De façon à garder toute mon objectivité j’ai laissé passer quelques jours avant de poster cette chronique. En effet je me suis fait remonter les bretelles par l’équipe du Studio88 pour avoir publié des photos qu’ils n’avaient pas approuvées (et que j’ai donc enlevées). Mon seul soucis était de relater la soirée le plus précisément, mais ce n’est .../...
De façon à garder toute mon objectivité j’ai laissé passer quelques jours avant de poster cette chronique. En effet je me suis fait remonter les bretelles par l’équipe du Studio88 pour avoir publié des photos qu’ils n’avaient pas approuvées (et que j’ai donc enlevées). Mon seul soucis était de relater la soirée le plus précisément, mais ce n’est pas grave, il me reste les mots pour vous raconter la soirée.

En effet pour moi c’est une grande première. Plutôt habitué aux concerts « rock » au sens large cela fait plusieurs fois que j’essaie de m’intéresser à l’electro (la première fois j’avais failli aller voir
Laurent Garnier au
Cabaret Aléatoire, mais coincé à
Doun après le bon concert de
Jack the Ripper, j’étais arrivé trop tard. Récemment j’ai discuté avec Robin (très fan de ce genre) qui m’a dit que si il y a un artiste à voir c’est bien
Superpitcher ! Quelle chance le lendemain de mon retour sur Marseille il passe justement à l’une de ces soirées au Studio 88 dont je reçois la programmation depuis le début sans y être jamais allé. Je fais ma demande, ok pas de problèmes. Bien inspiré je demande à quelle heure cela va commencer vraiment (pas envie de revivre l’expérience du
Studio B avec
Oneida et
Black Dice). On me dit 1h-1h30 après le warm-up du DJ local (résident).

Du coup j’ai le temps d’aller a l’
Intermédiaire voir
Biocide, dont l’album
Narkosia le grand sommeil m’avait pas mal plu mais que je n’avais encore jamais vu. Vers minuit je quitte l’Intermédiaire et je retrouve Nico direction Aix. On trouve le
Studio88 sans aucune difficulté. Il s’agit en fait du
Club88, qui change de nom tous les vendredi soirs pour accueillir la crème des DJ mondiaux en collaboration avec
Grosso Modo. Le parking et gardé, les gens qui assure la sécu et qui nous guide sont très aimables. Ca commence bien. Le fait d’être sur la liste des invités nous permet de ne pas faire la queue, ce dont je ne me plains pas non plus. Je remarque déjà que le public est assez jeune. Il ne semble pas qu’il soit très différent de celui du
Club88. Mais je me trompe peut être, il faut avouer qu’en dehors du
Trolley Bus je n’ai quasiment jamais mis les pieds en boite.

En entrant je trouve un espace assez accueillant. Grand, hauteur de plafond, bar à droite en rentrant des banquettes et tables sur des sortent de restanques qui descendent jusque sur le dance-floor, lui au pied de la scène légèrement surélevée. Derrière cette petite scène deux escaliers qui montent sur les côté avec deux alcôves genre « VIP ». Lorsque nous entrons dans la salle celle si est pleine, les gens y fument (va falloir que je me réhabitue) mais ce n’est pas gênant car la salle est non seulement grande, mais aussi bien ventilée apparemment (un peu trop peut être pour les fumigènes qui projetés du plafond y restent et finissent dans les deux alcôves citées ci-dessus).

La salle est pleine et les gens dansent au son des mixes de
DJ Loac. Derrière lui défilent en boucle les logos des différents organisateurs, partenaires ou sponsors de la soirée et du lieu dont l’écusson
Kompakt du célèbre label allemand dont sont issus les deux stars de la soirée.

Peu avant 2h ils font leur apparition, papautent derrière la scène pendant une bonne demi heure, laissant ainsi a
Loac le soin de finir son set, puis c’est
Tobias Thomas qui enchaînera. Très honnêtement je ne verrai pas une différence énorme par rapport au précèdent. De la techno (minimaliste ?) qui fournit le beat nécessaire aux multiples corps qui ont envie de s’agiter de façon syncopée. Comme ce n’est pas tout à fait mon cas (certains vont se demander pourquoi je suis venu alors ? ben pour voir ce que c’est et surtout je me réserve pour
Superpitcher. Du coup j’ai eu tout le temps pour m’imprégner de l’ambiance, et de regarder autour de moi.

Les distractions ne manquaient pas … regarder les gens danser, voir passer les feux de bingale dans les seaux pour signaler lorsque quelqu’un commandait une bouteille de champagne (le feu, comme le seau étant proportionnel à la taille de la bouteille). Si j’ai eu le sentiment qu’une partie du public était là pour danser, une autre clairement pour poser, sinon pour faire des rencontres. J’ai pu me mettre au goût du jour niveau coupe de cheveux (la nuque longue revient en force) et au niveau vestimentaire. J’étais heureusement surpris de constater qu’il ne faisait aucune sélection a l’entrée mais j’ai quand même fini par apprendre que ma tenue tongs – pantacourt n’était pas du goût de la direction (pour être honnête j’ai réalisée trop tard pour les tongs et craignais qu’on ne m’empêche de rentrer).

Enfin autre truc qui m’a beaucoup surpris, la multitude de gens qui se presser pour poser devant l’objectif amusé du photographe attitré, vous savez ces photos genre « trop beau trop cool ». Bref a plusieurs reprises (4 ou 5) des filles surtout m’ont demandé pour quel site je prenais des photos et si je pouvais les prendre. J’ai du leur expliquer qu’avec l’objectif que j’avais (300) je n’arriverais jamais a faire de mise au point si près. Ouf ! Je les renvoyai donc vers mon collègue d’un soir.

Sinon en dehors des sponsors (un peu répétitifs à la longue) à noter la présence d’un cameraman mobile qui filmait la scène ou le public. Ses images projetées sur l’écran géant derrière la scène et sur les deux téléviseurs sur les cotés étaient du meilleur effet, et compensait l’absence de visuels que les deux DJs auraient pu amener avec eux. Au rayon distraction il y avait aussi deux danseuses courtement vêtues qui feront trois apparitions : sur chaque cote de la scène le long d’un poteau, sur les barrières d’un cote de la salle et pour finir dans une douche située derrière le bar. L’une des deux semblait plus a l’aise que l’autre et curieusement l’ensemble était très bon enfant. Elles n’interviendront que pendant le set de
Tobias Thomas.

A 04h06 (oui la je regardais souvent l’heure a ce moment la)
Aksel Schaufler aka
Superpitcher s’approche enfin de la scène, avec son écharpe caractéristique (et sa chemise pas mal ouverte car il fait quand même bon a l’intérieur. Il a l’air d’hésiter, se cale derrière la scène et puis … redisparaît pour ne revenir qu’une petite (mais qui parait longue) demi heure plus tard. Cette fois il s’empare des platines ; il est 04h30. Enfin ! Au début j’ai craint une nouvelle fois de ne pas sentir la différence mais très vite j’ai du me rendre a l’évidence, ce gars la a un petit quelque chose en plus qui fait toute la différence.

D’ailleurs dans le public pas mal de téléphones portables sont sortis à son arrivée pour prendre des photos. J’ai aussi cru déceler dans le public des gens un peu plus âgés qu’au début. Sur scène
Superpitcher qui 5 min avant me paraissait épuisé et/ou absent, est a fond dedans, ses doigts se baladent sur les platines, fouille dans ses disques, bidouillent les machines … régulièrement il écarte une de ses mèches qui lui tombe dans les yeux. Ca va vite, c’est captivant, il a une réelle présence sans avoir l’air de forcer ou d’en rajouter, et le son qui en sort est bon. Le descriptif annonçait un « maître en beats neo-romantiques » … je serais bien incapable de qualifier ses beats, mais je veux bien croire que c’est un maître en la matière.

Par contre nous ne resterons pas plus d’une grosse demi heure, car avec un décalage horaire tout frais et un rendez vous a la banque dans moins de 5h, je sens que le week-end va être dur … et en plus la il faut encore rentrer a Marseille ! Lorsque nous nous dirigeons vers la sortie, la sélection naturelle avait opérée et la salle s’était légèrement désemplie (mais restait tout de même bien pleine).

Quelle dommage qu’il n’ait pas commencé plus tôt et si je veux bien comprendre qu’on ne mette pas forcement le meilleur DJ au pic de fréquentation naturelle de la boite (2-3h ?) pourquoi ne pas le mettre plutôt en début de nuit plutôt qu’au petit matin ; le but étant de toute façon que la fête dure le plus longtemps possible, pourquoi ne pas la faire commencer plus tôt, plutôt que plus tard ? En tout cas je pense que je laisserai a Art Kraft le soin de vous raconter les prochaines soirées au Studio88 ; il s’y connaît bien plus que moi et doit être beaucoup plus résistant physiquement …

Site de
Kompakt :
http://www.kompakt-net.com/
Site du
Studio 88 :
http://www.studio88.tv ou vous trouverez aussi de jolies photos signées
Arnaud C.
Site de
Grosso Modo :
http://www.grossomodo.net
Ci dessous l'avis de
Qays, un habitué du genre, assez différent du mien comme vous le verrez :
" J'ai trouvé la performance de
Tobias Thomas super, ce type est un vrai DJ. Il ne fait pas partie de ceux qui parcourent le monde, se faisant payer des milliers d'euros, et ne sachant pas mixer 2 morceaux ensemble.
Ca faisait longtemps que je voulais le voir, et je n'ai vraiment pas été déçu.
Sa première heure de mix était très downtempo, vraiment dans son style, à l'image de ses 2 compilations mixées sur
Kompakt (
Für dich &
Smallville). Il mixait les morceaux à merveille, les gardant longtemps ensemble. Mais voyant que le public n'était pas très receptif , il a envoyé plus de grosses basses, plus de morceaux "dansant" :
The tunnel de
Richie Hawtin,
Transformation de
Reinhard Voigt,
Living it up d'
Ada,
Some polyphonie de
Petter. Bien que ces titres ne correspondaient pas tout à fait à son style, il mes mixait fabuleusement, et on sentait une constance tout au long de son mix, ce n'était pas un enchaînement de tubes sur tubes comme j'ai pu le ressentir pour
Superpitcher. A noter également que
Tobias à joué le magnifique dernier
Jurgen Paape,
Take that, sorti dérnièrement sur
Total 7.
La presatation de
Superpitcher ne m'a pas du tout marquée. Je trouve que ce n'est pas un vrai DJ. Bien que la selection de vynils était plutôt bonne, cela sonner comme un enchaînement de tubes. Quand il mixait 2 morceaux, il perdait très vite la synchronisation, il ne gardait pas les longtemps les morceaux ensemble. Et puis son mix n'avait pas vraiment d'âme, ses 2 heures 30 de mix ne formaient pas un "tout", il n'y avait pas vraiment d'évolution à mon goût.
J'avais nettement préfére sa première prestation au
Studio 88 en novembre dernier. "
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