Peu de temps avant le concert j’ai entendu une femme entre deux ages dire d’un air frustré « Dionysos c’est comme Kyo c’est pour les ados » (NdPh : Arghhhhhhhh %*#! Ne vaut-il pas mieux être sourd que d'entendre ça ?)
Et bien chère Madame c’est pas plus pour les ados que les films de Tim Burton sont pour les enfants. Avec un regard lointain, en diagonale on peut certes le penser, ces histoires de monstres et de fantômes ne semblent pas s’adresser aux grands. Mais en fait cela est a double lecture, comme les contes de fée, derrière l’histoire basique, il y a tous les monstres enfouis dans nos têtes, nos tabous, psychose.
Le dernier Burton dit que derrière chaque bonbon il y a un dentiste caché, pour Dionysos ça tourne autour de Giant jack, une ombre géante qui aide à faire le deuil de gens qu’on aime. Si sur disque Dionysos tourne un peu en rond, un fourre tout endiablé fait de poésie surréaliste et de rebondissements, sur scène c’est toujours aussi fort ça saute dans tous les sens, ça dérape, ça se relève, ça retombe, tout ça dans la bonne humeur et la communication constante.
Cette date se trouvant en début de tournée les repères ne sont pas encore tous trouvés, pourtant le public est déjà là, ça tourne a guichet fermé, confirmant un peu plus chaque jour que Dionysos est le meilleur groupe français du monde sur scène. Quant à la Femme entre deux ages son monde des adultes doit être bien triste.