Etrange,à première vue de se rendre au pasino pour écouter et voir les Ogres de Barback. Le lieu, il faut bien se le dire est froid, (normal les machines à sous, la "classe", le décor qui va avec,on flaire quelques ogres beaucoup moins sympathiques par ci par là, bref on est au caino d'Aix!), des fauteuils en velours rouges nous attendent et un nombre importants d'invités dont un carré réservé à Bouygues: au secours où sommes nous? Est ce bien là que nos ogres ont décidé de s'arrêter?
Vers 21 heures,les lumières s'éteignent,va t'il y avoir une page de pub, une annonce à l'éffigie d'une banque, d'un groupe financier ? et là c'est le drame; beh non en fait des voix familières s'élèvent de la scène, la fratrie Bruguière rentre en scène. Nous voilà un peu plus rassuré, il nous aura fallu quelques notes pour virer les fauteuils rouges des premiers rangs et prendre un peu plus nos aises. Décor féerique, instruments suspendus, machine instrumental,poésie, humour, tendresse, révolte,revendication, soutien aux sans papiers, appel à un concert citoyen du collectif "aux urnes ect..."(concert le 16 octobre avec pleins d'autres camarades musiciens, au zénith). En fond vidéo, dessins d'Aurélia Grandin(c'est elle qui conçoit leurs pochettes d'album). Bref (je ne dévoile pas toutes les surprises...) plus d'une heure (presque deux) de poésie, de rêve, voilà qui a intensifié nos vies...La scène se vide, nous nous sentons tous un peu artiste avec nos sourires et nos yeux brillants à la fin...les lumières se rallument, mais où sommes nous? Ah oui c'est froid...Bon on fait quoi, on redécore la salle, le lieu? Caro, tu viens avec nous manger un kebab, boire une bibine? ouais mais d'abord on redécore la salle? la bière d'abord...puis comme ça on discute...