et Alex (tiens, sa tête me dit quelque chose), respectivement .../...
Pour de bon!!! C'est de la chanson, bien écrite et bien jouée :
Greshko, en jupe et collants (rouges), coiffé d'une casquette (rouge, eh oui) suivi de ses comparses : Guillaume, Cyril et Alex (tiens, sa tête me dit quelque chose), respectivement à la contrebasse, guitare et guitare (avec celle de Greshko ça en fait 3!!!), entrent en scène.
Sur des airs swing ils nous parlent d'une société qui leur parle, ils s'engagent, prennent des risques mais ne glissent pas.
L'alchimie locale, appelée aïoli, monte et ne tombe pas. À table messieurs dames, régalez vous de leur prochain concert, car vous avez raté (ou pas) un très bon concert, où le public se laisse faire et en viens même à jouir sur commande!!!
Entrez dans la Maison Rouge, rejoindre les apaches et autres indigènes. Vous n'en reviendrez pas :-)
À consommer sans modération!!!! Réagir à cette critique