 | Liz Mc Comb 28 juin 2008- Station ALexandre - Marseille  Samedi 28 juin 2008, 21h30, parvis de la Station Alexandre, quartier du Canet.
Première surprise : la découverte de ce lieu original et singulier. Original car on se trouve ici dans les hangars d’une huilerie datant du siècle dernier. Une structure réhabilitée avec une intelligence architecturale indéniable !
Singulier également, car ce lieu .../...
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Samedi 28 juin 2008, 21h30, parvis de la Station Alexandre, quartier du Canet.
Première surprise : la découverte de ce lieu original et singulier. Original car on se trouve ici dans les hangars d’une huilerie datant du siècle dernier. Une structure réhabilitée avec une intelligence architecturale indéniable !
Singulier également, car ce lieu mélange des activités très diversifiées (médecins, coiffeur, restaurant, crèche, etc) tout en offrant une programmation artistique de grande qualité.
La preuve ce soir : pour clôturer sa saison, la Station Alexandre accueille « en toute intimité » Liz Mac Comb, une des plus grandes voix afro-américaines de ce siècle !! Une femme qui par le passé a assuré les 1ères parties de Ray Charles et James Brown. Et pourtant une femme simple et généreuse, qui commence son récital en serrant humblement la main des personnes assises au 1er rang, affichant pour seule ambition de parler au public présent « de cœur à cœur » …
Une promesse largement tenue : dès les premiers morceaux qu’elle assure seule au piano, on ressent toute la profondeur de sa voix. Et de sa foi. Car les deux sont indissociables : Liz Mac Comb est avant tout une chanteuse de gospel venue nous parler de religion. D’une voix tour à tour suave ou sauvage, protectrice ou menaçante, elle chante Dieu et le Diable.
Une interprétation instinctive, sans concession, qui prend plus d’éclat encore lorsque Liz Mac Comb est rejoint sur scène par 3 musiciens de talent à la basse, batterie et à l’orgue. Le Hall Gustave prend alors des airs sacrés d’église. Tantôt assise au piano, tantôt debout frappant le rythme avec un tambourin, Liz Mac Comb enchaîne les titres traditionnels comme Don’t Let The Devil Ride, Travelling Shoes, Silver and Gold ou Over My Head. Elle interpelle le public, réussissant presque à convertir une (infime) partie des fidèles … Les autres resteront malheureusement assez stoïques -mais pas insensibles, j’espère !- aux messages mystiques véhiculés par notre chère prêtresse.
Le gospel est certes au cœur de son répertoire, mais ce n’est pas le seul genre dans lequel Madame Mac Comb excelle ! Ce soir, son récital fait aussi la part belle à la soul, au blues, au jazz ainsi qu’aux « love songs ». Un récital qu’elle mène à l’instinct, comme le montre ce Son of a Preacher Man qu’elle fredonne en plaisantant avec son ami le révérend organiste … et qu’elle finira par interpréter dans son intégralité.
Avant de clôturer cette vibrante prestation par Remember me ou encore une magnifique reprise de l’Hymne à l’Amour d’Edith Piaf et un somptueux Motherless Child au moment du rappel
Une soirée intimiste, loin des paillettes et du show business. Avec pour maître mot l’authenticité. Authenticité des titres, de l’interprétation et surtout de la diva Liz Mac Comb, qui remerciera plusieurs fois ses musiciens ainsi que « madame Sylvie » sans qui elle ne serait pas là ce soir. Un immense merci à «Madame Sylvie» donc, pour ce moment intense et privilégié.
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 | Groupe Grenade 17 Mai 2008- Station Alexandre - Marseille 
Graines d’ados et de jeunes marseillais, le groupe de danse Grenade, fondée par Josette Baïz, révèle des amateurs au talent rempli d’énergie.
Sur des extraits musicaux de West Side Story, les artistes en herbe nous font revivre le drame de l’amour dans des envolées chorégraphiques passionnelles. Les clans se confrontent et se .../...
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Graines d’ados et de jeunes marseillais, le groupe de danse Grenade, fondée par Josette Baïz, révèle des amateurs au talent rempli d’énergie.
Sur des extraits musicaux de West Side Story, les artistes en herbe nous font revivre le drame de l’amour dans des envolées chorégraphiques passionnelles. Les clans se confrontent et se déchirent pendant que le spectateur captivé en redemande encore.
Au final la station Alexandre fut investie par un plaisir partagé bien mérité.
Photos de Carole Largaud Réagir à cette critique |
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