Il y a quelque mois j'avais vu les ogres à Aix au pasino et en ce samedi soir, j'étais plutôt heureuse de les voir dans une salle plus agréable! Cependant, petite déception car une impression de déjà vu m'est apparue: de la mise en scène aux transitions orales... Toutefois quelques améliorations et petites surprises.
Des instruments, de toutes tailles, sont posés sur scène, pour certains suspendus par des crochets à des sortes de grues en ferraille.Deux écrans, en fond scènique, en fond musical, des extraits de sons, chants, voix que l'on peut retrouver sur leuurs albums( notament les deux derniers).
Puis soudain la salle est plongée dans le noir pour laisser place à la scène et aux artistes. La première voix se fait entendre à l'unisson des premiers instruments. Nous sommes toujours un peu surpris par la facilité avec laquelle ces quatres musiciens changent d'instruments, sont en mouvement et se retrouvent à 4 guitares, à 4 accordéons lors de deux morceaux. Les instruments et les influences sonores sont multiples: musique de l'est, arménien, rock même électro pour une partie de la fin. Des textes poétiques, des portraits de personnages, de pays tantôt touchants, drôles...
Une seconde partie plus "politique", des images sont projetées en fond sur les écrans et forment un film. Pendant ce temps certains instruments, structures métalliques disparaîssent. Images d'ailleurs, esthétiques, appel à la révolte, à l'insurrection face à un pouvoir bourgeois et autoritaire. L'accent est porté sur la lutte des sans papiers. Le film "laissez les grandir ici" est projetté. Le film se termine avec ce message this not my president, certitude partagée par ce public jeune. C'est sur une scène vide de décor qu'apparaîssent nos musiciens accompagnés de marionettes, nous insufflant un dernier souffle de poésie, de naiveté enfantine.