Björn Berge / Hazy Malaze 02 février 2005- Studio 106 - Maison de la Radio : Paris Nous rentrons donc vers 20h Manu, Xavier et moi même dans le studio 106 de la maison de la radio déjà bien rempli. Nous nous installons après avoir déplacé des gens arrangeants et une petite attente commence : l'émission débute en direct à 20h30. 20h25 : un type prend le micro, c'est le chauffeur de salle. pas facile de décrire sa prestation par .../...
Nous rentrons donc vers 20h Manu, Xavier et moi même dans le studio 106 de la maison de la radio déjà bien rempli. Nous nous installons après avoir déplacé des gens arrangeants et une petite attente commence : l'émission débute en direct à 20h30. 20h25 : un type prend le micro, c'est le chauffeur de salle. pas facile de décrire sa prestation par écrit, mais bon "ce soir sur FIP, c'est soirée Rock/Blues ! Ouais ! Youpi ! Ca va déménager ! Et faites attention à vos oreilles parce qu'on a réglé le volume assez fort ce soir !" bref, il était drôle... Fi-Fi-Fip ! Hourra !
Bref, 20h30, l'émission commence, présentée par une nana et un mec, le soit disant spécialiste du blues de chez FIP... Introduction à la soirée qui nous attend avec une rapide présentation des artistes, la porte du fond s'ouvre et un colosse passant tout juste dans l'encadrure pointe son faciès pas rassurant : Bjorn Berge entre en scène ! Le gaillard est une armoire à glace ! Ses bras tatoués à outrance sont de la taille de mes cuisses, cheveux ras, anneaux aux oreilles et bouc de circonstance. Une véritable allure de videur/docker ! Il prend place, s'empare d'une 12 cordes électro acoustique,et la démonstration peut commencer ! Impressionnant ! Ce gars tout seul gère la basse, la guitare les percus et le chant ! St Slide : on comprends pourquoi ! Son slide justement ne quittera jamais son auriculaire si ce n'est sur le dernier morceau où il nous gratifiera d'un solo "tout slide", guitare posée sur ses genoux à la Ben Harper... bref, Son set de près de 40mn (un mini set comme il a dit !) est excellent ! Il est ovationné à la fin de chaque morceau et si l'ambiance a du mal à monter de par la configuration studio assis, le public est conquis par le maestro, ce géant venu du froid, à la voix rocailleuse et grave qui, comme l'a souligné Xavier, n'est pas sans rappeler celle de James Hetfield... En plus de ça, le gars à de l'humour et fait son possible pour créer un dialogue avec le public ! Je ne serai bien sûr pas capable de vous sortir sa setlist, mais en
gros, il a commencé par 2 titres de ses anciens albums pour se chauffer,puis nous a pondu (en vrac) :Black Jesus, Train, Every morning, Thursday,The 13 questions Method (un ancien titre à priori), Give it away (oui oui,une cover des RHCP !) en final de set, et enfin le fameux Ace of Spades(cover de Motorhead) pour le rappel !!! il va sans dire qu'il a joué quelques autres titres dont je ne connais pas le nom...
Ovation !
Le géant rejoint l'équipe FIP pour une interview alors que la porte du fond s'ouvre de nouveau pour laisser rentrer un petit gringalet tout sec et un peu maniéré : Neal Casal... l'interview est loin d'être exceptionnelle, tout juste intéressante et l'on se dit que le spécialiste du Blues l'est autant que nous vu la banalité des questions posées... A retenir pour définir sa musique, Bjorn Berge tente de concilier ses 2 passions : le blues et le heavy metal, sur une guitare acoustique. C'est bien résumé !
L'interview s'oriente sur Casal et son band : Hazy Malaze. Discrètement ses 2 comparses intègrent à leur tour le studio et se mettent en place, rejoints quelques minutes plus tard par le sieur Casal.
C'est parti pour un deuxième set, électrique cet fois, et brillant mené pendant 50mn par ce power trio venu des US nous livrer leur Soul-Rock Funky teinté seventies et incroyablement groovy. La voix cassé par mes hurlements pour Berge, je me contente de mes mains pour leur faire passer le message que ce qu'ils jouent, ça me plait bien ! La sauce prend rapidement ! Neal grattant nonchalamment sa SG en phase totale avec les riffs groovy du bassiste et le martèlement du batteur, un peu lourdaud mais simple et efficace. On se croit par moment dans un vieux film style Shaft (merci Ben), au volant d'une caisse style "General Lee", blouson de cuir étriqué, patte d'eph et santiags au pieds ! C'est bon ce qu'ils font ! En live en tout cas,
car l'écoute de l'album à la fnac le midi même ne m'avait pas autant
transporté. Le set se termine, premier rappel : 1 titre, ils repartent, les FIP reprennent le micro pour conclure l'émission mais les hazy malaze redébarquent sourire aux lèvres pour nous refaire un titre : need Somebody, le reaggae de leur dernier album Blackout love... Ca passe tout seul... Superbe final pour cette soirée Rock/Blues offerte par FIP !
Les RDV sont donnés :
Bjorn Berge le 21 mars au Nouveau Casino (j'y serai)
Hazy Malaze le 7 février à la Boule Noire (j'y serai aussi)
Sharko + Nouvelle Vague 26 novembre 2004- Maison de la radio, Paris Concert privé du Mouv’ : Mor - tel !
Pour notre première dans le studio de la maison de la radio abritant habituellement les mythiques Black Sessions de Bernard Lenoir, nous avons été gâtés : Nouvelle Vague et Sharko se sont succédés sur la scène… Malheureusement, avant le concert, entre les groupes et après la fin des enregistrements, la .../...
Pour notre première dans le studio de la maison de la radio abritant habituellement les mythiques Black Sessions de Bernard Lenoir, nous avons été gâtés : Nouvelle Vague et Sharko se sont succédés sur la scène… Malheureusement, avant le concert, entre les groupes et après la fin des enregistrements, la vedette des filles du Mouv’ - la sémillante Emilie - est venue effectuer devant nos yeux ébahis des « animations » bien risibles … On savait déjà que les auditeurs du Mouv’ étaient jeunes mais la vue de ces préadolescents hystériques à chaque apparition de leur idole radiophonique préférée nous a pour le moins interloqués. Par contre, la programmation musicale entre les séquences live étaient, elle, attendue : le meilleur (The Strokes) côtoyant le pire (Good Charlotte) dans un grand fourre tout destiné à gagner des parts de marché... Il découle de ces choix discutables un nivellement par le bas assez navrant, on se souvient par exemple d’enchaînements plus que douteux sur les ondes de cette radio du service public : Indochine succédant à Radiohead à l’antenne. Mais ne boudons pas trop notre plaisir, ce n’est pas NRJ qui oserait proposer en direct à 20 heures deux concerts avec des groupes aussi inconnus du grand public que les Français de Nouvelle Vague ou les Belges de Sharko… merci Le Mouv’ ! Avant le début des « hostilités », on nous explique qu’il ne faut pas fumer et surtout qu’il ne faut pas hésiter à monter notre joie si on ressent un grand bonheur (!) … Ce genre de propos tenus à des jeunes assistant à un de leurs premiers concerts, c’est la porte ouverte au grand n’importe quoi ! Sans vouloir jouer au vieux con, on se retrouve avec une bande de petits agités hystériques acclamant aussi bien les annonces limite débilifiantes d’Emilie (« Vous kiffez le bon son ? » « Ils sont super craquants les trois gars de Sharko ! C’est important de le dire ! », « Ça déchire ! », « C’est Mor - tel ! » et etc) que les groupes… Si quelqu’un pouvait couper le micro d’Emilie et faire comprendre au public qu’on n’applaudit pas en plein milieu d’un morceau calme, ce serait fort appréciable...
Une Nouvelle Vague nous atteint
Toujours est-il que Nouvelle Vague, après une intro un poil longue (oh, le joli blanc !) réussit à la fois à émouvoir (A forest, Making plans for Nigel… ) tout en déclenchant moult cris et tapements dans les mains (pas en rythme) sur Guns of Brixton. Grâce au naturel facétieux de la chanteuse Camille - qui se roule par terre, fait des commentaires hilarants, exécute un solo d’harmonica avec sa bouche (!), danse comme une folle et accessoirement, chante divinement - les kids prennent leur pied - ou kiffent gravement si vous préférez -, et montrent (très bruyamment) leur approbation, ce qui n’était pas gagné au départ… Nouvelle Vague, c’est certes un peu « mou » et ça ne vaut pas Limp Bizkit mais… ça déchire quand même sa race, quoi ! Pour notre part, nous regretterons l’absence de la troublante Mélanie (présente lors des prestations magiques de Sédières et Saint-Malo mais remplacée pour cette occasion par deux vocalistes légèrement moins convaincantes), et la durée du show, trop courte : une demi heure seulement…
Sharko, ça déchire grave !
Après trente minutes de changement de plateau, ce qui permet d’apprécier la programmation du Mouv’ et les facéties d’Emilie derrière la vitre du studio (auxquelles les jeunes répondent au quart de tour, comme si c’était une star), Sharko arrive enfin sur les planches, pour enchanter son auditoire dès le premier morceau. David Bartholomé (et sa toque en fourrure) se révèle être plus que jamais un showman invétéré, doublé d’un bassiste percutant et d’un chanteur survolté… Teuk, un guitariste discret mais inventif, et Jules, un batteur fin et racé, complètent ce tableau musical idyllique. Le public (très finaud : il réclame une histoire.. belge, ouarf !) assiste, les yeux émerveillés, au traditionnel morceau dont les chœurs sont effectués par la chaussure de David, à un strip tease du clown chanteur de service - presque intégral (le public improvise alors brillamment un « on veut voir la frite ! » : ah, la jeunesse… ) et à un petit séjour dans le public pour déclencher des hola méritées… Les personnes présentes constatent également avec satisfaction que le trio pop/rock est capable de se lancer dans un impressionnant numéro d’équilibristes pour palier aux problèmes techniques en cascade qui s'abattent sur lui (retours, guitares etc) ; le sens de l’improvisation fait définitivement partie des qualités de Sharko, pas un seul blanc ne sera à déplorer ! La deuxième partie s'en trouve donc plus calme, sans doute par la force des choses : monsieur Bartholomé se saisit d’une guitare sèche ou d’un ukulélé pour nous conter en anglais ses histoires abracadabrantes. Le résultat est tout aussi convaincant et jubilatoire, grâce aux textes souvent très drôles et au charisme insensé du personnage. La reprise d’Highway to hell d’AC/DC en version folk ralentie - presque alanguie - ravit les fans et l’unique rappel, quant à lui, vient confirmer le statut de bête de scènes sachant écrire des chansons de Sharko.
Emilie, j’te kiffe trop !
Sur ce, Emilie revient clôturer la soirée avec son brio coutumier, en remuant sa blonde chevelure et sa lourde poitrine comme une écervelée (« hou, le macho frustré », dirait-elle). Dans un bel élan, elle invite les auditeurs à la rejoindre pour son émission (sans intérêt certes mais quand même beaucoup plus intéressante que les œuvres radiophoniques complètes de la lamentable Jessica). Et là, c’est le drame : un spectateur proteste un peu, Emilie veut aller le chercher dans les gradins en oubliant de regarder devant elle et se vautre de manière fort risible dans les retours de Sharko en poussant un cri strident. On se dit que ça va lui couper le sifflet… Et bien non : elle enchaîne en grande pro - rouge de honte quand même - et réussit à entraîner avec elle un jeune poussant, lui aussi, des cris suraigus dans le micro. Merci à Sharko et à Nouvelle Vague pour ce concert privé, au Mouv’ pour cette heureuse initiative et… à Emilie pour cette bonne tranche de rigolade !
Sum 41 & Superbus & AqME 10 janvier 2003- Maison de la Radio, Paris Le 16ème arrondissement de Paris accueillait le premier événement à vocation thérapeutique de l'année 2003 : Sum 41 en séance privée dans l'antre de Jean-Marie Cavada.
Chacun des 200 patients s'était vu prescrire une ordonnance par son spécialiste en musique amplifiées (le Mouv' ou Rock Sound), préconisant 150 minutes de mur du son, .../...
Le 16ème arrondissement de Paris accueillait le premier événement à vocation thérapeutique de l'année 2003 : Sum 41 en séance privée dans l'antre de Jean-Marie Cavada.
Chacun des 200 patients s'était vu prescrire une ordonnance par son spécialiste en musique amplifiées (le Mouv' ou Rock Sound), préconisant 150 minutes de mur du son, associées à des mouvements frénétiques permanents à la frontière de l'incontrôlable (plus connus sous l'appellation technique de slams ou encore de pogos).
En guise d'anesthésiant, le studio Charles Trénet accueillait de jeunes stagiaires parisiens : AqME. Leur titre "Si n'existe pas", réminiscence des oncles et célèbres praticiens d'Amérique Korn et Deftones, favorise la mue et enrichit le vocabulaire tourmenté de la jeune génération.
Ses quatre membres prouvent que la mixité, à défaut de parité (1 fille et 3 mâles), est tout à fait possible avec ce type de musique et, par la même, fait gagner au son une once de féminité, si rare avec ce type de rock dur.
La descendante d'une Nulle gagnait à son tour les planches. Un peu plus âgée que son public (18/19 ans), mais accompagnée par de vieux briscards (requins de studios ?) trentenaires, Jennifer (avec deux "n") Ayache posait son Superbus, en double file, quelques
minutes à la Maison de la Radio. Inutile de se poser des questions avec Jennifer, elle désire uniquement que chaque jeune passe un moment
agréable en sa compagnie. A la manière des clowns du Rire Médecin qui se déplaçent pour distraire les enfants malades.
Jenn' rappelle toutefois que ce qu'elle désire en priorité est devenir une "Superstar". Avec son boa, ses paillettes et sa taille de guêpe, elle y parviendra certainement. Toutefois ses propos
volontairement (?) naïfs et gentillets, apportent une précision de taille : la célébrité sera éphémère (cf Andy Warhol).
De Superbus survivra un excellent titre "Tchi-cum-bah", d'un effet antiséptique ahurissant : toutes les douleurs se voient anésthésiées pendant 2 minutes 22.
Sum 41 ont acquis en quelques mois un statut d'ambassadeur du Canada : le concert à la Boule Noire de Paris en novembre 2001 semble bien lointain. Ils remplissent désormais un Zénith tous les 6 mois et
leurs albums s'enchaînent une fois l'an. Le dernier "Does this look infected ?", avec une pochette digne de la "Nuit des morts vivants" revue par Ed Wood, est redoutable.
Du punk bubblegum sans concessions, avec des titres n'excédant pas les 3 minutes et une bonne tenue de scène. Evidemment on ne peut éviter les clichés, un bassiste looké Sid Vicious (coupe, moue, attitude), un chanteur, très bavard entre les morceaux mais incompréhensible, qui imite à la perfection Billie Joe de Green Day.
Ce dernier, dont les heures de gloire ne sont pas si anciennes - 1994 à 1996 - semble déjà être entré au Panthéon du rock. Sum 41 danse déjà sur sa tombe, en recyclant ses deux accords et surfe sur la vague punk (grand public) qui se manifeste tous les 3 ou 4 ans.
En moins d'une heure et une quinzaine de morceaux, Sum 41 a mené à bien sa mission d'intérêt public : satisfaire 200 têtes préoccupées en ne leur laissant pas une seconde pour penser à autre chose qu'à
l'instant présent.
Peter Gabriel 24 octobre 2002- Maison de la radio, Paris Retour de Peter Gabriel, à peine un mois après son concert d'anthologie à la mutualité. Ce concert, gratuit pour les auditeurs (400 seront les heureux choisis), est annoncé une petite dizaine de jours avant la date par France Inter, qui annonce en même temps sa rediffusion prochaine.
Donc le 24/10 se presse à la maison de la radio une foule .../...
Retour de Peter Gabriel, à peine un mois après son concert d'anthologie à la mutualité. Ce concert, gratuit pour les auditeurs (400 seront les heureux choisis), est annoncé une petite dizaine de jours avant la date par France Inter, qui annonce en même temps sa rediffusion prochaine.
Donc le 24/10 se presse à la maison de la radio une foule éclectique composée de fans purs et durs, dont je fais partie, et d'une foule d'invités (plus nombreux !) parmi lesquels on reconnaîtra Antoine de Causnes, Geoffrey Oryema, Manu Dibango. A 20.55 arrivée remarquée de Youssou'n Dour et de Pascal Obispo, qui s'installent au premier rang dans leur fauteuil réservé.
à 21.02 arrivée de Peter Gabriel et de son groupe, qui entament leur concert. Première impression immédiate : l'acoustique. Le son est génial, chaque instrument (et on sait à quel point le son "Gabriel" est touffu sur scène) pouvant être individualisé. Les titres défilent, nouvelles chansons du dernier album ou compositions plus anciennes. Si les fans se manifestent bruyamment, l'ambiance est relativement plombée par les invités qui restent assis. Sur mercy street, morceau datant d'il y a 16 ans, le groupe se rejoint sur le devant de la scène, et chante le premier couplet a cappella. Premier grand moment d'émotion. Le rythme s'accélère grâce à growing up, morceau très rythmé du nouvel album, puis c'est encore un cran au dessus avec le single barry williams show. Les musiciens s'éclatent, sont excellents chacun dans leur domaine. Le batteur, enfermé à la mutualité dans une cage en plexiglas et libéré depuis, donne ici à plein volume. Sur more than this, sans doute le prochain single, sur l'accélération phénoménale de la fin, les musiciens se rassemblent devant et finissent le morceau à 150 à l'heure, soutenus par une voix exceptionnelle de Peter Gabriel. Ensuite présentation humoristique de son groupe par Peter Gabriel, demandant l'aide du public pour traduire quelques mots, beaucoup de communication, d'humour et de grande complicité entre cet artiste et son public. Puis c'est le "final" hallucinant d'énergie et de passion. d'abord digging in the dirt, très très enlevé, avec Peter qui arrangue la foule, puis sledgehammer, grand classique, malgré Peter qui se trompe dans les textes, puis animal nation. Ce morceau, qui ne figure sur aucun album, n'a jamais été enregistré, et n'est connu du public que grâce à une prestation déjà très remarquable au concert de la mutualité, commence doucement, puis sur le pont final, le public reprend le chorus final avant le groupe, devant un peter gabriel médusé, ses musiciens se regardant interloqués, le public continue à le chanter tout le long de la chanson, Peter chantant au milieu, puis reprend le chorus avec nous. Sur le rappel,on ne s'arrête pas, on continue. On voit Youssou'n Dour passer devant nous, on devine qu'il va rejoindre son ami. Peter revient, dit "vous chantez très bien", puis c'est parti pour "in your eyes", une version incroyable où il est rejoint par Youssou'n Dour. Peter et lui courent d'un côté à l'autre de la scène, Peter finit, yeux dans les yeux du public, et annonce : "c'est pas pareil sans Youssou". Puis il quitte à nouveau la scène. A nouveau rappel, un peu moins fort car le public est fatigué par le rappel précédent et après deux heures passées à chanter et à applaudir. Peter revient, accompagné par son bassiste de toujours, Tony Levin, à la contrebasse, et joue father/son au piano, dans un silence parfait. Grosse émotion, le public est en larmes à la fin, Peter salue, les yeux humides lui aussi, n'arrive pas à parler mais on sent bien qu'il ressent, comme nous, le moment magique passé ensemble.
Puis il part, nous laissant complètement épuisés, heureux, émus aux larmes, conscients d'avoir vécu quelque chose de magique. On attend maintenant la retransmission de ce concert dans les jours qui viennent sur france inter. Merci à eux de nous avoir donné l'occasion de vivre cet événement dans une si belle salle, dans des conditions exceptionnelles d'acoustique et de décor. Réagir à cette critique