Après les avoir vu aux Eurocks 2005, je ne pouvais manquer le passage des excellents québecois de Malajube à la Maroquinerie avec en première partie les belges de Montevideo. Bref une véritable soirée "frite et poutine".
De Montevideo, je n'avais entendu que quelques échos, assez positifs. Ils se situent vraiment dans la mouvance Sharko, Ghinzu, dEUS, Hollywood Porn Stars... Bref un rock péchu, anglophone et qui fait du bien. Si aucune chanson ne m'a vraiment marqué, leur présence scènique est vraiment dingue. Le chanteur à la voix de Franz Ferdinand, dégage une énergie formidable. Quelques parisiens ont même dansé, c'est vous dire leur performance. En rappel, un London Calling incendiaire fnira de m'achever. Sur scène, Montevideo c'est vraiment très bon. Manque peut être le I'm Special (excellent), Suds & Soda ou Do you Read me de leurs camarades pour leur permettre de se démarquer.
Après la pause, c'est au tour de Malajube. Je me souviens avec bonheur de leur performance devant le doux soleil de la plage des Eurockéennes. A l'époque devant un audience clairsemée, leur rock frais m'avait conquis. Entre temps est sorti un (excellent) deuxième album : Trompe l'oeil. C'est avec une coupe blond platine dégueulasse que le chanteur Julien Mineau commence le concert. Il est un peu bourré. Un peu trop même. Résultat, le groupe qui commence par trois des ses tubes (Montréal -40°c, la Monogamie, Pâte Filo) prend un peu l'eau. C'est pas mauvais, mais c'est pas non plus génialissime. Heureusement la sauce prend petit à petit, nous faisant passer un bon moment. Et c'est presque déçu que l'on voit partir le groupe après un set assez court.