Attention les Fleshtones sont de retours. Autant le dire tout de suite ce sera la première fois que je les vois , et pourtant j'en entends parler depuis 20 ans.
Le Poste est copieusement garni, il y fait chaud (trop) et j'aperçois les habitués. Pour commencer, les Jolis, combo marseillais dans la mouvance revival punk. Deux guitares, basse, batterie, ensemble classique, un peu trop. Sous couvert de minimalisme punk, tout est convenu et sans surprise. En même temps l'énergie est présente, le chanteur à fond dans son truc, il y a de la fraicheur, mais c'est le moins que l'on puisse attendre pour une formation dont l'âge moyen doit tourner autour de 20 ans.
Les Fleshtones ont quitté leurs 20 ans depuis longtemps, mais l'énergie est restée intacte.
Le set démarre pied au plancher, et il n'y aura aucun relâchement. L'affaire fonctionne, tout le monde chante, gesticule en particulier grâce à l'utilisation de système HF. Le son monte et l'ambiance aussi. Mais au bout d'un moment mon attention baisse, là encore tout est convenu, trop réglé. Et je repense soudain aux dérapages des Lords of Altamond dans cette même salle ou plus proche encore la prestation chaotique et bourrée d'émotions de Daniel Darc.
En sortant une blondasse me dit "euh tu vois le punk c'est une attitude tu vois... euh j'aime pas les Clash". Ce ne devait pas être mon soir.