L’an dernier une triste rumeur courrait Grandaddy se serait séparé. Il en serait donc fini de ces ambiances lentes et langoureuses. Après enquête j’ai retrouvé les barbus de Modesto : ils se sont rasés, vivent désormais au bord de la Méditerranée, on pris l ‘accent marseillais et se cachent derrière le pseudonyme d’un ancien magicien de l’OM. Maintenant résident français, ils ont découvert les versaillais d’Air et leurs electros hypnotiques. Le résultat est saisissant, magique, envoûtant d’autant plus que les rythmiques du Velvet complètent le mélange. Rien a dire c’est beau on se plait à se lover dans cette ambiance triste qui nous rappelle que la mélancolie est bien le plaisir de la tristesse. A la fin du concert j’avais l’intime conviction d’avoir assisté aux prémices d’un groupe majeur qui va exploser et comptera dans l’histoire de la musique. Je parie que dans quelques années, je pourrais dire j’y étais, je les ai vus a leurs débuts.
La claque Kid Francescoli a forcement éclipsé les autres groupes au demeurant excellents qui partageaient l’affiche. Quaisoir se reproche du meilleur de Dominique A où des textes acérés, proches de la psychanalyse sont portés par une musique tantôt calme, tantôt énervée. Nicholson a lui aussi un univers étrange où des textes cyniques à la Gainsbourg rencontrent l’énergie des guitares saturées. Une affiche 100 % marseillaise qui casse les idées préconçues et prouve que dans les Bouches du Rhône il n’y a pas que du rap.