Bref compte-rendu du concert de De Kift au Théâtre des Bouffes du Nord
C’est le plus bel acte de générosité dont je puisse être capable en ce moment. Je ne peux pas vous faire l’amour, aussi belle ou moche que vous soyez…par internet ce n’est guère possible, et je ne suis de toute façon pas encore équipé d’une webcam. Non ce que je peux .../...
Bref compte-rendu du concert de
De Kift au Théâtre des Bouffes du Nord
C’est le plus bel acte de générosité dont je puisse être capable en ce moment. Je ne peux pas vous faire l’amour, aussi belle ou moche que vous soyez…par internet ce n’est guère possible, et je ne suis de toute façon pas encore équipé d’une webcam. Non ce que je peux faire, c’est vous conseiller d’aller voir
De Kift en concert. Cette semaine, ils jouent à Rennes, Evreux et Tourcoing. Hier, lundi 28, il jouait à Paris à l’invitation du label
Mon Slip (des
Têtes Raides) qui a eu la très bonne idée de sortir le premier disque français de
De Kift.
De Kift (approximativement la jalousie) est un groupe hollandais qui a sorti son premier disque en 1989. A l’origine il s’agissait de quatre gars qui se la jouait punk rock, puis il y eut le départ d’un chanteur, la composition d’une bande-son pour un film -où
Ferry, l’actuel chanteur, incarnait un détective improbable- et de quatre ils devinrent huit musiciens avec des cuivres, des claviers, de l’accordéon et…toujours l’énergie du punk. Aujourd’hui le groupe propose un spectacle à la croisée du cabaret, de la fanfare et du théâtre. Les chansons ont souvent pour thème des gars perdus qui ont le ventre qui gargouille et dont la vie est partie en quenouille.
Ferry emprunte ses textes aux livres de la bibliothèque de son village. Il y a du
Borchert,
Rabelais,
O’Connor,
Byron mais tout ça mélangé, réarrangé et mis en scène avec beaucoup d’humour et de joie. Il est vraiment très difficile de ne pas sourire de bonheur devant ces types. D’habitude, ils chantent en néerlandais, mais comme ils sont en France pour quelques jours, ils ont fait l’effort de retraduire en français quelques unes de leurs chansons. Ils improvisent aussi quelques scénettes à destination des spectateurs.
Hier, c’était la quatrième fois que je les voyais et ce fut le même émerveillement que la première fois. Courez-y ! Je pense retourner les voir à Evreux ou Tourcoing. A ce moment, je vous donnerai un compte-rendu détaillé du spectacle. Mais si vous n’habitez pas loin de leur itinéraire de passage. N’attendez pas et n’hésitez pas à sacrifier une partie de scrabble ou une soirée télé. Je crois que vous me remercierez.
J'allais oublier, tout à mon émotion kiftienne. Ce lundi, il y avait
Jasmine. Elle joue de l'accordéon, elle chante, c'est beau et charmant quand elle fait des bulles ou fait un petit peu la folle.
Christian Olivier a lu un texte de
Samuel Beckett, une lampe frontale sur la tête et un projecteur dans la tronche. Bon... je me couche.
Réagir à cette critique