Fuzztones, seule date en France, la dernière de leur europ’ tour : « Secret place », z.i. de la Lauze, St Jean de Védas (Hérault). C’est avec Stev’o Lip-Starsky qu’il faut y aller, que j’me dis. Et voilà : « Secret Place », un garageland archétypal, avec dark caravane au voisinage de barils multicolores ayant contenu force toxiques en guise de guichet et, ma foi, un fumet de merguez frites entretenu par 2 batcave, 1 dread lockeux et 1 gros Teddy boy plus loin, l'entrée d'une petite salle façon zinc et anthracite, idoine, carrément clean. Une première partie from Perpignan jouant un garage primitif matinée de pop punk, avec une fille à forte saturation (guitare et string dentelle), puis les Fuzztones from L.A-NYC. Rudi Protrudi se rase dans les lavatories avant le gig, tandis que Mad Mike drummer ingurgite Dieu sait quoi dans leur tipi vintage en forme de backstage. 5 mn de checksound réalisé sous nos yeux par Screaming Bo portant beau le boléro cuir sur chemise Paisley flambant neuve, et zeuk, c’est déjà parti ! Voxxx et Fender Phantom bille en tête, Les ‘Tones n’ont pas pris une ride. Lana Love en Farfisa girl rimmellisée sur fond de theremin acidifiant semble galvaniser le band. Les 4 freaky apemen rivalisent de sauvagerie classieuse. Look for the question mark, The People In Me, Ward 81, Romilar D, The Witch… sont enchaînés pied au plancher. Mad Mike atomise ses fûts tandis que Rudy au survocal alcoolysergisé préside cette psyché garage party sombrissime et survitaminée. Waaah ! ! ! Supersonic décollage avec loopings et piqués lucifériques 2h durant. l'antidote à Police, péniblement esgourdé la semaine d’avant. Après de fuzzy adieux à nos généreux dieux d’un soir, retour avec un « Encyclopédie Steve » prolixe narrant son passage à New York dans le resto (le "Bruxelles", à NY!!!) de sa tante à Greenwich Village même, et lui à 24 ans, réouvrant la grille pour servir un De Niro (!!!) affable en pommes frites. Sa tante ("ne le regarde pas Steve, il aime pas qu'on le regarde"), et Stev’o toujours expectant, devant un BOB DN finalement amusé lui décochant sa fameuse oeillade goguenarde. Sourires...aussi Matt Dillon période Rumble J. empêchant par sa présence magnétique toutes les femelles convives de déglutir convenablement. Putaing le Steve,...Arrivée 3h30 at home. Rideau (do).