Moriarty & Amélie 15 Février 2008- Espace Doun - Rognes Ce n'est jamais sans une pointe d'excitation qu'un habitué de l'Espace Doun comme moi prend la route de Rognes. La programmation quasiment irréprochable de l'association Bouche à Oreille qui a en charge les concerts dans cette salle laisse en effet .../...
Ce n'est jamais sans une pointe d'excitation qu'un habitué de l'Espace Doun comme moi prend la route de Rognes. La programmation quasiment irréprochable de l'association Bouche à Oreille qui a en charge les concerts dans cette salle laisse en effet toujours présager une excellente soirée musicale en récompense du trajet fait pour rejoindre ce village. Et ce vendredi 15 Février, l'excitation est peut-être encore plus grande que de coutume, parce qu'un des deux groupes qui est présent ce soir fait l'unanimité sur scène, parce que la venue de ce groupe fait que la soirée est affichée complète depuis plusieurs semaines, et parce que dés la sortie de leur album, avant même d'entendre parler de leur talent scénique, on avait envie de voir les cinq Moriarty en chair et en os. Mais aussi, parce que comme on ne fait pas les choses à moitié à Doun, la première partie était assurée (le mot est important, parce qu'avant Moriarty, il faut assurer si on veut laisser un souvenir) par Amélie.
La frétillante et impeccable Amélie, souriante, accompagnée de Jérome Lapierre à la guitare (et à la voix) arrive avec ses chansons fraîches (et "relookées" pour les concerts). Son ton est juste, sa guitare tendre et rageuse à la fois, et son style rappelle celui d'une Lisa Li Lund (en blonde), vue ici même quelques mois plus tôt, ou celui d'une Scout Niblett sage. Elle enchaîne des comptines à la Cocorosie avec des folksongs torturées à la Bright Eyes, échangeant sa guitare contre un Glockenspiel ou une Autoharp (façon June Carter) en fonction des besoins et des ambiances désirées. Le courant passe, le charme agit, et le public (venu principalement ce soir pour le groupe d'après, n'en doutons pas) en redemande, si bien qu'après un rappel bissé, et une reprise de Bjork, Amélie et Jérôme se retirent en nous rappelant : "C'est quand même Moriarty après !"
Et en effet, Amélie quitte la scène, et s'ensuit une courte pause pendant laquelle le décor de Moriarty est minutieusement et chaotiquement installé (la mise en place millimétrée des micros est ensuite modifiée de façon aléatoire par l'un ou l'autre des Moriarty). Il est, pendant cette pause, très difficile de bouger : les places devant la scène sont chères et ceux qui partent se désaltérer au bar sont condamnés à voir LE groupe du soir du fond de la salle.
Le "gosse à l'harmonica" (Tom), et les trois autres musiciens (Arthur, Charles et Zim) font une entrée (étonnement) ordinaire, entamant un morceau à eux quatre. Ils obéissent ensuite à l'unisson et rapidement à l'appel du fond de la salle "assis devant !" en continuant leur morceau assis, ménageant la place à l'entrée théâtrale de Rosemary. La chanteuse à la voix de diva rétro, qui évoque à la fois Billie Holliday, Joan Baez, Paula Frazer (de Tarnation) ou… June Carter (encore elle) descend l'escalier des loges, et se positionne au milieu de ses quatre partenaires à la façon d'une boxeuse descendant sur un ring, jaugeant l'assistance (tout acquise) avant de la charmer en chantant.
Ce mélange de spontanéité et de mise en scène réglée comme une horloge sera présent tout au long de la soirée. Les cinq de Moriarty semble en effet être le genre à faire de la musique n'importe où, n'importe quand, dés qu'ils en ont le temps, et pourquoi pas sur scène, devant 200 ou 2000 personnes venues les écouter. En même temps, beaucoup de choses, des costumes à leurs déplacements sur cette scène sont indéniablement préparés avec soin, et ce mélange d'improvisation et de mise en scène théâtrale fait indiscutablement beaucoup pour la qualité et le succès de leurs shows. Car du succès, ils en ont (attention, comme pour cette soirée à l'Espace Doun, beaucoup des nombreuses dates programmées d'ici la fin 2008 sont déjà complètes), et un succès mérité : l'album " Gee Whiz but this is a lonesome town" sorti il y a quelques mois est magnifique, et le concert donné ce soir là est majestueux (comme apparemment tous leurs concerts).
Dés les premières notes du tubesque Jimmy, une bonne partie du public (venu apparemment pour CETTE chanson) s'envole… le splendide Motel, la douce et sublime Private Lily, l'asiatique Tagone-Ura, le nerveux Whiteman's Ballad, et même la reprise décalée d'Enjoy the silence de Depeche mode m'emporteront encore plus haut. Les musiciens, à part l'omniprésent et excellent Tom l'harmonica-kid, échangent leurs instruments pendant le set (des guitares, une contre basse, une valise-batterie, un xylophone et un piano-jouet).
Sur Cottonflower, Rosemary chante "You've seen a thousand like me, I'm not the first one, the only one, the best one…", et pourtant ce soir-là, pendant ce concert, nous avions l'impression d'être des privilégiés qui entendaient pour la première fois un aussi bon groupe dans un registre mélangeant folk bouseux, klezmer et cabaret. Une sensation hautement agréable accrue par des frissons provoqués pendant la dernière chanson exécutée sans sono. Le succès de Moriarty tient donc, sans aucun doute à la création de leurs personnages, à la mise en scène de leurs performances et à leur présence (ils ont un calendrier de concerts à faire pâlir les plus grands)… Mais il n'y a pas que cela, cela ne suffirait pas. Les compositions sont magnifiques et originales, et derrière les artifices visuels, ce groupe respire le talent et la joie de jouer.
Tout comme Amélie qui a eu la dure tâche de faire la première partie ce soir là, Moriarty fait donc partie des groupes qu'il faut voir sur scène, de ceux dont on a le sentiment qu'on pourra dire avec fierté dans quelques années : "je les ai vus pour leur premier album". Alors s'ils passent près de chez vous, et s'il reste des places courrez les voir ! Réagir à cette critique
Narrow Terence 26 octobre 2007- Espace Doun, Rognes
Il y a deux ans, a l’occasion du 3eme festival BaO je découvrais un lieu magnifique (dans lequel je suis depuis retourné assez souvent) et un groupe qui m’avais aussi laissé une très bonne impression, ces même Narrow Terence qui repassaient ce .../...
Il y a deux ans, a l’occasion du 3eme festival BaO je découvrais un lieu magnifique (dans lequel je suis depuis retourné assez souvent) et un groupe qui m’avais aussi laissé une très bonne impression, ces même Narrow Terence qui repassaient ce soir. Depuis deux ans beaucoup de bonnes choses leur sont arrivées. Tout d’abord Buni Lenski qui a officiellement rejoint le groupe, quelques demos prometteuses, une sélection au Printemps de Bourges comme représentant de la région PACA, un premier album Low voice conversation, puis le Fair tout récemment … bref ca roule pour Narrow Terence …
Beaucoup de locaux à ce concert (gratuit) pour fêter la fin d’une semaine de résidence. Une scène bien remplie d’instruments (parfois trafiqués) et de portes micros non moins artsy, salle en configuration cabaret, avec toujours verre (de jus ou de vin) a 1 euro et ce soir quiche et pizza offertes. On arrive a l’heure, on prend place, madame Puaux s’assoie sur le sac de svet pendant qu’on va chercher un verre, …
et quand tout le monde est en place, le groupe, Antoine Puaux, Nicolas Puaux, Christelle Lassort et Buni Lenski (quid de Bertrand Perrin ?) décide de commencer le concert de l’autre cote : a capella pres du bar, pour une magnifique version acoustique de Devil quelquechose …. On est dans l’ambiance, acoustique et habité, ca commence très bien.
Ensuite ce sera une bonne heure de chansons tirées de Low voice conversation (parfois dans des versions bien modifiées) et de nouveautés dans la même veine. Ce mélange de voix (Tom Waits pour la plus grave des deux), de genre (folk, rock, pop, classique…), de balades et de morceaux énergiques … bref ce qui fait leur son et leur charme.
Le groupe a passé une semaine en résidence ici et a vraiment pris possession des lieux. Les instruments envahissent la scène avec parfois des turcs carrément étranges : pieds de micro biscornus, mélange de bois et de métal, y a pas à dire sous les voutes de Doun c’est carrément classe.
Et puis quelques bémols (comme a toute première) : quelques soucis techniques avec leur l’inclinaison de leur clavier, un enchainement de chansons peut être pas optimum avec parfois un peu trop de changement de places entre eux (chacun joue quasiment de tous les instruments, ce qui a son charme mais introduit parfois trop de temps mort et casse le rythme)
Sinon franchement je comprends que ce groupe ait reçu autant de soutien, des gens de Doun tout d’abord, mais aussi des instances citées ci-dessus. Bref un groupe que je vous recommande chaudement sur disque et encore plus sur scène, surtout dans des cadres intimistes comme celui-ci.
Ils finiront le concert comme ils l’on commencé, en acoustique (vraie) mais cette fois ci au pied de la scène (et des notre du coup) … la classe.
Deuxième soirée du festival BàO 2007. La veille, nous avons assisté aux concerts de Melchior Liboà, Sabo & Shannon Wright, et personnellement, j'étais resté sur ma faim : pas d'étincelle le vendredi soir, à part quelques moments pendant la prestation de Sabo (dont j'attendais sans doute un peu trop).
Ce deuxième soir commençait par un set de Dawn (Aurore Imbert), déjà aperçue à l'espace Doun il y a quelque temps en compagnie des Narrow Terence. La jolie voix de la charmante Aurore, accompagné de Stouf (le lead guitare de Starboard Silent Side), capte assez rapidement l'attention de la salle. Elle enchaîne une petite dizaine de chansons douces-amères avec un arrangement minimaliste (guitare folk / mini-xylophone sont les seuls instruments) parfaites pour un début de soirée.
Dawn
Mij (le chanteur de Starboard Silent Side) la rejoint pour faire les cœurs sur le dernier titre de Dawn, puis Aurore reste pour lui rendre l'appareil quand le dernier musicien (Nix, le bassiste) de Starboard Silent Side présent ce soir arrive sur scène pour le début de leur concert (le groupe est habituellement complété par une violoniste, un saxophoniste et un batteur).
Starboard Silent Side
Et là… et bien là… on se dit qu'on tien un truc, on grand truc. Mij qui avait une voix douce et murmurante (pas nécessairement bon presage) sur la dernière chanson de Dawn se révèle être un excellent chanteur à l'organe puissant. Les mélodies et les textes sont magnifiques, et l'interprétation digne d'un très bon groupe de folk-rock américain (de ceux qui tournent depuis des lustres, avec les bottes pleines de poussières et des barbes "comme ça"). La voix du chanteur évoque à certains autour de moi celle de M. Stipe, mais j'y retrouve bien plus… beaucoup de groupe folk de qualité me viennent en tête à l'écoute de ce "petit" groupe français… Mais d'où sort donc ce jeune homme dont le chant me rappelle Jason Molina (qu'il ne connaît même pas, il me l'a dit ensuite) et me fait hérisser les poils du dos (de plaisir) ? D'où sortent ces trois types capables de jouer du folk américain comme s'ils étaient suédois, ou sortis du fin fond du Kansas ou de l'Arizona ? Aucune idée… Et en fait… On s'en balance. Ces trois mecs plein d'énergie sont des générateurs de frissons, et le peu de temps qu'ils passent sur scène nous enchante. Kiki Little Shoe (violon) et Crushtin' Niils (bouteille plastique + xylophone), tous deux membres de Narrow Terence, viennent les accompagner pour les derniers titres, étoffant ces morceaux, et on se dit que même si la soirée s'arrêtait là, on ne serait pas venus pour rien. Les personnes présentes dans la salle à ce moment se souviendront sans aucun doute de ce groupe, et le commentaire le plus entendu autour de moi quand ils quitteront la scène est "il va falloir qu'ils assurent les suivants maintenant !".
Après une pause, les suivants à monter sur scène furent The Sugar Plum Fairy pr., lauréats du printemps de Bourges 2008, ces derniers avaient en effet fort à faire avec leur formation réduite et atypique : un chanteur au clavier (Aurelien Jouannet), un bassiste (Sylvain Joubert) et une chanteuse (Marion Gaume a.k.a. Messparow). La voix d'Aurélien (qui commence seul au piano) ne peut que rappeler celle d'un autre pianiste : Antony (celui qui se produit avec ses Johnsons), mais ses intonations, et son phrasé ne se cantonne pas à ça, et nombre de chansons de The Sugar Plum Fairy pr. évoquent certains groupes de qualité (mais si, il y en avait !) des années 80 (les "vieux" Depeche Mode ?). On pense aussi un peu à Sébastien Schuller (pour la forme), mais ce groupe de Tours a son caractère bien à lui, de très belles compositions (quelles mélodies !), et relève correctement la difficulté de succéder aux impétueux Starboard. Le public de Doun apprécie. (Leur album, acheté sur place, est également une réussite). Un rappel, et Aurélien nous dit "il y a John Parish après quand même !"
The Sugar Plum Fairy pr.
Et en effet, il y a eu John Parish ! Le seul album de John Parish que je connaissais avant samedi soir, c'était Dance Hall At Louse Point, album qu'il avait réalisé avec son acolyte P. J. Harvey (mais cette fois, pas seulement en tant que producteur), et qui m'avait accompagné pendant l'année 1996 et les suivantes. Depuis, John Parish était resté pour moi le producteur mythique de la susnommée P. J., des grands Giant Sand, de Sparkelhorse et de Sixteen Horsepower (excusez du peu). Je m'attendais donc à du sérieux, à du carré, et à du rock & roll, mais plutôt cool.
John Parish
Il y a eu de tout ça (pour le côté carré, je crois que Parish n'a pas à envier qui que ce soit), et pour le rock & roll, comme il le dit lui-même : "I'm interested in both types of music : rock and roll". Le côté cool, il y en a eu, mais certaines des chansons étaient rageuses, exactement ce qu'il faut pour que ces "deux types de musique" soient impeccables. Sa musique est en effet à la rencontre entre le rock américain tendance tucson (on retrouve les influences de Giant Sand) et celui, parfois plus doux des européens (quelques chansons m'ont fait penser aux Nits). Les petits sourires entre John et ses musiciens (Jean-Marc Butty à la batterie, Marta Collica au clavier et chant et Giorgia Poli à la basse), le dernier rappel à 1h du matin passé, me font penser que le public n'a pas été le seul à passer un bon moment. Je mettrais juste un petit bémol à ce concert de cloture du festival BàO 2007 : l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous quand les choses sont trop carrées…
John Parish
En conclusion, cette seconde soirée de ce deuxième festival BàO à l'espace Doun était une très grande réussite ! Bravo à l'association Bouche à Oreille, et longue vie à l'espace Doun, qui décidément arrive à maintenir un niveau élevé dans sa programmation.
21h30 qu'ils disaient. J'arrive à 21h15 et Dawn est déjà sur scène. Accompagnée d'un (bon) guitariste, la demoiselle a une voix sympathique et enchaîne les morceaux pendant que la bière coule à flot au bar. Très bien pour débuter une soirée, mais suicidaires s'abstenir.
Pour que la transition avec le groupe suivant se passe en douceur, la jeune fille reste pour le premier morceau de Starboard Silent Side. Le guitariste, lui, est visiblement commun aux deux groupes. On change de registre. C'est folky, les mélodies sont recherchées, les arrangements au poil. Le chanteur (également guitariste) doit aimer Michael Stipe. On retrouve des intonations similaires au divin chauve notamment à la fin des phrases (english spoken). Pour les derniers morceaux, ils sont rejoints par une violoniste talentueuse sauf quand elle joue comme le gamin de ma voisine (oui, je sais, elle, c'est volontaire, mais ça a fait se dresser les poils de mon avant-bras en me rappelant les mercredis matin, j'y peux rien) et un percussionniste. Ce dernier a peut-être une vraie batterie d'habitude, mais là, il faisait peine avec sa bouteille d'Evian avec 5 grains de riz dedans pour battre la mesure. Au xylophone, il semblait déjà plus épanoui. Un bon groupe qui fait monter la pression.
Et puis ce fut la révélation avec Sugar Plum Fairy Pr. J'ai habituellement du mal à accepter les percussions enregistrées. Aurélien Jouannet (claviers, chant) et Sylvain Joubert (basse) compensent en effet le manque d'instruments avec des bandes play-back. Malgré cet a priori négatif, j'ai été vite envouté par la qualité des compositions et la virtuosité au piano (premier morceau) puis aux claviers d'Aurélien. De plus, sa voix est prenante avec des tonalités d'Antony (& The Johnsons) et parfois de Michael Stipe encore (mais non, je ne l'entends pas partout !) Des films sont projetés derrière les deux comparses (là, je ne crie pas au génie, en plus, la pierre de Rognes sur laquelle lesdits films étaient projetés n'a pas aidé à les apprécier).
Il faut maintenant attendre l'installation du matériel de John Parish. La batterie n'est pas encore montée et les techniciens ont visiblement du mal à retrouver les fils dans les enchevêtrements. Vers 0h10, John Parish arrive accompagné d'une fille aux claviers, une autre à la basse et un batteur. Je ne connaissais l'homme que par ses collaborations avec PJ Harvey. Ses compositions sont fort sympathiques, l'interprétation est carrée. Les membres du groupe étaient visiblement enchantés d'être là, dans ce petit village de Provence à faire des rappels à 1h15 du mat'. Nous aussi. Mais autant je ne suis pas certain de me déplacer à nouveau pour John Parish, autant je me précipiterai à la prochaine date dans la région de Sugar Plum Fairy Pr. Dis, Aurélien, tu veux pas engager un batteur ? Réagir à cette critique
Melchior Liboà + Sabo + Shannon Wright (Festival BàO) 14 septembre 2007- Espace Doun, Rognes Je dois avouer que ce soir là à l'espace Doun, je suis surtout venu voir Shannon Wright qui est venue présenter son superbe album Let in the right, pour moi un des meilleurs albums de cette année. J'ai quand même été agréablement surpris par les deux .../...
Je dois avouer que ce soir là à l'espace Doun, je suis surtout venu voir Shannon Wright qui est venue présenter son superbe album Let in the right, pour moi un des meilleurs albums de cette année. J'ai quand même été agréablement surpris par les deux autres groupes de ce festival Bào : Melchior Liboa et Sabo.
Melchior liboa est le premier à se lancer, il est seul sur scène avec sa Gretsch pour jouer du blues-rock avec des textes en français souvent sombres et poétiques. Il me fait beaucoup penser à ces chanteurs de rock français torturés qui ont roulé leurs bosses un peu partout. Pas super original mais sympa finalement.
Le groupe Sabo arrive ensuite et font dans un premier temps asseoir le public. J'avais hâte de les voir car je savais que le trio était composé de deux anciens membres du groupe Sloy. Le style de Sabo est radicalement différent de Sloy, on est ici plutôt dans de la chanson jazzy/Bossa un peu sixties avec des parties instrumentales. C'est assez surprenant mais très original, ca me fait beaucoup penser aux musiques de certains films des années 60 (genre celles de Michel Magne ) peut être à cause de la guitare lead qui sonne très Shadows. L'absence de batterie ne m'a pas gêné plus que ça. J'ai surtout aimé leur morceau Fatigue à Paris. Une bonne expérience…
Set list : Retour vers le sud, 260 jours de vent, 7h20, Fatigue a Paris, Le Train, Ami Amie, Souvenir de fevrier, La ultima, Requiem, Retrospective
Après un peu d'attente, Shannon Wright arrive enfin sur scène pour se mettre au piano (un superbe piano à queue d'ailleurs…). Elle n'a pas l'air à l'aise au début et le public qui n'est pas encore dans le concert ne l'aide pas beaucoup, ca braille beaucoup en musique de fond…Mais on sent de l'intensité dans sa voix et peu à peu la magie agit, Shannon Wright est de la trempe de Yann Tiersen et on sent qu'elle pourrait jouer des heures au piano sans nous lasser. Après trois morceaux au piano dont l'excellent Steadfat and true, elle prend sa guitare et est rejoint par un batteur et un bassiste tout droit sorti du pays Quaker, barbu et chevelu à souhait, un vrai choc visuel (merci d'ailleurs à Pirlouiiiit pour ses photos). Le concert monte alors en intensité avec pour commencer le superbe titre Don't you doubt me. Par rapport à ses albums, ici en concert, les morceaux sont nettement plus rageurs et viscérals que mélancoliques. Dommage que l'acoustique de la salle ne suive pas toujours… Shannon Wright n'a pas toujours l'air avec nous, plutôt concentrée dans sa musique, c'est difficile d'apercevoir ses yeux à travers ses cheveux et je ne parle même pas du bassiste qui souvent est caché derrière son impressionnante chevelure. Bizarrement je m'attendais à ce qu'elle joue davantage de morceaux de son dernier album mais le concert correspond plus à un mélange de plusieurs albums notamment Over the sun son précédent avec son excellent With closed eyes que j'attendais avec impatience en concert, un moment intense. Elle reviendra finalement seule pour un rappel (où elle nous fera grâce d'un sourire et d'un merci, whouahhh !) avec ses trois derniers morceaux, dont l'excellent Louise au piano. A voir absolument en concert…
Set list : Dirty facade, Hinterland, Steadfast & true / Don't you doubt, With closed eyes, Less than a moment, Plea, Within the guilt, Black with stray, If only we could, Fences / Louise, Birds, Avalanche
Festival Bào : Melchior Liboà + Sabo + Shannon Wright 14 septembre 2007- Espace Doun - Rognes (13) Je fais enfin connaissance avec cette salle dont la programmation est souvent alléchante. Très sympa, un petit bar au fond d'une salle voutée, pierres apparentes. Inutile d'arriver à l'avance, la salle n'ouvre qu'à l'heure indiquée sur le billet. .../...
Je fais enfin connaissance avec cette salle dont la programmation est souvent alléchante. Très sympa, un petit bar au fond d'une salle voutée, pierres apparentes. Inutile d'arriver à l'avance, la salle n'ouvre qu'à l'heure indiquée sur le billet.
Je suis venu pour Shannon et je déteste déjà les deux groupes qui vont devoir me faire patienter. Melchior Liboà commence le show. Une petite ressemblance avec Jean-François Bizot (jeune) tant au niveau du physique que de la dégaine et de la passion qu'il dégage.
Il est tout seul sur scène avec sa guitare, mais sa loop-pedal (j'adore ça !) ajoute beaucoup de relief à sa musique. Au niveau des textes, ça fait très poète incompris (d'ailleurs, j'ai pas tout compris). Ma femme a trouvé ça misogyne, mais vous savez, les femmes... (Oops ! ça c'est misogyne).
Le garçon a eu du mérite de jouer dans une ambiance plutôt bruyante. Apparemment, il n'y avait pas eu de concert au Doun depuis un moment et les habitués avait beaucoup de choses à se dire autour d'une bière.
Arrive Sabo, trois fois plus nombreux. Du "Pop folk Lo-Fi, avec des airs de bossa" qu'ils disent sur le site. Je veux bien, mais la dose de bossa est infinitésimale (tant mieux, je suis pas fan). A droite, une bassiste très efficace.
Au centre, le guitariste qui chante en français lui aussi (là non plus, j'ai pas compris les paroles, mais c'est juste parce qu'il fallait tendre l'oreille, l'articulation n'étant pas parfaite). A gauche, le guitariste/synthé, qui a capté toute mon attention.
Ma théorie, c'est qu'il a dû commencer à apprendre à jouer de la guitare avec "Apache" des Shadows et qu'il adore ce morceau au point d'en mettre un bout dans tous ses solos. Sa guitare a un son entre celui des Shadows et de Chris Isaak et sa technique est très variée. Bref, j'ai adoré.
Après deux/trois branchements, Shannon Wright arrive sur scène et commence par trois morceaux au piano. Je nage dans le bonheur. Et puis arrivent deux magnifiques barbus qu'on aurait dit échappés d'un salon sur les logiciels libres. A en faire pâlir les ZZ Top !
Le batteur a fini la soirée dans un triste état, le bassiste beaucoup moins (il donne l'impression de dormir en jouant). Shannon a pris sa guitare. A partir de ce moment-là, le show est devenu plus musclé certes, mais le son saturé (peut-être étais-je trop près de la sono) et la virtuosité de Shannon est moins palpable à la guitare qu'au piano.
L'écoute de son dernier album m'avait laissé espérer plus de morceaux au piano. Pour le rappel, j'ai été comblé puisque les barbus sont allés se coucher pendant que Shannon nous gratifiait de trois merveilles
>> Réponse (le 16/09/2007 par francis) Effectivement,superbe soirée à Doun, même si le concert du lendemain s'est révélé encore meilleur, notamment grâce à des .../...La suite