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Didier Super en ″concert″ sans musique. Un concert sans musique, c’est comme un concert sauf que tu danses pas, t’es assis, tu la fermes et tu rigoles si jamais c’est marrant." Un petit tour sur le site officiel et on était prévenu. De toute façon,
Didier Super en concert, c’est plus un spectacle qu’un concert, mais je ne savais pas pour autant à quoi m’attendre. Connaissant le personnage, tout était possible.
Le petit théâtre d’une centaine de places recevait le belge
Daniel Hélin pour ouvrir la soirée. Chanson humoristique, un ton incisif et poétique sans en avoir l’air, et une toile de fond qui pose les bases pour accueillir
Didier Super.
Et le reste de la soirée à mourir de rire. Sans trop vouloir en dévoiler, juste assez pour donner envie à ceux qui liraient,
Didier Super, c’est ce mec en pull en lycra trop court, lunettes et bedaine de sortie, qui se moque de tout, de tout le monde, surtout de ce qu’il ne faut pas, et ne manque pas d’y inclure son public. Second degré indispensable, voire troisième ou peut-être même centième. Entre des titres comme A bas les gens qui bossent, Prendre un gros con par la main, Avortine, La mort, Y’en a des biens (un tube, joué en playback comme il se doit), et seulement accompagné par ce qu’il reste de sa guitare, tout le monde en prend pour son grade : la gauche, la droite, les enfants, les vieux, les gens qui bossent, les chômeurs, les étudiants, les juifs, les arabes, les noirs, les américains, les pauvres, les clochards, les milliardaires, les filles, les mecs, ...
Didier Super ne se pose aucune limite ni aucun thème tabou. Et n’hésite pas non plus à pousser toujours plus loin dans l’interaction avec le public : gentille imitation du Johnny national, attaques improvisées de quelques spectateurs heureusement soumis à sa cause, tendre humiliation d’une jeune fille invitée sur la scène, et jeu de scène avec divers accessoires, du préservatif trouvé dans la rue au jeté de clopes final. De quoi choquer certaines personnes non averties, mais surtout de quoi ravir à souhait la centaine de personnes présentes ce soir-là.
Histoire de finir sur une énième note d’improvisation, le rappel se termine à plus de minuit dans le jardin du théâtre, sans pitié pour les voisins.
Je laisserais à
Didier Super lui-même le plaisir de la conclusion :
"Je ne suis pas vulgaire... je suis grossier. Et si vous n’aimez pas mon humour, c’est que vous avez mauvais goût."
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