Difficile de revenir à la vie réelle : lundi dernier, THE NATIONAL, concert à St Ouen, salle "MAINS D'OEUVRE".
Depuis j'ai l'impression d'être assise dans un coin, à attendre qu'une porte s'ouvre à nouveau sur ce monde étrange où la musique coule comme un poison au creux de l'âme.
J'avais acheté "Sad songs for dirty lovers" par hasard ou pour le titre mais à me le repasser en boucle, j'avais senti l'urgence de les voir "pour de vrai", sur scène.
Je ne sais pas si ce que j'ai vu et entendu était "vrai" ou plutôt "de l'autre coté du miroir" et par conséquent définitif, sans appel et sans remords.
Sans doute à cause de ce garçon arrimé à son micro qui semblait en danger de se perdre, hurlant et priant à la fois, monsieur BERNINGER .
Et ce quelque chose, paroles et musique, de l'enfance ou de l'adolescence, qui demeure et dérange, heureusement.
A goûter au risque de se noyer.