Ce qui est bien quand on va voir un concert où on ne connaît absolument pas les groupes qui passent, c’est qu’on peut avoir de bonnes surprises. La première fut le public nombreux (le Tigre m’étant inconnu jusque-là je ne pouvais pas deviner qu’il s’agissait d’icônes de la scène alternative) et l’aspect « militant » de la soirée (féminisme et .../...
Ce qui est bien quand on va voir un concert où on ne connaît absolument pas les groupes qui passent, c’est qu’on peut avoir de bonnes surprises. La première fut le public nombreux (le Tigre m’étant inconnu jusque-là je ne pouvais pas deviner qu’il s’agissait d’icônes de la scène alternative) et l’aspect « militant » de la soirée (féminisme et lesbianisme).
Le premier groupe à passer sur scène s’appelle Crusty Menstruation, pour reprendre les propos de la chanteuse « on fait de la pop ». En fait, il s’agit plutôt d’un mélange de pop-punk avec quelques très légères touches de reggae. La plupart des morceaux commencent très calmement et partent en punk au bout d’un moment, pas forcément au refrain d’ailleurs. Le groupe est composé de 2 filles, l’une au chant paillettes, collier à clous et panoplie punk, une autre à la basse, combinaison en résille très transparente et qui s’occupera de l’accordéon sur une chanson. Un guitariste déguisé en footballeur américain zombie et un batteur complètent le groupe. Le public a semblé adhérer à la musique mais sans non plus être véritablement hystérique, sauf peut-être pendant la reprise punk (mais pas celle de Cake) de I Will Survive. A noter que leur set s’est terminé par un morceau plus calme (quoique) où la chanteuse lisait un livre sur le lesbianisme pendant que le batteur jouait du saxo, le guitariste de la batterie et la bassiste … de la basse.
Arrive alors sur scène Lack Of Reason, un groupe ayant la même configuration que Crusty Menstruation, si ce n’est que la chanteuse joue également de la guitare. Cette fois c’est radicalement punk pas hardcore mais avec des chansons bien tranchantes, des riffs bien léchés. C’est du rentre-dedans assez efficace, il faut avouer. On peut un peu rapprocher ça de Samiam (excepté le chant forcément moins «violent »). Il s’agit d’un groupe régional mais c’est chanté en anglais. Le public a bien reçu ce groupe et commençait à bouger un peu. Leur set qui m’a semblé plus court que Crusty Menstruation car j’aimais mieux, s’est terminé par une reprise qu’hélas je n’ai pu reconnaître.
Enfin, la tête d’affiche de la soirée le groupe New Yorkais Le Tigre. Mené par Kathleen Hanna accompagnée de Johanna Fateman et Sadie Benning. Ce groupe, assez proche dans la musique d’un Atari Teenage Riot, mélange Techno Hardcore et punk aiguisé (une grosse guitare étant le seul instrument présent hors des machines). Apparament très attendu, le Tigre déchaîne le public qui dès lors commence vraiment à bouger. Pendant tout le concert des clips vidéos sont rétroprojetés, histoire d’illustrer un peu leur musique. Les 3 membres du groupes hurlent dans les micros, se passent la guitare à tour de rôle. Je prend une grosse claque car le résultat est assez hardcore. Ce que je regrette un peu cependant c’est que pendant les chansons où toutes les machines sont préprogrammées et qu’il n’y a pas de guitare, ça fait un peu Karaoké ! Enfin, grâce à des chorégraphies assez marrantes, ça passe.
Bon bah avec la découverte de trois groupes, ça fait une bonne soirée !
Réagir à cette critique