C'est Crystall Ball qui ouvre sur la tournée Européenne de Dokken.
Quasimment inconnu en France, ces Suisses proposent un Hard Rock qui nous transporte 15 ans en arrière grace à un style issu de la grande époque de Bon Jovi ou de Bonfire. Malgré de nombreux clichés aussi bien vestimentaire (jeans en cuir et chemises à paillettes) que musicaux, leur style passe bien et le public, composé en majorité de trentenaires (voir plus...) apprécie. Il règne en tout cas un trés bon esprit, à l'image du chanteur essayant de parler français, et résumant leur prestation à l'essentiel : "On n'est pas connu, mais Rock'n'roll vous connaissez"...
En 1988, Dokken sillonnait les stades des USA en compagnie de Metallica, Scorpions et Van Halen... Ce soir il joue au Plan à Ris-Orangis... Signe des temps, et de l'évolution de la musique, surtout aux USA ; car en Europe Dokken conserve une base solide de fans, et surtout la forme ! Malgré un bon coup de vieux physiquement, la pêche est la, et ce n'est pas cette ouverture sur un "kiss of death" d'anthologie qui me contredira. Par contre la mauvaise surprise vient du remplacement de John Norum à la guitare (soit-disant blessé, mais vraissemblablement viré) par Alex de Rosso, qui s'en tire cependant bien sur les riffs et les solos originellement composés par Georges Lynch.
le son est correct et les classiques s'enchainent : Into the fire, Unchain the night, It's not love, The Hunter...Que du bon !
Little Girl tiré du dernier album fait bon effet.
Le show se termine par un superbe "In my dreams" puissant et mélodique à souhait, Mick Brown explose sa batterie (c'est la dernière date européenne), ils ne reviendront plus...1h15 seulement...ce fut court, mais tellement bon !