Vincent Delerm 18 novembre 2002- Salle Molière, Lyon Bon alors, certes j’ai complètement flashé sur l’album bien qu’il soit très loin de mes styles habituels mais qu’est-ce que ça va donner en concert ? Un mec tout seul sur scène, ça me fait peur. Et bien il ne faut pas… Autant le dire tout de suite, ce fut un des meilleurs concerts de ma (jeune) vie… Ce rouennais (comme moi) a vraiment un charisme .../...
Bon alors, certes j’ai complètement flashé sur l’album bien qu’il soit très loin de mes styles habituels mais qu’est-ce que ça va donner en concert ? Un mec tout seul sur scène, ça me fait peur. Et bien il ne faut pas… Autant le dire tout de suite, ce fut un des meilleurs concerts de ma (jeune) vie… Ce rouennais (comme moi) a vraiment un charisme hors du commun.. Je suis sûr qu’il ferait de la techno hardcore, je serai fan (c’est pas la peine d’essayer Vincent…). Alors que le CD est tout de même assez court, sur scène le show est beaucoup plus long jouant quasiment toutes les chansons de l’album et au moins autant d’autres chansons. Difficile de décrire ce qui se passe tant tout est au niveau du feeling… En tout cas, le principe, c’est « une chanson triste pour deux chansons rigolotes » d’après Vincent Delerm dont on a la chance d’entendre les pensées ( ! !) pendant le concert. Plein d’anecdotes rigolotes, ne serait-ce que l’histoire de Chon-chon le chef éclairagiste… Ce n’est pas forcément la peine de s’étendre des heures sur le sujet mais Vincent Delerm en concert, c’est ENORME… Réagir à cette critique
Our Zoo / Susheela Raman 15 mars 2002- Salle Molière - Lyon La salle Molière, vieux théâtre situé le long des quais de la Saône, est un lieu plutôt insolite pour un concert qui ne relève pas de la musique classique. Une petite scène trône au bout d'une salle de forme carrée avec pour toile de fond les tubes ventripotents d'un orgue d'une autre époque. On est bien loin d'une ambiance évoquant l'Inde mais .../...
La salle Molière, vieux théâtre situé le long des quais de la Saône, est un lieu plutôt insolite pour un concert qui ne relève pas de la musique classique. Une petite scène trône au bout d'une salle de forme carrée avec pour toile de fond les tubes ventripotents d'un orgue d'une autre époque. On est bien loin d'une ambiance évoquant l'Inde mais l'un des atouts de cette salle est d'offrir un bon point de vue sur la scène quelque soit l'endroit où l'on se situe.
C'est le "zoo jazz" de la formation lyonnaise Our Zoo qui ouvre les festivités d'une soirée soigneusement consignée dans mon agenda depuis de nombreuses semaines.. De chaque côté de la scène un ordinateur portable diffuse des images que j'ai un peu de mal à distinguer de ma position légèrement décalée. Je me fais rapidement une idée sur la qualité des éclairages. Ils sont très faibles tant en intensité qu'en qualité et cela ne me réssure pas du tout pour l'exécution de ma mission photographique. Sur le plateau le trio énergique, constitué d'un batteur, d'un bassiste et d'un saxophoniste, a pour mission de faire vibrer la fibre animale qui sommeille en nous en reliant l'essence musicale à la psychologie animale : Tout un programme !. Musicalement le groupe mélange des influences jazz, funk et ethnique. Le niveau des musiciens est vraiment excellent mais au final cette formule musicale qui nécessite une attention élevée stimulera plus mon sommeil que mon côté animal. Pour le côté animal je fais appel à Iggy Pop depuis de nombreuses années et ce n'est visiblement pas encore ce soir que je vais changer de breuvage.
Après l'entracte les premières sonorités indiennes se font entendre et Susheela Raman fait son entrée sur scène. Entièrement vêtue de cuir (ou simili cuir), pantalon noir et gilet mauve, la chanteuse affiche d'emblée son sourire radieux.
Elle est accompagnée de 4 musiciens représentant les continents africains, asiatiques et européens. On retrouve Sam Mills à la guitare ainsi que le bassiste, le percussionniste et le joueur de tablas ayant participés au déjà indispensable album "Salt Rain". Immédiatement la merveilleuse voix de Susheela opère son charme et s'élève au milieu du théâtre pour atteindre chacun d'entre nous.
La fidélité de la voix avec sa sonorité sur l'album est impressionnante, de plus elle s'accomode avec succès et facilité à toutes les sauces, épurées ou épicées.
Après à peine deux titres la petite boîte qui créée les ambiances de sonorités indiennes se désaccorde et est mis au placard malgré toutes les tentatives de réparation qui auront lieu tout le long du concert. Dommage car j'aimais beaucoup les sonorités de la petite boîte... Susheela gère néanmoins brillamment l'incident avec sourire et humour. Elle sait s'adapter et cela ne contrarie en rien sa délicieuse gestuelle. Il faut dire que Susheela est une des rares artistes à avoir réussi à reconnecter sacré et charnel, deux domaines souvent nettement mis en opposition dans notre culture occidentale.
La jeune anglaise de parents Tamouls représente à elle seule une synthèse entre l'orient et l'occident et son parcours atypique, des cieux de l'Australie à l'Inde du Sud, l'a confronté à la musique anglo-saxonne et au chant carnatique. Ce n'est donc finalement pas très surprenant qu'elle soit autant à l'aise dans ce cocktail musical.
Si la première partie du concert correspond à une interprétation assez fidèle des versions que l'on retrouve sur l'album et manque un peu de surprises à mon goût, rapidement les morceaux s'allongent et intègrent des parts d'improvisations. Quelques reprises et nouveaux titres viennent également étancher ma soif d'étonnement. Susheela met largement en valeur ses musiciens et les invite à sortir de leur réserve pour se mettre en avant instrumentalement ou vocalement. On retrouvera donc successivement le bassiste et les 2 percussionnistes au chant tandis que Susheela les contemple en souriant. Enfin une chanteuse qui laisse son ego au vestiaire !. Difficile de figer tout ça sur pellicule car comme je le craignais l'éclairage est catastrophique et rend impossible tout cliché digne de ce nom. Je devrais donc me contenter d'imprimer de belles images dans ma propre mémoire interne. D'ailleurs il n'y a pas que des problèmes d'éclairage et Susheela s'absente fréquemment en coulisse pour tenter de régler divers problèmes techniques. Pour moi qui ait vue sur les coulisses depuis mon siège c'est un peu agaçant. Entre les problèmes de fonctionnement des retours et des micros des musiciens il y avait de quoi péter un plomb, chose qu'elle ne fera pourtant jamais gérant chaque incident avec sourire. Il faut noter au passage que la majorité du groupe s'exprime en français, détail qui renforce le lien avec le public. Sur la fin du concert le groupe est rejoint par le saxophoniste de our zoo pour une longue collaboration musicale tandis que sur "Ganapati" Sam Mills nous prouvera qu'il sait faire hurler sa guitare lorsque le besoin s'en fait sentir.
Le concert se terminera après plus de 2 heures de musique et un dernier rappel ovationné par le public. Mais comment font ils pour jouer aussi longtemps avec un seul album à leur répertoire ?. On trouvera certainement une réponse dans la magie de l'Inde et des titres extensibles.
Le groupe m'a donné l'impression d'être encore en cours de rodage sur scène et devrait donner le meilleur de lui d'ici quelques semaines.
Malgré quelques problèmes techniques ce concert restera mémorable et me fait encore plus regretter d'avoir été absent lors du dernier passage de Susheela en trio sur une péniche au mois de Novembre. Je ne vais pas manquer une occasion de revoir le groupe dans un lieu plus adapté à la musique puisque le public français semble avoir adopté Susheela Raman pour une longue tournée française.
Our Zoo (www.our-zoo.com)
Susheela Raman (www.narada.com/SusheelaBio.htm) Réagir à cette critique
Brigitte Fontaine 10 nov 2001- Festival écouter-voir - Salle Molière Lyon Brigitte Fontaine de décalage.
Notre dame qui êtes aux cieux, que votre folie nous emmène loin des sentiers mélodiques battus et rebattus.
30 ans de carrière, des collaborations avec Noir Désir, Archie Shepp, M, Sonic Youth et beaucoup d'autres, et détentrice pour la troisième fois du prix Charle Cro pour l'ensemble de son .../...
Brigitte Fontaine de décalage.
Notre dame qui êtes aux cieux, que votre folie nous emmène loin des sentiers mélodiques battus et rebattus.
30 ans de carrière, des collaborations avec Noir Désir, Archie Shepp, M, Sonic Youth et beaucoup d'autres, et détentrice pour la troisième fois du prix Charle Cro pour l'ensemble de son Oeuvre.
Le tétard bleu vous propose le titre "Demie clocharde" en vidéo filmé à Lyon lors du festival écouter-voir 2001. Réagir à cette critique