Après la purge de l’année dernière (trop de monde, trop de fumée), je ne pensais pas retourner à la soirée dub cette année : point trop n’en faut ! Et puis, la programmation étant toujours de qualité, je plongeais une nouvelle fois dans la piscine/sauna du Pocoloco, un ancien cinéma reconverti en club. La capacité de la salle a été réduite à 450 personnes mais, malheureusement, la ventilation est toujours en panne. Les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets : chaleur insoutenable et difficultés pour circuler sans marcher sur les gens. L’année prochaine, il faut encore réduire la capacité ou changer de salle, sinon je viens en slip avec des bouteilles d’oxygène. Vous l’aurez voulu : c’est pas joli joli à voir !
A part ça, et c’est pour cela qu’on organise des concerts ici, l’ambiance est réellement propice aux concerts : proximité du public avec la scène, ambiance club surchauffé, tout est idéal pour une soirée dub/electro.
UHT° débute la soirée avec un prémonitoire "live à 140 degrés", appellation d’origine contrôlée. Leur prestation sera en effet très chaude, dès les premières notes, les gens décollent grâce aux efforts conjugués des trois musiciens : un contrebassiste accompagné par deux responsables des machines infernales. Les lignes de basses hypnotiques exécutées avec maestria par le contrebassiste sont le point fort de ce groupe. Comme le DJ et le responsable des samples ne sont pas en reste, le résultat final vaut le détour sur la piste !
Un petit détail tout de même : comment fait le contrebassiste pour garder son bonnet "cache dreadlocks" pendant la totalité du concert ? Il a sans doute mis des glaçons sous son bonnet car même sans mes cheveux, laissés au vestiaire, je cuis dans mon jus !
J’étais venu assister au concert d’EZ3KIEL dont tout le monde me parle depuis des lustres. Et bien, malgré les conditions difficiles, ça valait le déplacement ! J’ai trouvé leur set absolument excellent à tous points de vue.
A la dimension musicale, s’ajoute une dimension visuelle qui permet de planer sans avoir fumer. Les rythmes et les projections s’imbriquent parfaitement pour créer une sensation particulièrement envoûtante. Le bassiste, le batteur et le machiniste s’unissent pour faire décoller le Pocoloco à deux mètres du sol.
Mission accomplie en 30 secondes car la plupart des gens sont conquis d’avance, les rares novices suivent leurs camarades dans les minutes qui suivent. Les moments où la pression monte crescendo jusqu’à l’explosion en feu d’artifice sonore sont jubilatoires et parfaitement indiqués pour un pétage des plombs en règle. C’est d’ailleurs ce qui se produit : une panne de courant me permet de retrouver l’air frais des Monts d’Auvergne.
A voir si ce n’est déjà fait.