J'ai bien reconnu Vincent Delerm et son style unique, hier soir, au Pasino d'Aix-en-Provence, toujours fidèle à lui-même malgré une toute nouvelle orchestration ! Le monsieur " bourgeois-bohème " n'a pas abandonné son piano, loin de là : il a rajouté une palette d'instruments pour créer une ambiance feutrée, un peu jazzy voire même années 30. Un violoniste, un violoncelliste, un bassiste joueur de banjo, un trompettiste et un percussionniste transformé en joueur de xylophone, étaient présents sur scène pour accompagner divinement l'artiste.
La mise en scène, parlons-en : petits moyens mais grandes idées : du film super huit en passant par les blagues Carambar… Je ne vais pas tout dévoiler, le spectacle vaut le détour ! Vincent, comme à l'accoutumée a beaucoup interagi avec le public avec son humour grinçant, à la limite de l'insolence… L'alternance de chansons entraînantes et calmes avec des textes poétiques plantant des scènes de la vie déjà vécues nous ont fait passer du rire aux (presque) larmes… Sans oublier les incontournables : " Fanny Ardant et moi ", " Tes parents ", " Les filles de 1973 ", " Kensington Square ", " Le monologue Shakespearien " que tout le monde a repris en chœur. Vraiment, un très bon moment.