Malgré un horaire pas vraiment habituel pour un concert de rock (17h00), l’affiche alléchante de cet après-midi du printemps de Bourges allait tenir toutes ses promesses...
Le premier groupe de ce samedi était les 4 américains de The Fiery Furnaces. Enchaînant sans répit en une petite demie heure la majorité des chansons de leur excellent premier dixe « Gallowsbirds Bark », cette musique hybride à base de folk-rock psyché ludique laisse une très bonne impression. Bonne, très bonne mise en bouche (le charme naturel de la chanteuse ne doit pas y être étranger non plus...).
Hop ! A peine le temps de dire ouf (super organisation des roadies qui, soit dit en passant, à Bourges ne traînent pas entre les concerts, 20 mn au max, ça change des trois quarts d’heure réglementaires !) que débarquent les Franz Ferdinand. Que dire ? Well... machine désormais parfaitement huilée, les Ecossais nous balancent quasiment l’intégralité de leur album. Rien à dire, c’est vraiment efficace. Seul petit bémol, le son presque « trop » parfait, les titres s’enchaînent un peu trop identiques à ceux de l’album, sans réelle folie... Mais bon, ne faisons pas la fine bouche.
S’en suit le clou de la soirée (même si on ne le sait pas forcément encore à ce moment là), les Yeah Yeah Yeahs arrivent, balançant leur gros son, bien noise comme il faut, emmenés par une Karen O en grande forme. La demoiselle s’avère être une vraie front-woman, bien épaulée par une rythmique d’enfer (gros son de batterie, énoooorme guitare, pourtant seule) leurs titres passent très bien. Une tuerie ! Vivement le second album !
Pour clôturer cet après-midi champêtre arrivent les 4 Australiens de The Vines. Malgré tout ce qu’on a pu dire ou lire sur eux, finalement, à partir du moment où on est pas un grand fan des Vines, on passe un très bon moment !! Certes le show dure 3/4 d’heure, certes Craig Nichols de fout de la gueule du monde en massacrant sa voix sur les titres chantés, mais bon dieu quelle énergie ! Cette attitude j’m’en foutiste est vraiment très marrante, et le fait qu’il détruise tout à la fin n’est que le point à la fin de leur phrase : à bas la hiérarchie ! Vive le rock n’roll !