Une pile de portable, pas plus, pour écrire quelques émotions de ce concert de
Muse à Anvers. La date approchait gentiment, le picotement pointait au bout de mes doigts... Après quelques essais infructueux, je me sens abandonné de cette place tant inspirée, d’abord les pieds sur le tableau de bord à se faire glisser dans les planètes sur les plages de Beauduc. Ce ne fut pas vraiment compréhensible, surtout avec Vince et Milou qui venaient nous taquiner, ensuite le retour nocturne à se faire buriner les trompes, quelques retours insidieux, peut être par nostalgie en fin de journée, là cela devenait insoutenable, à fond même le matin en allant vaquer à quelques occupations journalières, puis d’un coup après un dilemme d’erreur de date, ce n’était pas la veille d’un départ vacancier, c’était lundi, congé pour beaucoup, il me laissait l’accès libre de tous bouchons, je n’avais plus le choix, je devais avoir cette place pour Ce concert.
Une place seule pour un concert unique, je ne peux que trouver, le picotement me reprend, sans illusion mais avec beaucoup d’espoir, je la déniche, peu importe la zone, la rangée et le siège, il faudra mouver pour déguster. C’est caisse, en route Simone, on monte à la ville, rapidos trois petit tours, c’est parqué, papy est tranquille, deux places à droite et cinq devant, ceux qui m’ont vendu la place ne font pas dans la dentèle, ils ont craqué pour aller les voir à Lille, deux jours avant.
Pète, ouf ti, ça démarre, tu montes de zéro à cent en cinq secondes pour la première chanson de
Muse, tu les entends, tu les cherches, ils sont juste là, à hauteur des yeux sur le premier balcon, pas d’histoires, basket et T-shirt, sans forcer ni hurler, c’est des pros qui font valser tous nos principes de rigueur, de
Queen à
Sting, la base, ils font tout avec une caisse, une basse et une gratte, ça vole, ça glisse et ça surf, on fait pas d’histoire sur les reprises, les mioches ne connaissent pas et c’est du tout bon qui nous clouent sur places, médusé point besoin d’artifices Just good light qui suit le rythme, et moi qui me demande où je vis pour ne pas encore les avoir chifté. Je ne sais si j’y arriverai mais le jouer sans hurler, sans distorsion, juste la faire à la vibration et que ceux qui sont devant vous, vous suivent.
Chite, le témoin s’allume, la batterie s’amenuise, il faut lâcher, vrouf un jet de fumigène pour te rappeler qu’on lâche la pression et je m’en retourne dans mes rêves d’une plage où mon maître de musique m’en fait découvrir sa note, d’une phrase pour sortir toute une énergie préservée, écoute bien ça va chercher loin sans forcer, rien qu’une poigne de puissance interne.
A Georges et à tous ceux qui suivent ce chemin de l’inutile.
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