Mathieu Boogaerts le 10 Février 2006-
Carros - salle Juliette Greco 
Pour moi la musique de Boogaerts est à l’image du gars. Au premier abord, çà ne pête vraiment pas : petit, corps disproportionné court sur jambe et grand buste, calvitie bien avancée, chant timide murmuré ; il est presque gros et en plus mal habillé : t-shirt jean avec la poche arrière arrachée, ce qui ne se fait plus depuis… la mode des sacs US. .../...
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Pour moi la musique de
Boogaerts est à l’image du gars. Au premier abord, çà ne pête vraiment pas : petit, corps disproportionné court sur jambe et grand buste, calvitie bien avancée, chant timide murmuré ; il est presque gros et en plus mal habillé : t-shirt jean avec la poche arrière arrachée, ce qui ne se fait plus depuis… la mode des sacs US. Bref on n’a pas bien envie de rester. Et puis de fil en aiguille tout cela se transforme, la tenue vestimentaire négligée devient de l’humilité, les textes timides et désabusés deviennent de l’authenticité, les arrangements chansons française se transforment en douce bossa nova, le chant timide devient du respect. Quand aux jambes particulièrement courtes, elles lui permettent d’inventer une danse toute en légèreté et habileté. Passé le rejet de départ on s’identifie à ce mec, il est comme nous. On se plait alors à lui trouver un charme démesuré (impalpable et pourtant réel), même la calvitie devient un signe de ralliement le plus grand des français Zidane n’est il pas lui aussi chauve et assume. Je citerais donc Brel
« Tu n’es pas le Bon Dieu, toi tu es beaucoup mieux, tu es un homme »
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