Sylvie Paz au Paradox, la soirée avait de quoi m’attirer… Sylvie Paz, je connais bien pour l’avoir vue jouer son spectacle Kairos à la Cité de la Musique quelques mois auparavant. A l’époque, j’avais été séduit par l’atmosphère que l’artiste était parvenue à installer dans une salle entièrement acquise à sa cause, reconnaissons-le. Quoi .../...
Sylvie Paz au
Paradox, la soirée avait de quoi m’attirer…
Sylvie Paz, je connais bien pour l’avoir vue jouer son spectacle
Kairos à la
Cité de la Musique quelques mois auparavant. A l’époque, j’avais été séduit par l’atmosphère que l’artiste était parvenue à installer dans une salle entièrement acquise à sa cause, reconnaissons-le. Quoi qu’il en soit, ses compositions teintées de flamenco avaient fait mouche ce soir là… Je ne me suis donc pas fait prier pour me rendre au
Paradox, un lieu que j’apprécie particulièrement et qui se prête à mer veille au répertoire de
Sylvie Paz.
Dès mon arrivée, derrière son comptoir,
Xavier me gratifie d’un sourire qui met d’emblée ma soirée sur de bons rails ! Avec un barman aussi sympathique, les clients du
Paradox sont entre de bonnes mains ! Les rares clients, hélas, ce soir là… He oui, les soirs de match, difficile d’attirer des mélomanes à Marseille et ce soir là ne fera pas exception à la règle… Le concert débutera donc avec un peu de retard, ce qui m’obligera, je dois l’avouer en toute honnêteté, à quitter le
Paradox avant la fin…
A mon grand regret d’ailleurs, tant le premier set aura été de toute beauté.
Sylvie Paz est entourée de ses musiciens habituels, à savoir la pianiste
Perrine Mansuy et le bassiste
Bernard Menu, musicien capable d’accompagner également de la meilleure façon qui soit
Sylvie Paz au piano, preuve de sa polyvalence… Quant au batteur, il me semble nouveau dans cette formation et je ne peux hélas vous donner son nom… Mais revenons aux musiciens :
Perrine Mansuy, tout d’abord. Pianiste de jazz confirmée, au sein de ses formations
LeDuo et le
Perrine Mansuy Trio, elle excelle dans un répertoire qui l’éloigne du jazz mais lui permet de mettre en avant sa sensibilité par un jeu tout en nuances…
Quant à
Bernard Menu, à la fois réalisateur, compositeur-arrangeur et musicien, il dégage une impression de maîtrise totale de son instrument et semble parfaitement en phase avec une artiste qu’il accompagne depuis longtemps. Au final, ce quatuor d’une grande homogénéité vous délivre une succession de chansons riches d’émotions qui vous emportent irrémédiablement.
Il est 23h00,
Sylvie Paz a entamé son premier set depuis plusieurs minutes, et la salle s’est considérablement remplie, preuve que les footeux d’un soir n’étaient pas si loins ! La réputation de la chanteuse aura fait le reste, le
Paradox est quasiment plein. Le public est déjà sous le charme, et moi avec lui. Les connaisseurs apprécient un spectacle déjà bien rodé, les autres découvrent un groupe étonnant de maturité et de talent.
Quant à moi, je dois malheureusement m’éclipser à la pause et interrompre cette si belle soirée. Je laisse
Xavier à ses clients et
Sylvie Paz à son public… La prochaine fois, je ne raterai pas la fin, c’est sûr, car des concerts de cette qualité, il n’y en a si souvent...
Réagir à cette critique