Une fausse manoeuvre nous ayant fait effacer toutes nos photos de la Fête de la Musique, c'est tout dépité qu'on a bêtement pas pris d'appareil pour cette Fête du Panier ni pour la Fête Bleue. Et pourtant à la lecture du compte-rendu par la Provence de ces deux événements, on se sent bien obligé d'allumer un petit contre-feu. Y'a plus qu'a espérer qu'une bonne âme nous en fera parvenir, des photos !
Acte 1 : Fête de la musique - dans un grand brouillard de merguez et de décibels
Un certain masochisme récurrent nous conduit chaque année a faire une dizaine de fois le tour de la Plaine à la recherche du concert perdu, cette année comme les autres. A vrai dire c'était comme toujours, à la fois charmant et crispant. Crispante, la musique jouée à fond par des baffles surpuissants et dont tant de gens se contentent (mention spéciale au moulon au carrefour du Champ de Mars) : au delà d'un certain taux de rhum la plupart des gens n'ont plus besoin que d'un son de salsa, ils se dandinent en ricanant et se foutent pas mal d'avoir ou non des musiciens - c'est bien triste et, au nom de LiveinMarseille, je désapprouve fortement ! Voilà des gens qui méritent bien l'Univers Sale que leur prépare l'industrie du disque.
Charmant par contre, tous les petits groupes qui s'évertuent à perpétuer la tradition jacklanguienne et que j'ai la flemme de référencer tous : les fameux djembés relous du cours Julien, le groupe de jeunes punks reprenant du Nirvana au même endroit (et dont le micro du chanteur ne marchait absolument pas), ou encore devant le Pub Notre Dame, le fameux groupe de rock-à-la-con-qui-donne-des-envies-de-meurtre, en enchaînant le terrible diptyque Quelque Chose en Toi / Sunday Bloody Sunday (ce qui réveille immanquablement en nous des envies de casser quelque chose de beau). S'étant emparé des désormais fameux samossas de la Place Paul Cézanne (déjà repérés lors de la Fête de Noailles), on a donc prudemment fui avant Roxanne...
Sinon et pour notre grand plaisir, c'est aussi la fameuse soirée où la Maison Hantée rouvre ses portes de métal ajouré (voir en bonus infra, la chronique du restaurant). On y passe à plusieurs reprises entre deux concerts, croisant des punks aggravés et qui désespèrent de voir un bon concert (quand ça veut pas...), sauf à un moment où les Menpenti y jouent, aussi fort que d'habitude (mais avec un son bien pire). Ambiance sympa mais réellement dangereux pour les oreilles, on a pas tenu... Et c'est un adepte de cette musique qui vous le dit !
Et puis on a enfin vu les Dirteez, groupe qu'on ratait avec une belle régularité depuis une décennie : un groupe de rockabilly pétaradant et Crampsieux ,chantant dans un micro vintage de toute beauté devant le Cosmic'Up ! A signaler, l'attitude parfaite de crooner décalé du chanteur, impassible devant le passage de flots de gens qui bien souvent cédaient à la tentation de chanter avec lui, et les poses terriblement lascives de la guitariste Wild Cat Lou. Grande classe. Incontestablement notre coup de coeur de la soirée.
Celle-ci s'est d'ailleurs finie en constatant tristement qu'il y avait au monde des filles qui, non seulement se faisaient taper dessus en public, mais en plus aimaient ça : même à plusieurs, il n'y a pas eu moyen de séparer la malheureuse demoiselle au nez déjà ensanglanté de son futur bourreau potentiel - l'amour rend décidément les gens bien stupides, il était temps de rentrer.
Acte 2 : Fête du Panier - la réconciliation
Après qu'elle ait été successivement annulée puis ratée (par nous), retour au quartier aux 2600 années et autant de ruelles. Comme l'a pronostiqué La Provence (qui a fait l'incroyable effort de passer voir un défilé de mode dans l'après-midi), la fête a duré jusqu'à très tard (même fatigué on y a quand même tenu jusqu'à minuit et demi, soit le minimum syndical pour une chronique !).
On y a notamment écouté avec plaisir rue Caisserie, un désinvolte et explosif duo (Karma Cramé) contenant de vrais morceaux d'On Vend la Caravane et la totalité de Vlad dedans : guitare et contre-bassine de bon aloi, chansons décalées et marrantes, et vas'y que j'te reprenne l'Homme à la Moto de Piaf comme si de rien n'était. Un vrai petit moment de bonheur qu'on a squatté bien plus longtemps que prévu, ratant magistralement The Jack place des 13 Cantons (qui avaient pourtant l'air de plaire à la foule) !
On a également croisé à plusieurs reprises une très bonne Batucada tout de rouge vêtu, qui a d'abord joué place du Refuge, avant de s'aventurer dans les rues et de déclencher des embouteillages dignes du chantier du tram. Ainsi que, au rayon embouteillages, deux énormes poissons rampants (à moins que ce ne fut des cafards ?) et une inquiétante et magistrale bestiole montée sur échasses.
Au rayon têtes d'affiches, un certain Akli D Place des pistoles, pratiquant une world music (gitan/zouk/jazz and co) de qualité avec des lumières soignées (mais les bières étaient vraiment trop chères pour envisager d'y rester longtemps), et puis les amusants Brassens En Afrique place de Lenche, qui font exactement ce que leur nom indique. On y a tapé dans les mains sur des rythmes chaloupés en chantant Pauvre Margot et autres classiques, tout en repoussant les assauts de l'affreuse patronne de resto qui voulait nous chasser sans cesse de sa terrasse.
A signaler aussi Place des Moulins, outre l'excellente projection de Tabasco Video qui parlait avec humour de tri sélectif, d'égalité des sexes, de vie du Panier et du clip de la Mamie Rap... On a écouté un petit bout d'un groupe formé d'un guitariste quadra reprenant du Hendrix et d'un jeune joueur de djembé, pour une fois incroyablement talentueux ! Le minot (allez, je vous le fais à 12 ans maxi) s'est ainsi lancé dans un solo de djembé qui était à la fois technique, varié et artistique : la classe totale. Il faut le signer tout de suite parce que s'il persiste, dans 10 ans ce sera le Guem blanc ! Quand on pense au nombre de gens qui nous les brisent avec le même instrument et avec 10 ans de plus ...
Ayant bouclé le tour du Quartier par une 2ème vodka tagada, et n'ayant plus la force de goûter à tout ce qui avait l'air bon (un habitant sur deux du Panier a fait la cuisine ce soir-là, c'était littéralement la foire aux accras et aux samossas !), il faut avouer que le courage nous a manqué pour remonter les Accoules et repartir pour un tour - mais si quelqu'un est resté plus tard, sa réaction est attendue pour décrire la suite de la soirée !
Acte 3 : La Fête Bleue - Peut-on pouffer ?
Décidément la couleur bleue a du souci à se faire. La vague bleue n'avait déjà pas eu lieu à Marseille il y a une semaine. La fête du même nom sur le Vieux-Port ? Une sono louée, un DJ au nom improbable, une pauvre guinguette La Cagole, des étudiants en commerce aux t-shirts sponsorisés, quelques animateurs tentant de retenir les gens (qui allaient ...au Panier) en leur mettant du bleu sur la figure...
A se demander qui à la Mairie a payé pour cette triste animation sans caractère : même les grands assemblages de ballons bleus avaient du mal à tenir sous le vent et ressemblaient à de pauvres érections chancelantes. La Provence qui a tout de même dépêché deux personnes pour couvrir l'événement a écrit qu'il y avait un millier de personne (en effet, c'est environ ce qu'il y a sur le Vieux-Port un samedi soir ordinaire) et surtout, que la fête a duré "jusqu'à 2 heures du matin". Manque de bol nous sommes passés à 0 h 40 et c'était déjà plié/rangé. Rien que pour ça on se dit que certaine presse régionale mériterait de crever tant elle se fout du monde.
Conclusion : Jean-Claude, si tu savais, tes fêtes, tes fêtes ...
Pour conclure sur ces trois fêtes : le peuple de Marseille a encore démontré avec brio qu'il était tout à fait capable de produire du lien social et du divertissement, que ce soit de façon plus ou moins anarchique (Fête de la Musique), ou plus ou moins subventionnée (Fête du Panier). La seule façon dont ça ne marche pas par ici, c'est quand c'est juste une Fête ...achetée. Belle leçon non ?
Bonus : La Maison Hantée, le restaurant le plus effrayant de Marseille (chronique de resto postée sur LiveinMarseille en 2004)
Même si vous connaissez très peu les ruelles autour du Cours Julien, vous êtes probablement déjà passé (au moins pendant un Fête de la Musique ou du Plateau) devant la Maison Hantée, rue Vian. Sûrement l'une des plus belles ruelles du quartier concernant ses grafs splendides, en tout cas la plus intéressante pour ce qu'elle contient. Notamment le Vidéodrome, le Théatre Athanor (géniale troupe que je recommande chaudement en passant) et ... la Maison Hantée !
De dehors, les (trop rares) soirs de concert, l'entrée de la Maison Hantée ressemble un peu à celle du restaurant mexicain d'Une Nuit en Enfer : sous des sculptures de créatures grotesques, les lourdes portes de métal ouvragé vomissent sans cesse des hordes d'affreux monstres chevelus ou rasés, ainsi qu'un flot continu et atroce de décibels et de fumée.
Selon vos affinités vous vous êtes donc rué dans ce cadre joyeusement gothique, morbide et kitsch, à la recherche du headbang ultime, celui du Temple des concerts de metal, punk-rock et autre thrash... Ou bien vous avez fui pour sauver vos oreilles et votre vie. Bref vous devez forcément vous souvenir de votre dernière visite, que ce soit avec délectation ou avec horreur...
Mais saviez-vous qu'on y mange aussi ? Eh oui, ça peut surprendre comme ça, mais quand il n'y a pas de concerts la salle reprend une forme presque humaine, avec un billard et des tables. Il y a une carte de choses appétissantes, petite mais économe, et des grandes tables à l'étage pour y venir à plusieurs.
Evidemment personne ne sait selon quels rites païens les cuisiniers, sans doute des monstres féroces et cannibales, adorateurs de Marylin Manson (et donc de Satan), préparent la superbe daube provençale. Quels terribles sacrifices font-ils donc, et à quel sinistre dieu pré-colombien, pour préparer de si belles alouettes (sans têtes, les alouettes, comme par hasard) ? De quels malheureux ex-staracadémiciens a-t-on haché la viande pour préparer ces lasagnes diaboliques ?
Dans quel autre restaurant peut-on regarder une projection sur écran géant d'un DVD de Metallica ou de clips punk tout en mangeant ? Nulle part ailleurs, évidemment. Mais n'est-ce pas en fait pour couvrir les hurlements venant de la salle de torture ? L'apparemment innocente et aimable serveuse (patronne ?) n'est-elle pas en réalité, comme je le soupçonne, une grande et cruelle prêtresse vaudoue ?
Je crois qu'ici, il vaut mieux ne pas poser trop de questions, que la Maison soit Hantée, ca ne fait aucun doute... Quoi qu'il en soit, si l'on ne pose pas de question, on y mange une cuisine familiale et sans façons, pas chère, elle est servie avec une extrême sympathie, à toutes les heures où l'on peut avoir faim dans la nuit ! Elle s'accompagne de petits pichets de vins sympas et des bières habituelles du lieu.
Contrairement à pas mal de mélomanes qui ne mettent pas, ou plus le nez dehors ce soir-là, j'ai toujours conservé une petite envie d'aller voir ce qui se passe le 21 juin, si c'est bien le solstice d'été comme on l'apprend à l'école, ne serait-ce que pour changer de ces salles de concert exigües et enfumées que je fréquente à longueur d'année à Marseille, mon rayon de balade étant en gros, le quartier de la Plaine.
Première constatation : il y a moins d'abrutisseurs qu'avant. Par ce néologisme hardi, j'entends ces emmerdeurs de bougre de cons de patrons de bar et autres vendeurs de merguez improvisés, qui sortent ce soir-là deux grosses enceintes et jouent la dernière compile dance à la mode à fond les watts, faisant chier les pauvres musiciens non amplifiés (dont il m'est arrivé de faire partie).
Les grosses baffles sont toujours là mais c'est généralement des sound-systems : c'est ainsi rue Crudère avec des reggaemen noirs, et Cours Julien avec des reggaemen blancs. Au moins il y a quelque chose à voir : l'enthousiasme souvent démesuré de ces DJ de dancehall qui ont l'air d'être en train de jouer leur propre musique. Mais enfin, ça plait aux gens, rien à dire tant qu'il y a du bon rhum !
Par ailleurs les grands standards se retrouvent : le groupe de salsa devant le Petit Nice (la Cumbia Chicharra, impeccable), les concentrations de djembe (je repense à chaque fois au fameux CADRE, groupuscule fondé par Luz de Charlie Hebdo : le Comité Anti Djembe RElou), les trois boy-scouts joueurs de guitare qu'il est impossible d'entendre à plus de trois mètres, la démonstration de capoeira et celle de danse africaine. Ou encore, un groupe de rock qui reprenait (bien) des standards type Pulp Fiction ou La Bamba, faisant danser toute la Place du Chien Saucisse en alternance avec un trio de musique sud-américaine, tout aussi dansante.
Cabwaylingo au Dan Racing
Autre grand standard, les groupes de lycéens plus ou moins audibles qui jouent mal mais avec enthousiasme des reprises de Muse, Nirvana ou de Radiohead. J'arrive en général très bien à écouter ce genre de choses jusqu'à ce qu'ils entonnent "Quelque chose en toi" ou une autre horreur du genre. Il y avait par exemple sur la Plaine un groupe de jeunes punks (les bien nommés Ynodible ?) qui avaient l'air pas mauvais du tout, mais développaient environ 2 watts de son seulement, obligeant les crânes rasés à se bousculer tout en tendant l'oreille. Plutôt cocasse mais un peu frustrant...
Diho au Cafe Julien
Dans les concerts pas vus, à signaler un set de Keny Arkana, Gari et quelques autres devant la prison des Baumettes, une belle idée que cette tentative d'esploser les murs non ? Si quelqu'un l'a vu (de dehors ou de dedans), qu'il le raconte ! Autre idée militante, l'initiative de quelques personnes (dont la fille d'un présidentiable) de vendre des bières et du pinard au profit des inculpés du CPE, une dizaine de personnes dont, selon les statistiques habituelles de la police, au moins 5 ou 6 devaient probablement passer au mauvais endroit, au mauvais moment. En tout cas la bière n'est pas chère et tant qu'il ne s'agit que de boire, on peut s'engager pour pas mal de choses !
Moi s'il y a un truc que je ne rate pas dans ces soirs-là, c'est les concerts à la Maison Hantée. C'est en effet le seul jour de l'année ou ce lieu - ô combien mythique -, plutôt que de servir de très bonnes lasagnes en projetant Spinal Tap (ce qui est déjà sympa en soi), a de nouveau le droit de dégueuler des décibels, des larsens, et des hordes de chevelus suants. Ayant raté le seul groupe potentiellement audible (Dirteez), ce ne sera finalement que du bonheur : j'y passerai à trois reprises pour voir les trois groupes de trash metal (KOD,Outburst et Kumshot Diesel que j'ai déjà eu le plaisir de chroniquer au Brain Dead Festival du PàG il y a deux ans).
Autant dire que c'est très frais et que ça ramonne bien les cages à miel. A la boule à zéro du sympathique chanteur de KS, succèdent deux combos de chevelus (dont certains très soigneusement permanentés) qui évoquent un peu la "Chose" de la famille Addams. Ca pogote dans tous les sens (mais dans un bon esprit), un public de curieux peut se frotter à cette musique "étrange" qu'il ne voit habituellement jamais - à part à l'Eurovision ha ha - (et un public qui semble même l'apprécier, contrairement à Drucker que j'en profite pour conchier ici !), rien à dire, la Maison Hantée tient toujours son rang et la musique ça ne se passe toujours pas à la télé !
Pour tout dire le son de la Maison Hantée était même meilleur (cad moins agressif) que celui du Cosmic'Up où j'ai aperçu (enfin je crois) les Rastaqueros qui jouaient fort et avec plein de larsen un gros rock garage punk au son dégueu et vrillant, devant un bel alignement de psychobilly girls à la frange impeccable. Bref, après quelques heures d'errance dans le quartier, pas mal d'amis croisés et de verres descendus ou transpirés, je suis rentré plutôt content !
Ed Mudshi a l'Intermedaire
La Fête de la Musique, on y fait tellement ce qu'on veut (à part circuler au carrefour du Champ de Mars, impossible) que quoi qu'on en dise, ça reste une forme comme une autre de ce que Hakim Bey a défini comme les "Zones d'Autonomie Temporaire" : une ville livrée à la fête et à la couleur, voilà qui n'est plus très courant en ces périodes de lepénisme rampant, et ça ne durera peut-être pas toujours...
Photos Pirlouiiiit qui a croisé Philippe a la Maison Hantée et l'a perdu pour le reste de la soirée Réagir à cette critique
BaZaZa, Electrolux, 2501 Project, Ibogaine (Fête du Plateau) 24 septembre 2005- Maison Hantée J'arrive à la maison hantée juste quand le match de l'Om se termine. La maison hantée est pleine et les BaZaZa monte sur scène et là... c'est la gifle !!! Rock péchu, incisif et nerveux aux guitares, rythmiques virevoltantes et une voix féminine .../...
J'arrive à la maison hantée juste quand le match de l'Om se termine. La maison hantée est pleine et les BaZaZa monte sur scène et là... c'est la gifle !!! Rock péchu, incisif et nerveux aux guitares, rythmiques virevoltantes et une voix féminine superbe. Le public de la maison hantée était du même avis et certains ont commencé un pogo furax. Que du bonheur ...
Les Elektrolux prennent le relais et balance la sauce. Ils sont trois mais leur rock est puissant et le guitariste chanteur donne l'impression d'être sur une autre planete. Encore que du bonheur...
Les 2501 Project carburent au métal. Je ne suis pas trop fan de ce style mais ils ont reussi à me captiver (surtout le batteur. Métal mais avec pas mal d'experimentation qui donne un style interessant.
Les Ibogaine ont terminé cette soirée avec un métal brutal mais hypnotique. C'est puissant et hallucinant.
N'étant pas marseillais, j'aimerai dire que j'ai passé une excellente soirée dans cette ville. Ca change de la caricature du joueur de cartes. Réagir à cette critique
Cowboys from Outerspace + HatePinks (Fete de la Musique) 21 juin 2004- La Maison Hantée - Marseille (Entretien sur Massilia Burning des Hatepinks, mars 2005)
Q : Sur votre split avec les Shakin Nasties vous avez finis par caser "Philippe Manoeuvre is a piece of shit", d'ou viens cette haine envers lui et envers la presse "rock" ? Vous avez eu des .../...
(Entretien sur Massilia Burning des Hatepinks, mars 2005)
Q : Sur votre split avec les Shakin Nasties vous avez finis par caser "Philippe Manoeuvre is a piece of shit", d'ou viens cette haine envers lui et envers la presse "rock" ? Vous avez eu des retours ? Une chronique dans Rock & Folk ?
R. Olivier Gasoil : Je déteste ce scribouillard et tout ce qu'il représente. Le rock sur papier glacé qui passe sur Canal plus et qui pense qu'il y aura jamais rien de mieux que les Rolling Stones. En fait on s'en bat un peu les couille de lui en tant que personne, c'est plutôt ce qu'il représente : rock-critic, copinage, snobinard, fausse attitude. Un peu comme le Mystic Punk Pingouin et toute sa clique de Concertandco.
No comment.
Le MPP l'avait bien dit : à la Fête de la Musique, tous les chemins mènent à la Machine à Coudre (ndP : je crois qu'il voulait dire Maison Hantee). Sans même avoir lu son mail c'est bien là que j'ai atterri. Evidemment, comment y résister ? Deux des plus grands groupes de poseurs de Marseille programmés au même endroit, le même soir ! Sans parler du premier groupe, que j'ai raté.
D'ailleurs ça se voyait que c'était une grosse affiche, avant même d'entrer dans l'antre du son-qui-tache de Marseille : tout le gratin punk-rock était là et notamment d'autres groupes de la galaxie Lollipop comme les Neurotic Swingers. Il y avait aussi, signalons-le, l'intégralité de l'équipe fondatrice de l'assoLive In Marseille (les grands esprits se rencontrent, ou alors on aime juste tous la même chose).
Mais aussi tout un tas de jeunes kepons tout juste pubères, où j'ai cru reconnaître Sid Vicious ET Johnny Rotten (ça fait plaisir de voir que musicalement ça suit, derrière nous). Quand il m'a entendu dire que j'avais vraiment vu le groupe de son t-shirt (Exploited), le jeune Johnny Rotten m'a regardé avec une admiration sans bornes, voire un amour naissant, qui s'est aussitôt éteint quand je lui ai dit que j'avais carrément préféré les Toy Dollz, vus au même festival. Bref.
Les Cowboys From Outerspace sur scène, c'était une première pour moi. Pas bégueules alors qu'ils tournent actuellement dans des grandes salles un peu partout, ils reviennent déchirer les slips dans une des salles où ils ont probablement débuté devant quelques ivrognes impassibles. J'étais bien content, pour une fois, de pas arriver trop tard ou trop saoul pour les entendre !
Déjà, ils ont des looks extrêmement pointus et classieux. Le chanteur, énervé comme il est, on se demande s'il ressemble plus à Didier Wampas (Didier Lembrouille ?) pour la tronche, ou à Jon Spencer pour le jeu de scène. Le guitariste (ndP : bassiste), stoïque et imperturbable sous sa banane en plexiglas, m'aurait plutôt fait penser à Cry-Baby. Je voyais bien la scène prendre feu, le toit de la salle s'écrouler et lui, continuer à jouer stoïquement dans les gravats, la clope au bec.
Quoi qu'il en soit, ils font un rock-n-roll à tout casser, qui peut certes évoquer Jon Spencer mais dont il faut bien dire qu'il sombre au bout d'un moment dans le punk-rock le plus jubilatoire. Et un pogo dans la Maison Hantée ça vous remplit vite la salle ! Par ailleurs leur son était fort bien réglé, ce qui est à signaler tant la Maison Hantée semble parfois être un cube de zinc au niveau de l'acoustique.
Les Hatepinks par contre, avaient un son, allez, disons-là, vraiment pas terrible ! En fait j'avais pas entendu un vacarme pareil depuis Guitar Wolf au Poste à Galène. Pourtant je sais qu'ils sont eux aussi capables d'avoir un son nickel.
Fidèle à leurs convictions (c'est pas parce qu'on figure sur le CD de Rock-n-Folk de ce mois-ci et qu'on a eu un article élogieux qu'on va se prendre au sérieux), les Hate-le-Pink-Baby ont cependant délivré un concert de 23 minutes environ, totalement jouissif et pétaradant.
Je suis ressorti de là complètement sourd, exalté. A noter que des amis que j'avais entraînés presque de force dans la salle (c'est ni trop leur endroit, ni trop leur musique) ont carrément apprécié le concert aussi.
Alors merci les gars, c'est tout ce que j'ai à vous dire. Et Merci à la Maison Hantée où l'accueil est vraiment cool (je suis rentré plein de fois avec des verres de punch acheté en face).
Souvenez-vous, vous êtes tous nés en 77 ! enfin pas Johnny Rotten, lui il vient juste de rater son bac.
photos Pirlouiiiit de passage au moment du set des Cowboys qui ne cessaient de se presenter comme les vertiables Hatepinks Réagir à cette critique
Outburst 21 juin 2003- la maison hantée, MARSEILLE la folle troupe d'enervé menée par le bassiste d'Agressor "JO", n'a pas manqué son rendez-vous prophetique a la maison hantée, après une quarantaine de minute de hardcore bien dispensée par Unfut To Life, le quintuor marseillais a chirurgicalement .../...
la folle troupe d'enervé menée par le bassiste d'Agressor "JO", n'a pas manqué son rendez-vous prophetique a la maison hantée, après une quarantaine de minute de hardcore bien dispensée par Unfut To Life, le quintuor marseillais a chirurgicalement opérée la foule a grand coups de riffs destructeur dans une avalanche de decibels, s'offrant même une reprise d'Angel of death en ouverture afin de mettre tout le monde au diapason, les 45 mns de concert on semblée courte mais la prestation est sans defaut, pas de bla bla uniquement un fracas sonique digne de la meilleur epoque, un batteur survitaminé, des solos de gratte a la hanemann et avec un vocal "bomber" toujours aussi academique dans sa prestation enervée. Outburst donne une leçon de thrash à tout le petit monde du metal.
un bon moment, on est repartis les oreilles engourdies et le coeur leger. Réagir à cette critique
Fête de la musique 2003 21 Juin 2003- La Maison Hantée à Marseille C'est un bar qui fait aussi salle de concert, très petit mais l'ambiance est très chaleureuse.
3 groupes sont passés : 1 groupe de punk excellent, 1 groupe de rock'n roll et 1 groupe de trash que je n'ai pas pu voir.
La salle est tellement petite .../...
C'est un bar qui fait aussi salle de concert, très petit mais l'ambiance est très chaleureuse.
3 groupes sont passés : 1 groupe de punk excellent, 1 groupe de rock'n roll et 1 groupe de trash que je n'ai pas pu voir.
La salle est tellement petite que les groupes ne jouent que sur leurs amplis, il n'y a pas de sono.
Le quartier du cour Julien est très animé pour la fête de la musique et c'est également le repère de tous les metalleux de Marseille. Réagir à cette critique