Par son parcours fait de prises de risque et d’intransigeance dans sa vie privée, Vanessa Paradis ne peut qu’inspirer de la sympathie. En ce qui me concerne son coté femme enfants, son chant murmuré ou son physique longiligne ajoute a l’estime sincère que j’ai pour elle. A l’inverse j’ai une totale antipathie pour M, sa voix de castra et sa façon d’en faire des tonnes me fatigue. Pourtant le dernier album de Vanessa écrit par le fils Chedid ne me déplait pas je trouve qu’il a su se faire discret et a écrit quelques singles imparables adaptés a la voix susurrée de la demoiselle. Sur scène j’espérais avoir droit un grand spectacle son et lumières où Vanessa puiserait à souhait dans ses 20 ans de carrière.
Quelle ne fut pas ma déception quand à l’entrée du groupe je reconnus le guitariste à sa droite : M. et mince la soirée était foutue d’entrée pour moi. Heureusement le fils Chedid su se faire modeste assurant son rôle de chef d’orchestre en évitant de tomber dans des solos trop aigus, avec la seule ambition de se la peter. A ma grande déception Vanessa joua en écrasante majorité ses morceaux les plus récents oubliant bien souvent ses deux premiers disques qui restent de loin les meilleurs de sa carrière notamment le sous estimé « variations sur le même thème » écrit par le grand Gainsbourg. Son jeu de scène est basique mais néanmoins efficace, une danse du ventre sensuelle volait au mille et un nuits. Le show light est lui très limité ce qui fait que tout repose sur les musiciens au demeurant excellents. Albin de la Simone au clavier en fait toutefois trop. Une soirée en ce qui me concerne mi figue mi raisin en raison de la présence M. (bien que je reconnaisse que son effacement me le rend agréable car simple et non orgueilleux). Mais mon avis ne semble pas partagé par l’immense majorité du public (principalement féminin entre 30 a 40ans) à voir les souris et les rappels nourris d’applaudissements.