J'ai été bouleversé par le concert de Dylan à St Etienne. Ce fut un moment d'une rare intensité. Je mettais la barre assez haute, ayant eu la chance d'assister au concert historique de Paris du 30 novembre 2003, et suivant qutidiennement avec assiduité et passion le "Never Ending Tour" ! J'ai été une fois de plus fasciné par ce personnage vêtu à la Hank Williams, style cow-boy chic, enchapeauté d'un Stetson à larges bords relevés, crachant avec autant de détermination que de noblesse ses plus beaux textes, accompagné de 4 brigands virtuoses, capables - très loin des solos "fleuves" techniques et ennuyeux de certains branquinioles - de trouver chaque soir de nouveaux arrangements, aussi subtils qu'excitants. Et puis bien sûr, je veux faire l'éloge de sa voix, qui est sans doute l'élément cardinal de sa musique. Une voix magnifique, tantôt rugissante (Honest with me), tantôt douce-amère (Moonlight), tantôt désarmante (Standing in the doorway), régulièrement étranglée, par la douleur ou la fatigue.
Le plus grand artiste depuis Hank Williams. Halleluja, he's ready to go !