Salle incontournable de l'underground marseillais, on y entend aussi bien la crème du punk phocéen que des fascinants guitaristes de flamenco, de la chanson réaliste ou des soirées électro pointues. Indispensable et d'une intégrité sans faille. Mystic Punk Pinguin, Liveinmarseille.com
La Machine à Coudre - Marseille : les prochains concerts
Chiasse Négative + Engage at Will + Short Bus Window Lickers 23 Septembre 2008- La Machine à Coudre - Marseille Bah voilà, des fois ça se passe aussi connement les claques. Profitant qu’il y ait un concert ce mardi soir à la Machine, j’avais prévu de passer pour discuter du concert du 6 janvier avec la responsable. Puis Marc me dit qu’il y sera aussi, cool, on .../...
Bah voilà, des fois ça se passe aussi connement les claques. Profitant qu’il y ait un concert ce mardi soir à la Machine, j’avais prévu de passer pour discuter du concert du 6 janvier avec la responsable. Puis Marc me dit qu’il y sera aussi, cool, on pourra gérer un peu l’emploi du temps en buvant un coup, et à 5€ l’entrée, on risquait de toute façon rien. Ca, c’est clair…
Le premier groupe montre qu’à Marseille on fait pas que des footballeurs de génie et de la bouillabaisse, on fait aussi de la poésie. Et Chiasse Négative (toi aussi amuse-toi à parler le Pape Diouf, et transforme ce nom en « Transit Intestinal subissant un accroissement notable, nonobstant une santé d’athlète, accentué d’une vision allant à l’encontre du positivisme auquel je m’emploie avec fougue pour justifier la très glorifiante deuxième place à laquelle semble soudé mon club ») s’emploie de bonne grâce à lancer de longs poèmes de trois minutes, dans un registre plus Crust que Surréaliste, cependant. Blague à part, ledit crust est joué à 400km/h, les musiciens sont en place, et même si ça invente rien, ça file la bougeotte et fait bouger la p’tite cinquantaine de personnes présentes devant la scène.
Puis là, sans prévenir, les évènements prennent une tournure que je qualifierai probablement de monumentale, quand j’raconterai ça aux copains : je ne sais même pas le nom du groupe, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre, sauf que badaboum, les gars ont des t-shirts xChampionx, Sick of It All, The Business…
Et ça part de là : 45mn d’un Hardcore-Punk façon rouleau-compresseur, le groupe s’appelle Engage at Will, sont russes ( ! ) et chantent en russe ( ! ! ), ça TABASSE, des riffs qui mélangent du Terror à du Champion, les keupons se bousculent gaiement et applaudissent chaleureusement à la fin de chaque morceau, putain et dire que j’ai failli manquer ça ! Le gratteux puise vraiment dans tous les registres HxC, il ressort même à un moment donné le riff final d’Every Word, la chanson qui clôt le légendaire Promises Kept de xChampionx… Poils dressés (et pas que…), je perds pas une miette, et à la fin du set je soulage leur merch de l’album et d’un t-shirt, tout comme le feront les trois autres amateurs avertis de HxC présents dans la salle, va falloir s’appeler avant de sortir au même endroit !
En allant féliciter le chanteur, il m’apprend qu’ils ont tourné avec Madball, devant plusieurs milliers de personnes aux U.S.A., et qu’ils prennent tout autant de plaisir à ouvrir pour Short Bus Window Lickers devant 50 personnes dans les p’tits rades européens… Trop classe.
Les Short Bus Window Lickers attaquent pas trop tard, du coup je matte - non sans plaisir - leur Punk rentre-dedans, à classer dans la grande famille 80’s, style Exploited… De bons gros keupons, bien à l’ancienne, crêtes dressées et toute l’accessoirie qui va bien !
Je m’arrache peu de temps après car le lendemain s’annonce chargé, avec la satisfaction de m’être pointé complètement à l’arrache et de m’être pris une rouste ! Faudra un peu travailler la comm’ entre les keupons et les coreux, parce que là pour le coup, l’initiative était bonne, et mérite d’être reconduite, avec encore davantage de succès !
BON ÇA ENGAGE UNE OUVERTURE D’ESPRIT UN PEU UTOPISTE, MAIS CE MATIN J’AI VU BUSH A LA TELE QUI DEFENDAIT LA NATIONALISATION D’A.I.G., COMME QUOI TOUT PEUT ARRIVER…
Nicolas Dick + Karpienia 13 Septembre 2008- Machine à Coudre - Marseille Concert de rentrée à la maison, pardon à la Machine avec deux univers qui se rencontrent, deux parcours qui se croisent malgré des chemins différents, à savoir Nicolas Dick, figure emblématique de Kill The Trhrill LE groupe de noise indus sans .../...
Concert de rentrée à la maison, pardon à la Machine avec deux univers qui se rencontrent, deux parcours qui se croisent malgré des chemins différents, à savoir Nicolas Dick, figure emblématique de Kill The Trhrill LE groupe de noise indus sans concession et Sam Karpienia la voix des ex Dupain, chantre d'une musique occitane moderne, poétique, politique et populaire. Et même s'ils paraissent n'avoir d'autres choses en commune hormis leur âge et le fait d'être marseillais, ils évoquent à l'oreille de votre chroniqueur une parenté Silvermountzionesque pour des raisons fort diverses.
Nicolas Dick entre sur scène avec un bandonéon, amplifié, et diverses pédales, boutons, qu'il va triturer pendant un bon moment, distillant une ambiance hypnotiques via diverses nappes aériennes ou plus inquiétants, rappelant l'unvivers de David Lynch. Ensuite il saisit une guitare sur ses genoux et va la "caresser" un moment, s'envolant pour revenir vers un son plus obsessionnel. On le suit sans hésiter dans ses pérégrinations musicales.
Des concerts de Karpienia, j'en ai fait un moulon vu que j'ai bloqué depuis le début de cette formation mutagène dans ses membres (cf. les nombreuses chroniques écrites ). A priori cela s'est stabilisé autour de Sam (voix et mandole), Bijan (Zarb, percus) et Nielo (mandole). Mais cette fois, un contrebassiste avait rejoint la formation.
Bon, allons-y direct, ça a été (encore une fois) fabuleux !
Je vois mal ce que je peux rajouter de plus depuis leur concert à l'Inter. Longs instrumentaux à la tension progressive complètement bloquants, voix habitée, la rencontre entre l'héritage méditerranée et la tension rock. Bref, à voir au plus vite. Réagir à cette critique
Hommage à Philippe Jazarin 31 Mai 2008- Machine à Coudre - Marseille
Quel plus belle hommage envers Philippe qu'une soirée musicale dans son "antre". Une Machine chargée ras-la-gueule, et pas mal des musicos qu'il a côtoyé dans les divers lieux qu'il a ouvert ont répondu présent.
Ce n'est pas une chronique de .../...
Quel plus belle hommage envers Philippe qu'une soirée musicale dans son "antre". Une Machine chargée ras-la-gueule, et pas mal des musicos qu'il a côtoyé dans les divers lieux qu'il a ouvert ont répondu présent.
Ce n'est pas une chronique de concerts ici, mais plutôt d'une soirée réunissant un public qui sait combien il devait à Philippe. Chronique décousue aussi, car quand on se retrouve à revivre 10 ans de musique, on tchatche aussi beaucoup. Au comptoir, dans la rue, dans le fumoir (la Machine à Coudre a maintenant un fumoir, comme ça ça évite aux indélicats de faire les langues de putes qui remontent jusqu'aux keufs...). La tchatche, plus ou moins ivre, bel hommage à Philippe aussi !
Nicolas Dick, entre autres membre de Kill the Thrill, s'installe seul avec un accordéon. Assis. On a plus l'habitude de le voir guitare en main, éructer d'une voix de possédé. Ce soir il ne dira pas un mot. Il triturera le son de son accordéon, diverses nappes en ressortiront, se succéderont, un seul long morceaux, tour à tour hypnotique ou plus tendue. On navigue du côté de Silver Mt Zion. Nicolas expérimente. Se fait plaisir. C'est ça aussi l'esprit de la Machine à Coudre. Un lieu qui avait inauguré les soirées Solos ou des musicos marseillais venait expérimenter divers truc.
Laurent Boudin, un autre pilier du lieu, enchaîne seul avec sa gratte et ses chansons insolentes, coquines, poétiques. L'ambiance est bonne enfant, un concert à la maison quoi.
Pause dans la rue. Il fait chaud, on est nombreux. Hommage involontaire à Philippe, un voisin nous tire un seau d'eau, ça faisait longtemps.
Des punk rockers débarquent, bientôt suivi par des occitanistes. Certains se retrouvent alors qu'ils se croisaient régulièrement il y a 10 ans. Magie encore du lieux et bel hommage à Philippe qui avait réussi à créer une salle où l'amour de la musique, toutes les musiques, l'emportait sur les étiquettes.
D'ailleurs quand je rentre, Antonio Negro vient de finir son set, le virtuose du flamenco est aussi un pilier du lieu, comme du Coton tige avant. Flamenco gitan, expérimental, chanson, punk, jazz, électro-indus, la seule étiquette qui convient à la salle c'est curieuse et underground.
Et vlan, 10 ans dans la face. Attendez ! se reforme pour la soirée. C'est un des premier groupe que j'y avais vu jouer lors de mon installation à Noailles. En 98.. Revoir ce phénomène de Ian, grand escogriffe écossais, à la voix hallucinante (un Tom Waits qui chanterait avec les Pogues), c'était assez bluffant. Le public est en ébullition, mais ce n'est pas que de la nostalgie, vu qu'un jeunot avec qui j'étais et qui connaissait pas a carrément accroché aussi. Laurent Boudin reprend le chant après Ian pour leur classique Enculé, toujours aussi efficace. Ian ne veut pas quitter la scène, Attendez nous gratifie d'un dernier morceau avant de quitter la scène sous une ovation.
Re-pause dehors, à l'intérieur c'est la fournaise. Deux voitures de flics arrivent. Merde, ça av vraiment être un hommage old school ? Ouf, elles ne font que passer.
Hakim Hamadouche est déjà sur scène avec son habituel guitariste, un percu et un batteur. Raï'n'blues ? On replonge avec palisir dans cet univers, cette énergie. La salle est chaud bouillant, au propre comme au figurée. Le plaisir domine, c'est bien mieux qu'un hommage larmoyant. Manu Théron les rejoint sur scène sur une danse "sensuelle" et improvise à la voix, un espèce de punk-slam occitan sur la musique rock'n'oud du Hamadouche band. Ouais, on ets bien à Noailles, à la Machine.
Je quitte la salle en laissant Manu gonflé à bloc invitant qui veut pour un boeuf. A ne pas en douter, la soirée n'est pas finie. Après 5 heures dans la place, je remonte la rue Jean Roque en titubant. Belle hommage, fait de plaisir d'être ensemble, de musique au sein de ce lieu qui ressemble tant à Philippe. Mais le plus bel hommage c'est que ce lieu continue à vivre dans cet état d'esprit. Encore merci pour ça Claire ! Réagir à cette critique
Farouche Zoé + Iglou 23 mai 2008- Machine à Coudre, Marseille Farouche Zoé "comme à la maison", a, sous l'égide de son leader,Hugo, eu l'idée de cette soirée : un ancien Opossum, deux ex Edmonds, Nini Dogskin et Dj Pépé furent donc entre autres de la partie.
Les FZ ouvraient sans batteur, mais avec verve et .../...
Farouche Zoé "comme à la maison", a, sous l'égide de son leader,Hugo, eu l'idée de cette soirée : un ancien Opossum, deux ex Edmonds, Nini Dogskin et Dj Pépé furent donc entre autres de la partie.
Les FZ ouvraient sans batteur, mais avec verve et humour ravagé, développant leur alternative canzonetta aux saveurs napolitaines mâtinées de rock, sauce Dutronc- Lapointe.
Un intermède façon "live bootleg", puis le surprenant Iglou, soit : 6 musiciens avec vocaliste dada, rythmique millésimée et tuba de circonstance, pour un set Beefheartien revisité manière Dr John, Mardi Gras BB, avec zest de Teenage Jesus And The Jerks. Cocktail short drink mais totalement ébouriffant ! (La Machine n'a pas fini d'en découdre). Réagir à cette critique
Karma Cramé 17 Avril 2008- Machine à Coudre - Marseille Franchement, c'est cette soirée qui était bien. Maison rouge en première partie : un groupe participatif, des arrangements chiadés sur des textes très bien écrit. Le public était au rendez-vous (21h c'est 21h!).
Karma Cramé c'est pareil .../...
Franchement, c'est cette soirée qui était bien. Maison rouge en première partie : un groupe participatif, des arrangements chiadés sur des textes très bien écrit. Le public était au rendez-vous (21h c'est 21h!).
Karma Cramé c'est pareil dans un style plus....direct ! VRPesque en début de concert, puis de plus en plus électrique. Ils ont fini la soirée très "machine à coudre" : punk !
>> Réponse (le 25/04/2008 par Berju) C'était très bien : ambiance survitaminée, humour, présence, morceaux bien variés. Franchement, pour juste deux gars sur .../...La suite
Fanfare Vagabontu 12 avril 2008- La Machine à coudre Marseille Les Vagabontu, Fanfare Moldave; Vous les avez peut-être déjà croisé sur le Cours Julien, ou n'importe où ailleurs dans Marseille, au complet ou en détail...
Certains les ont vu à Babel Med... Pour ma part je n'aurai jamais eu l'idée de payer pour .../...
Les Vagabontu, Fanfare Moldave; Vous les avez peut-être déjà croisé sur le Cours Julien, ou n'importe où ailleurs dans Marseille, au complet ou en détail...
Certains les ont vu à Babel Med... Pour ma part je n'aurai jamais eu l'idée de payer pour les voir!!! C'est vrai quoi, ils jouent "au bon coeur" des gens un peu partout, alors...!
Mais ne serait-ce que pour les voir au grand complet, et pour voir autre chose qu'un concert punk à la machine à Coudre (attention je ne veux pas dire par là qu'il n'y a que des concerts punk dans ce haut lieu du rock, non, pour y avoir entendu de l'électro expérimentale et des groupes de musique occitane ou tzigane, sans compter Antonio Negro, je sais qu'il ont une programmation variée!) , je n'ai pas pu résister à l'appel de la Fanfare!
Et manifestement je n'étais pas la seule!! Ils ont fait MaC pleine les 2 soirs où ils sont passés!
Et attention, ça déménageait!
7 cuivres sur scènes, un tuba énorme, des trompettes en folie, un batteur, ne manquait que des poules et Emir Kusturica à ce concert! Pom Pom Pom Pom Pom popopopopoPom!Whouf! Pas besoin d'ingé son ce soir! que du souffle et la sueur des danseurs!!Parce que pour le coup, ils ont mis le feu à la Machine nos moldavo-punk! D'une moyenne d'age de 55 ans, avec des poumons en titane, ils nous ont embarqué dans leurs contrées éloignées pour 2h30 de concert au moins.
Parmi les morceaux, leur propre version de Hava nagila, et de Bella ciao. Et bien d'autres, 2h30 de concert j'vous dit!
Bref je ressort épuisée mais heureuse de cette soirée, non sans avoir jeté un oeil aux photos exposées pour l'occasion à la Machine.
Et pour ceux qui ne savent pas où se trouve la Moldavie, dites-vous que ce n'est pas le plus important pour sauter partout et lever les genoux en tapant des mains!