Pour faire patienter le public et pour que les retardataires comme moi ne rate pas le début du concert il y avait un DJ pour mettre l’ambiance.
C’est donc
DJ Scratchy accompagné de son homologue marseillais et surement ami,
DJ Whity (je ne suis pas sûre de l’orthographe) qui va préparer le public à écouter du bon son, en passant bien entendu des riddims reggae. Le concert annonce complet, ce qui fait il me semble 1200 personnes, énorme. La salle reste allumée pendant la 1ère partie pour que les gens puissent circuler plus facilement, mais ce n’est pas simple du tout. Il faut vraiment du courage et de la persévérance pour accéder au devant de la scène, et encore plus de courage pour y rester car dans la foule il y a pas beaucoup moyen de se bouger. Tellement qu’il y a du monde, certains nous ont fait des petits malaises juste avant le début de concert ça c’est quand même pas de chance d’attendre patiemment que les DJ partent pour ensuite faire la même chose mais pas de la même manière. Après une bonne demi-heure de patience les gens commence à siffler et applaudir
Groundation. Donc du coup les Dj mettent un
Nyahbinghi, il me semble
Satta Massagana ces longs morceaux qui battent au rythme du cœur, à chaque fois que je l’entends je suis transporté dans un autre monde. Pendant ce temps, les platines sont enlevées du devant de la scène pour y revenir après le concert, enfin normalement pour les plus courageux, pas pour moi. Les micros sont vérifiés tout fonctionne, cela ne devrait plus tarder.
C’est parti toute la troupe de
Groundation arrive sur scène, la troupe car ils sont nombreux eux, exactement c’est 9 personnes qui débarquent.
D’entrée c’est parti avec un bon son, reggae roots, ils s’enchainent
Wake up in the morning, puis ensuite 2 - 3 morceaux plus calme et seulement après cette méchante intro, Harrisson Stafford

présente son groupe, remercie le public d’être venu, et surtout nous affirme qu’il est content d’être encore parmi nous ce soir.

Groundation a été créé il y a à peine 10ans par 3 amis musiciens, ils ont commencé par être un jazz band avant d’en venir au reggae, qui leur va comme un gant.
Ils ajoutent tous une touche personnelle avec leurs instruments, c’est la déviance du Jazz ça.
C’est un groupe complet avec des cuivres,

David Chachere à la trompette et Kelsey Howard
qui par moment rajoute des petits instruments typique au reggae comme le guiro, des percu , Paul Spina à la batterie, Marcus Urani au clavier
qui est aussi un des membres fondateurs avec Ryan Newman à la basse, le chanteur guitariste et pour ajouter une touche de douceur deux choristes très souriantes et qui n’ont pas arrêtées de danser et bien entendu de faire les chœurs avec de très belles voix, une plus grave que la seconde ce qui faisait un effet complémentaire très agréable.
Leur musique est vraiment un reggae roots digne des plus grands Jamaïcains avec des impros musicales sur presque tous les morceaux à chaque fois c’est un musicien différent qui se fait son délire. J’ai vraiment appréciée ce petit plus qui nous a permis de vraiment écouter des parties instrumentales absentes sur l’Album studio
Uppon the Bridge (ce qui est normal bien sûr c’est ça la différence entre un live et un studio), la musique variée des délires personnel tout en restant reggae. Pendant ce show ils ont joué presque toutes les chansons de leur dernier album comme par exemple
Down avec une super intro au clavier ainsi que quelques une des précédents, comme
What’s Groundation (suis pas sûre du titre).
Enfin pour conclure je dirai que vraiment Groundation mérite le déplacement pour tous les fans de reggae et pour tous les gens qui aime la musique en général. En plus Harrisson Stafford aime bien la France, il nous a beaucoup parlé de paix, de l’avenir, nous incitant à nous en préoccuper. Le petit inconvénient c’est qu’il ne parle pas du tout français, donc quand on est en concert on comprend quand même vaguement ce qu’il dit mais de là à le retranscrire, faut aller le voir et vous en saurez autant que moi.

photos by Yoan Loic Faure